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Maurice Ravel. Le jardin féerique
Goubault Christian
MINERVE
24,90 €
Épuisé
EAN :9782869311091
Cet ouvrage propose une évaluation de l'?uvre complète de Maurice Ravel (1875-1937). Il met notamment l'accent sur la modernité d'une musique limpide et raffinée, classique d'esprit et typiquement française, dont la vogue est toujours populaire et universelle. De nombreuses analyses, des regards croisés, une centaine d'exemples commentés, des études sur le style, l'harmonie, la mélodie et l'orchestre ainsi que sur les événements majeurs de la vie de Ravel permettent de saisir la profonde unité d'un art unique, parfait et équilibré malgré sa diversité. Car le compositeur n'a cessé d'emprunter des chemins de traverse, n'hésitant pas à se remettre en question dans le cadre de la tonalité, à créer "contre ses succès acquis", condensant sa pensée, clarifiant son style. L'écriture de Daphnis et Chloé n'est pas celle de la Sonate pour violon et violoncelle, des Chansons madécasses ou de L'Heure espagnole. L'illusion et le pastiche d'une part, le goût du défi et de la répétition d'autre part, apparaissent comme les caractéristiques essentielles de son esthétique. Aussi le Boléro demeure-t-il l'?uvre emblématique de Ravel. Evoluant en un crescendo de timbres instrumentaux au sein d'une architecture d'acier, son rythme obstiné et sa mélopée obsessionnelle mènent inexorablement à la résolution d'une énigme. Mais laquelle? Le musicien tente de se dissimuler derrière des masques et un jeu de miroirs, qui livrent peu à peu les mystères d'un monde féerique proche de celui de l'enfance.
Les cinquante années qui s'écoulent entre 1880 et 1930 présentent l'image d'une époque en effervescence où tout se désagrège et se reconstruit à la fois. Sans faire table rase du passé, la musique participe à ce mouvement et emprunte des voies novatrices remettant en question le devenir de cet art. Athématisme, atonalité, mélodie de timbres, micro-intervalles, polytonalité, Sprechgesang, variation continue, Zwölftonmusik sont quelques-unes des notions étudiées ici, qui ont contribué à l'élargissement du langage musical en conquérant des territoires insoupçonnés. Debussy envisage un changement de nature de la musique et accorde la primauté à la substance sonore. Confronté à la dilution de la tonalité, Schoenberg est conduit à employer un système à douze sons et à attribuer au timbre une valeur essentielle, tandis que Stravinskv met l'accent sur le rythme, avant de s'approprier des formes et des styles anciens. Ce Vocabulaire définit également les principaux courants esthétiques (impressionnisme, symbolisme, expressionnisme, vérisme...) qui témoignent d'une évolution de la société et d'une nouvelle perception engageant la musique sur le chemin de la modernité.
Bouissou Sylvie ; Goubault Christian ; Bosseur Jea
Résumé : A travers cet ouvrage, se raconte l'histoire du long fleuve " non tranquille " qu'est la notation musicale et se discutent les enjeux de sa stabilisation, de sa remise en cause et de la naissance de nouveaux principes de transcription. Les auteurs ont interrogé les sources pour comprendre comment la " notation moderne " a dû se construire parallèlement à la survivance de l'écriture proportionnelle de la Renaissance, des tablatures et d'autres conventions archaïsantes ; comment, au-delà de la nécessité d'un " universalisme " rassurant qui émerge vers 1750 et perdure sur une large partie du XIX siècle, elle est restée attentive à une identité nationale culturelle ; comment, pour répondre aux exigences des nouvelles formes d'expression du XXe siècle, se sont développés d'autres procédés de notation faisant appel au graphisme et au verbe, parfois dans une optique raisonnable et constructive, parfois dans un esprit, contestataire peu propice à la pérennisation. L'individualisme des courants, leurs contradictions internes, la subtilité des conventions supposées connues et dénaturées n'ont pas notre démarche. Mais la simplicité ne sied pas à l'histoire de la notation musicale, qui n'est rien moins que le miraculeux résultat d'une codification à vocation " universelle " des formes d'expression les plus diverses de la; pensée musicale, en somme une sotte d'utopie dont la survie dépend d'une sagesse consensuelle.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.