Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le "nous" guadeloupéen. Entre culture et race
Gordien Ary
EHESS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782713234385
Dire "nous" après l'esclavage et la colonisation "La Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n'est pas à eux, nous ne les laisserons pas faire ce qu'ils veulent dans notre pays". Lors de la grève qui a paralysé la Guadeloupe début 2009, cet hymne faisait office de cri de ralliement pour le collectif contre la "profitation" (LKP). Mais que recouvre le "nous" dans ce slogan et au-delà ? Com-ment peut-on faire communauté, penser un avenir commun sur un territoire insulaire transformé par l'histoire de la colo-nisation, de l'esclavage, de l'installation massive de travailleurs engagés, notamment indiens, et encore fortement marqué par la domination économique de descendants de colons ? En enquêtant sur les manières dont se définissent les habitants de la Guadeloupe, Ary Gordien met en lumière des systèmes de représentation divers, souvent conflictuels, qui ont résulté de l'histoire de la colonisation et de l'exploitation mais aussi des luttes pour l'émancipation.
(extrait de la préface d'Alain Mabanckou) Moon Walker est un véritable tournant dans le parcours de l'auteure et se présente à la fois comme une quête des origines et un inventaire des fêlures de notre présent. Née d'une mère française métropolitaine et d'un père Guadeloupéen. Marie-Christine Gordien revisite en petites touches l'Histoire, en particulier celle du continent noir, et la dédicace à son aïeul né au Bénin au XIXe siècle, déporté en Guadeloupe lors de la traite négrière est un des indices qui retient d'emblée l'attention. L'évocation du "Soldat inconnu" nous rappelle combien l'ingratitude a fini par ensevelir pour de bon toutes ces belles âmes regroupées sous un label banal et abstrait. "Rien qu'une statue / Pour des noms sans significations", dit la poétesse.
Philippe Gordien présente et analyse une trentaine d'uvres du compositeur français Emile Goué (1904-1946) : d'un grand intérêt musicologique, ces textes sont également le témoignage d'un musicien proche du compositeur au moment de l'acte créateur. Au fil des pages, les caractéristiques de cette musique originale se révèlent : tonalité élargie allant jusqu'à la polytonalité, variation décorative, monothématisme, simultanéité chromatique, superposition de rythmes binaire/ternaire… Basée sur une technique solide, lourde de sens musical et dramatique, la musique de Goué est avant tout l'expression d'une vie intérieure intense. Ces analyses sont complétées par plus de 300 notes de bas de page approfondissant les propositions de Gordien ou renvoyant aux écrits du compositeur, faisant de cet ouvrage une référence pour pénétrer et comprendre l'univers gouéen.
Résumé : Les pratiques d'accompagnement et de soutien par les pairs concernent les individus décidés à faire face aux épreuves et à se prendre en main, avec le soutien de leurs pairs. Aujourd'hui en France, elles connaissent un nouvel élan. Fondées sur l'échange et la coconstruction de savoirs originaux, issus de l'expérience du handicap, de la maladie ou des troubles de la santé mentale, elles offrent des solutions aux problèmes du point de vue des personnes concernées. Compte tenu de l'augmentation du nombre d'individus amenés à connaître la dépendance et la perte d'autonomie en raison de leur âge ou de leur santé, ces savoirs sont une contribution importante à notre société. C'est la première fois qu'une étude est publiée sur ce sujet. Elle intéressera les professionnels de la santé, du social et de l'accompagnement, et, plus largement, toutes les personnes en situation de handicap et leur entourage.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?