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Le gauchisme origines et perspectives
Gombin Richard
SPARTACUS
13,00 €
Épuisé
EAN :9791094106334
Mai 68 n'a pas été qu'un moment d'affrontements, d'expression d'un rejet de la société telle qu'elle était. Les événements de Mai ont marqué le début d'une période de remises en cause profondes touchant tous les domaines de la société, exprimant des aspirations auxquelles des thèses alors connues que de très petits cercles avaient voulu analyser et formaliser. Ce sont à ces thèses qu'en 1971 Richard Gombin donne le nom de gauchisme, qu'il oppose au léninisme des groupes se réclamant de Trotsky ou de Mao Ze Dong. Ce gauchisme, qui annonçait la mort du marxisme-léninisme et le déclin de l'influence du Parti, communiste, c'est un ensemble de conceptions de la société et de sa transformation qui aujourd'hui encore peuvent éclairer le chemin qui permettra à notre société de sortir des difficultés profondes dans lesquelles elle se débat.
A l'approche de la cinquantaine, l'usure du temps a altéré les relations amoureuses du couple que forment Henri et Juliette. Leur fille Catherine est fiancée à Julien, jeune-homme d'origine modeste, bien perçu par Henri, mais beaucoup moins par son épouse. Juliette a, de notoriété publique, pris pour amant Georges, le plus proche collaborateur de son mari, lequel rêve dorénavant d'aventure avec Catherine. Chaque personnage poursuit ses fantasmes, prêtant aux autres les sentiments qu'il en espère, mais qui sont souvent très éloignés de la réalité. Tout le monde conjugue au conditionnel, mais n'est-ce pas un leurre ? La vraie vie ne se conjugue-t-elle uniquement à l'indicatif ?
Lorsque, par nécessité, il débarrasse le pavillon qu'occupait sa mère récemment décédée, Lilian découvre dans le grenier des coupures de journaux de l'année 1981. On y évoque l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, mais aussi la mystérieuse disparition d'une lycéenne de seize ans : Mélanie Lambert. Journaliste, récemment sorti de l'école de formation de Lille, le jeune homme se passionne pour ce fait divers dont il va tenter, vingt-cinq ans après, de percer le mystère : une enquête qui lui réservera bien des surprises.
Cet ouvrage fait un état des lieux du rôle des émotions dans les apprentissages, notamment scolaires. Les émotions sont envisagées selon deux angles : les émotions véhiculées par le matériel d'apprentissage et celles ressenties par l'apprenant. Leur influence peut être multiple et évolutive, et se manifeste à la fois dans les mécanismes cognitifs sous-jacents aux apprentissages (attention, mémoire...) et dans les apprentissages scolaires (lecture, orthographe, sciences...). L'ouvrage décrit comment les différentes sources des émotions ont été explorées dans le contexte des apprentissages. Des suggestions sur la manière de les prendre en considération sont proposées pour adapter au mieux la pédagogie.
Publié à l'occasion de l'exposition "Valentino, Thèmes et variations" aux Arts Décoratifs à Paris, cet ouvrage constitue un vibrant hommage à l'incroyable carrière du couturier. Il est dédié aux créations de haute couture de Valentino et met en lumière ses réalisations majeures et les thèmes récurrents de son oeuvre: variations sur les thèmes du volume, des lignes, des textures, des motifs géométriques et floraux. Des photographies inédites de la présentation de sa dernière collection et des coulisses du défilé dévoilent pour la première fois au lecteur l'univers secret de Valentino. Pamela Golbin, commissaire de l'exposition, offre une étude critique approfondie de la contribution de Valentino à la haute couture française et de son statut d'icône artistique et culturelle en Italie et à travers le monde, faisant de ce livre un ouvrage de référence pour les années à venir. Biographie de l'auteur Pamela Golbin est conservateur en chef, chargé des collections contemporaines de mode et textile aux Arts Décoratifs à Paris. Elle a organisé des nombreuses expositions dont "Balenciaga Paris", la première rétrospective du couturier à Paris. Elle est l'auteur de Créateurs de mode (1999), livre de référence sur l'histoire de la mode depuis la Seconde Guerre mondiale, et de Balenciaga Paris (2006). Le nom de Valentino rime avec haute couture depuis près de cinquante ans. Installée à Rome, Valentino est la première maison italienne à être reconnue internationalement, dépassant ainsi les frontières pour faire avancer l'universalité de la mode. Ses modèles convoités par la jeunesse hollywoodienne ont également su séduire la haute société dans le monde entier.
A l'Est, les dissidents d'autrefois sont devenus les décideurs d'aujourd'hui et de demain. A l'Ouest, les intellectuels antitotalitaires ont mis au point une critique à géométrie variable : en concentrant leur tir sur le Tout-Etat et le bolchevisme, ils ont laissé le champ libre au Tout-Capital et enterré l'idée même de révolution sociale sous les ruines du marxisme-léninisme. Leurs mensonges réconfortants sur la démocratie réellement existante et les droits de l'homme se sont substitués au mensonge déconcertant du communisme prétendument réalisé. L'anticommunisme - non plus l'anti-soviétisme, ou l'anti-parti communiste, celui-ci étant en coma dépassé - a changé de sens : il n'est plus tourné vers l'ennemi extérieur, mais vers l'ennemi intérieur, ces dissidents du monde occidental qui n'ont jamais dissocié la critique du capital de celle de l'Etat.
Curés rouges" : cette expression a été inventée plus d'un siècle après la Révolution française pour désigner des prêtres qui prenaient parti aux côtés des couches les plus pauvres de la société. Dans la France de la fin du 18e siècle, les curés, ces moellons d'un des piliers de l'édifice féodal, adoptèrent des positions très variées. Maurice Dommanget s'intéresse ici à deux d'entre eux qui, dans les intenses luttes de classes de la Révolution, se sont placés dans le camp des opprimés et des affamés. Pierre Dolivier, curé d'un village de la région d'Etampes, prend part aux débats sur l'organisation politique et le régime de la propriété. Dans l'un de ses textes les plus importants, l'Essai sur la justice primitive (1793), il y défend les principes de la propriété communale des terres et de leur attribution égalitaire entre les paysans, à une époque où une telle attaque contre la propriété privée pouvait être punie de mort. C'est à Paris qu'un autre curé, Jacques Roux, membre d'une des sections de citoyens les plus importantes par le nombre, mènera en 1792 et 1793 l'action contre la hausse des prix des subsistances et ceux qui en profitent. A la Commune, lors des débats sur la nouvelle constitution, il cherchera à y faire inclure des restrictions à la liberté du commerce lorsque celle-ci aboutit au monopole et à la spéculation sur les produits de première nécessité. Robespierre qualifia d' "incendiaire" le fond de la pétition qu'il présenta à la Convention, et assimila son auteur aux étrangers ennemis de la Révolution. Jacques Roux n'en persista pas moins dans ses attaques, et, durant l'été, dénonça l'action néfaste des administrations marchandes, ces services qui avaient pour tâche d'acheter le blé et de le vendre aux boulangers. On l'arrêta en septembre 1793 et il se suicida en janvier 1794.
Il y a maintenant plus de trente ans que la contraception est libre en France. Moins longtemps pour l'avortement, qui conserve des adversaires acharnés. On en viendrait à oublier qu'au cours du demi-siècle précédent les partisans du contrôle des naissances ont été fréquemment emprisonnés. Cette répression était d'autant plus dure que ces militants faisaient de la limitation volontaire des naissances une arme contre la misère et l'exploitation, le militarisme et la guerre. Née en 1890, Jeanne Humbert est entraînée par sa mère, qui abandonna son mari et ses autres enfants pour vivre avec un militant anarchiste. Sa longue vie a été celle de cent combats : pour l'anarchisme, la limitation volontaire des naissances, la liberté sexuelle, le pacifisme... En 1909, elle devient la collaboratrice d'Etienne Humbert, dont elle sera l'une des compagnes, puis l'épouse. Aux côtés de grandes figures de l'anarchisme, des féministes radicales et de nombreuses personnalités rebelles, elle mène le combat des néo-malthusiens de Génération consciente pour la liberté de la contraception et de l'avortement. Comme à Eugène Humbert, ce combat lui vaudra procès et séjours en prison, car la République voulait des enfants, toujours plus d'enfants, pour en faire des ouvriers et des soldats ! La loi de 1920 livra les néo-malthusiens à leurs ennemis : moralistes cléricaux, laïques ou rouges, populationnistes, nationalistes... sans parvenir à les faire céder ni, d'ailleurs, à freiner la baisse de la natalité. Aujourd'hui encore, en France, la propagande pour la limitation des naissances reste interdite par la loi. Jeanne Humbert n'abandonna jamais le combat libertaire, rejoignant par exemple May Picqueray lorsque celle-ci fonda Le Réfractaire en 1974 pour poursuivre l'action de Louis Lecoin. Un combat, comme sa vie nous le rappelle, qui vise à libérer femmes et hommes de l'empire de la nécessité et de la tutelle des puissants.
Il s'agit là de la première critique d'ensemble du régime bolchevik d'un point de vue anarchiste, parue en Allemagne en 1921 sous le titre La faillite du communisme d'Etat russe. Rudolf Rocker, militant anarcho-syndicaliste, avait au cours d'une longue période d'exil à Londres participé aux combats des ouvriers de la confection contre l'exploitation ; rentré en Allemagne en 1918, il avait oeuvré au regroupement des militants anarcho-syndicalistes. Dans ce livre, il montre comment, devenus maîtres des soviets qui étaient nés de l'action spontanée des masses, les bolcheviks, après s'être emparés des pouvoir étatiques, en ont usé pour tenter d'intégrer à l'appareil d'Etat toutes les autres tendances révolutionnaires, ainsi que pour diffamer, calomnier, éliminer et massacrer quiconque refusait de se soumettre. S'appuyant sur des témoignages de première main, il dénonce les méthodes des bolcheviks qui ont, par exemple, cyniquement trahi le pacte conclu avec les troupes de Makhno, aggravé la famine qui sévissait déjà en détruisant les communes et les coopératives paysannes pour bâtir un Etat tout-puissant, prétendument socialiste, instrument d'une nouvelle forme de l'esclavage salarié.