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Histoire de l'instrumentation et de l'orchestration. Du baroque à l'électronique
Goubault Christian
MINERVE
37,00 €
Épuisé
EAN :9782869311732
Publié pour la première fois en 2009, cet ouvrage reste une référence. De fait, les études sur l'instrumentation et l'orchestration sont rares. Et c'est d'autant plus vrai pour l'époque contemporaine, en raison du foisonnement et de l'hétérogénéité des oeuvres musicales. L'art du choix des instruments (l'instrumentation) et de leur combinaison pour créer un "timbre" particulier (l'orchestration) est une préoccupation fondamentale dans la musique savante occidentale depuis l'ère baroque, avec notamment les grandes formations conçues par Monteverdi. Il atteindra un point culminant avec les orchestres géants de Berlioz puis de Wagner. Plus près de nous, les oeuvres musicales de Ligeti, Stockhausen, Boulez, et les compositeurs récents en font largement usage. Dans le présent ouvrage, l'auteur retrace toutes les grandes évolutions de la pratique de l'orchestration, depuis la fin de la Renaissance jusqu'à nos jours. Il décrit les différentes formations et les genres musicaux auxquels elles ont donné naissance (concerto, symphonie...). Il passe en revue les instruments apparus dans les orchestres à partir de la seconde moitié du XIXe siècle (vibraphone, ondes Martenot...). Il examine les arrangements et les réorchestrations effectués par les compositeurs modernes à partir d'oeuvres anciennes. Deux chapitres portent sur le XXe siècle, avec, pour la période récente, un examen des procédés utilisés par les oeuvres électroniques et mixtes. Enfin, un chapitre est consacré à l'analyse détaillée d'un choix d'oeuvres majeures, de Bach à Stravinsky. Ce livre constitue une véritable mine d'informations et d'analyses. C'est dire son utilité pour tous les musiciens et mélomanes, et sa place véritablement originale dans l'ensemble des publications musicales actuelles.
Résumé : Renouvelant le concept même de la musique - comme Mallarmé et Cézanne réinventent la poésie et la peinture -, Claude Debussy occupe une place sans égale dans son temps, à la jonction des XIXe et XXe siècles. Face à la musique trop apprise, aux formes figées et imposées, à la syntaxe sclérosée, il prône le jeu, la musique instinctive, le naturel et la liberté, la primauté de la sensibilité et de l'oreille sur la vaine spéculation d'une musique " pour le papier ". Ce livre s'efforce de présenter le musicien français comme un être entièrement habité par la musique. Pour ce faire, il interpénètre éléments biographiques, esthétiques et techniques, a recours à de nombreuses analyses et à près d'une centaine d'exemples et de schémas permettant de sonder les formes et structures debussystes, la polychromie des timbres, la densité de la texture, les résonances, les reliefs et les volumes du langage pianistique, vocal et orchestral. A travers Debussy et son ?uvre se pose le problème crucial de la création artistique chez un compositeur confronté au poids des conventions, au désir obsessionnel de se renouveler, voire de se désengager de sa propre musique. L'impressionnante nouveauté et les nuances subtiles du style debussyste ne seront véritablement dégagées qu'au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Le changement du " devenir " musical imposera alors sa marque à plusieurs générations de compositeurs, d'Olivier Messiaen à Pierre Boulez, de Maurice Ohana à Toru Takemitsu.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.
Bouissou Sylvie ; Goubault Christian ; Bosseur Jea
Résumé : A travers cet ouvrage, se raconte l'histoire du long fleuve " non tranquille " qu'est la notation musicale et se discutent les enjeux de sa stabilisation, de sa remise en cause et de la naissance de nouveaux principes de transcription. Les auteurs ont interrogé les sources pour comprendre comment la " notation moderne " a dû se construire parallèlement à la survivance de l'écriture proportionnelle de la Renaissance, des tablatures et d'autres conventions archaïsantes ; comment, au-delà de la nécessité d'un " universalisme " rassurant qui émerge vers 1750 et perdure sur une large partie du XIX siècle, elle est restée attentive à une identité nationale culturelle ; comment, pour répondre aux exigences des nouvelles formes d'expression du XXe siècle, se sont développés d'autres procédés de notation faisant appel au graphisme et au verbe, parfois dans une optique raisonnable et constructive, parfois dans un esprit, contestataire peu propice à la pérennisation. L'individualisme des courants, leurs contradictions internes, la subtilité des conventions supposées connues et dénaturées n'ont pas notre démarche. Mais la simplicité ne sied pas à l'histoire de la notation musicale, qui n'est rien moins que le miraculeux résultat d'une codification à vocation " universelle " des formes d'expression les plus diverses de la; pensée musicale, en somme une sotte d'utopie dont la survie dépend d'une sagesse consensuelle.
En raison de son ampleur, de sa production pléthorique de textes érudits et de son formidable développement musical (Monteverdi, Purcell, Lully, Vivaldi, Bach, Haendel, Rameau...), l'âge baroque utilise une lexicographie particulièrement mouvante qui reflète l'évolution accidentée de ses formes, de son langage et de ses instruments. À partir des traités de l'époque, du corpus musical et des recherches actuelles en musicologie, l'auteur a tenté de résumer l'essentiel. À l'instar de toutes les révolutions culturelles, la musique baroque a pris le contre-pied de son modèle, la musique de la Renaissance, en adoptant des principes esthétiques nouveaux, comme le récitatif, la basse continue ou le style concertant, et en créant des formes majeures, comme l'opéra, l'oratorio, la cantate, la sonate, le concerto grosso et le concerto de soliste. En même temps qu'une incitation à la découverte d'une période étonnamment riche de l'histoire de la musique, ce vocabulaire se veut une réponse concise aux questions que peuvent se poser le musicien, l'étudiant et le mélomane.