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Le Pays du Dauphin Vert
Goudge Elizabeth ; Ouvrard Maxime
PHEBUS
29,40 €
Épuisé
EAN :9782752900036
Remise au jour ? après une très longue absence ? du chef-d'oeuvre d'Elizabeth Goudge (disons chef-d'oeuvre ex-aequo avec L'Arche dans la tempête), qui fut juste après la Seconde Guerre mondiale (1945) un best-seller du genre le moins attendu. Sur un canevas « impossible », qui se révèle à l'usage plein de ressources, une méditation ? de 900 pages! ? d'une assez sidérante liberté sur la vérité et les mensonges de ce qu'on appelle l'amour. Nous sommes au XIXe siècle dans une bourgade des îles Anglo-Normandes. La famille du jeune William emménage rue du Dauphin Vert. Un coup de vent, un chapeau fleuri qui atterrit dans le couloir de la maison. Puis apparaît l'aimable propriétaire du chapeau, une petite voisine jolie et souriante qui répond au prénom de Marguerite, suivie par sa soeur Marianne, à la beauté moins évidente, silencieuse et grave. Les demoiselles Le Patourel. Les trois adolescents deviennent amis, et même un peu plus. On rêve, on rit, on pleure (à peine), et l'on se moque de ce benêt de William qui, malgré sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s'empêcher de mélanger les prénoms des deux soeurs. Un détail idiot qui va bouleverser le cours de trois existences? Parti voir du pays, William se retrouve en Nouvelle-Zélande établi comme colon, et toujours épris de son amoureuse d'hier. Prenant un jour son courage à deux mains, il écrit aux parents Le Patourel pour leur demander la permission d'autoriser Marguerite à le rejoindre: il est prêt à l'épouser. Quelques mois plus tard, il a la surprise de sa vie: c'est Marianne qui débarque du bateau? Se serait-il trompé de prénom dans sa lettre?? Montrer sa déception? Il ne peut: ce serait tuer cette pauvre Marianne, déjà toute à son bonheur. Mais peuton sérieusement bâtir un bonheur sur un tel quiproquo? William en prend le risque. Ce que fait Miss Goudge à partir là relève, qu'on se rassure, du très grand art.
Nous sommes au XIIe siècle dans une bourgade des îles Anglo-Normandes. La famille du jeune William emménage rue du Dauphin Vert. L'adolescent se lie à ses deux voisines, la jolie et souriante Marguerite, et la grave Marianne, plus ingrate. On rêve, on rit, on pleure ; et l'on se moque de ce benêt de William qui, malgré sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s'empêcher de mélanger les prénoms des deux s?urs. Un détail idiot qui va bouleverser le cours de trois existences... William s'établit comme colon en Nouvelle-Zélande, toujours épris de son amoureuse d'hier. Prenant un jour son courage à deux mains, il demande par lettre la main de Marguerite. Quelques mois plus tard, il a la surprise de sa vie : c'est Marianne qui débarque du bateau...
Cette auberge était une maison ancienne, assez vaste, avec d'épaisses murailles blanchies à la chaux et une toiture cabossée, fortement inclinée, en tuiles couleur d'ambre. Elle ressemblait à une robuste forteresse, accueillante et profondément vivante, avec une lourde porte en chêne. En la découvrant, aucun des membres de la famille n'osait bouger : cette demeure les avait ensorcelés. C'était trop beau pour être vrai, comme une vision qui menace de s'évanouir au moindre mouvement. Dans la famille Eliot, c'est Lucilla, la douce grand-mère, en réalité à la main de fer, qui dirige son "clan" depuis sa belle maison au fond de la campagne anglaise. Inquiète pour son petit-fils préféré, David, devenu un comédien célèbre, qu'elle sait épris de sa ravissante jeune tante par alliance, elle va tout faire pour lui trouver l'épouse idéale. Mais la timide Sally - un des plus attachants personnages d'Elizabeth Goudge - saura-t-elle s'imposer face à l'éblouissante Nadine ? Or, c'est en réalité la très ancienne auberge qui accueillait autrefois les pèlerins, et que son mari vient d'acheter, qui va séduire Nadine - et nous avec elle - et devenir le coeur de ce merveilleux roman.
Dans une petite chambre éclairée par la lueur dansante du feu, les rideaux de perse fleurie étaient tirés contre la fraîcheur du soir. Avec son lit à colonnes, sa coiffeuse enjuponnée de ruches, sa commode galbée et les gravures anciennes aux murs, cette pièce était une véritable oasis de paix dans ce monde tourmenté. Lucilla était adossée à ses oreillers ; une mantille de dentelle recouvrait ses beaux cheveux blancs. Les enfants, blottis près de la cheminée, semblaient eux aussi enfermés dans une sécurité inviolable. Comme presque toujours, chez Elizabeth Goudge, il y a une maison au centre du roman, une maison protectrice, un foyer dont les murs épais, anciens, solides, abritent une famille. Chez les Eliot, c'est Lucilla, la grand-mère, qui tient les rênes, veille au bien-être de chacun - mais aussi au respect des règles de la morale, même si autrefois, elle avait bien failli les bafouer elle-même... Aujourd'hui, dans une atmosphère en apparence apaisée, on va aimer voir s'agiter, grandir, s'épanouir tous les membres de cette attachante famille - même si certains orages grondent encore dans le lointain...
Ce livre est sans doute l'un des meilleurs portiques pour accéder à l'?uvre, un temps oubliée, d'Elizabeth Goudge (1900-1984), dont les romans (L'Arche dans la tempête, Le Pays du Dauphin Vert) connurent juste avant et juste après la guerre un extraordinaire succès - et que la critique salua comme une nouvelle Emily Brontë. Au-dessus du petit port de Torquay, dans l'Ouest de l'Angleterre, la Colline aux Gentianes et son antique chapelle semblent monter la garde à la lisière de deux mondes : poste-frontière entre l'Ici et l'Ailleurs. De là-haut, pour peu qu'on n'ait pas froid aux yeux, l'on découvre ce que promet demain : une navigation parmi les écueils. C'est ce qu'a tôt compris Zachary, déserteur de quinze ans qui ne supporte pas la vie à bord (nous sommes à l'heure des guerres napoléoniennes) et qui cherche dans un trou perdu de la plus banale campagne à oublier sa peur - et à se faire oublier. Mais le passé s'arrange toujours pour vous rattraper par la manche. Le garçon rencontrera sur son chemin la petite Stella, une gamine encore mais qui en fascine plus d'un. Stella non plus n'est pas d'ici. Adoptée par des paysans, elle a toujours eu le sentiment d'avoir habité en rêve un autre pays. La vraie vie, nous est-il suggéré à mi-voix, est forcément ailleurs : un ailleurs que les âmes en rupture de ban - déserteurs, naufragés, enfants sans père ni mère - ont pour mission de découvrir, au besoin en s'y cassant les dents. Du rêve considéré comme une école d'existence.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).