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Un corps dérisoire Tome 1 : L'empan
Goldschmidt Georges-Arthur ; Roche Roger-Yves
PU LYON
12,00 €
Épuisé
EAN :9782729708375
L'allemand-Français, juif-chrétien, héros lamentable de cette histoire, pervers léger, cervelle enfiévrée et ridicule, vit au frais de la princesse dans un orphelinat de banlieue. A vingt ans passés, " vierge mais non pas chaste, Jean-Jacques Rousseau à la manque, il ne rêve que d'être corrigé au fouet et d'accéder aux gloires archéologiques ou universitaires. Ce mélange de prétention et de naïveté, de vie et d'ingénuité le voue à toutes sortes d'aventures plus risibles et cocasses les unes que les autres. Bien malgré lui, le personnage adolescent de ce roman est l'incarnation de la contestation : il est à ce point dérisoire qu'il dégrade et compromet tout ce qui l'entoure. On éprouve en présence de cet indiscret encombrant une gêne profonde : il est l'inavouable, la honte secrète brandie à tous les vents et on sort de là avec l'envie de le prendre à bras-le-corps et de faire passer un mauvais quart d'heure à ce Don Quichotte à l'âme courte.
Georges-Arthur Goldschmidt propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de la langue allemande. I affirme que la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne, l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants.Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis.La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toutes parts mais il plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait.Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une éfficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions.Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé majeur
Dans ce nouveau livre qui fait suite à Quand Freud voit la mer, Georges Arthur Goldschmidt poursuit son travail de description de la langue allemande dans sa relation avec la mise en place de la psychanalyse. La découverte de Freud a-t-elle été orientée par la structure grammaticale de l'allemand, qui veut qu'on garde toujours le meilleur pour la fin ? S'il est, en effet, souvent malaisé, voire impossible de traduire tout ce qu'une langue dit, du moins peut-on tenter d'en restituer le déroulement et l'usage. Or Freud, comme s'il en avait déjà perçu les signes avant-coureurs, élabore la psychanalyse au moment même de la montée de la barbarie nazie qui souillera et dégradera la langue allemande jusqu'au plus intime. La "purification linguistique" l'une des grandes obsessions de la période pré-nazie accompagne ensuite l'extermination, le crime absolu au nom d'une fantasmatique " pureté raciale ". Le vécu linguistique et sa connaissance de la langue allemande permettent à l'auteur de creuser ainsi plus avant le rapport de la psychanalyse avec la langue allemande.
Résumé : A l'heure où de nouvelles traductions de grands auteurs allemands - dont Freud - voient le jour, Georges Arthur Goldschmidt, traducteur de Peter Handke, Kafka, Nietzsche et Freud, entre autres, propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de cette langue et affirme : la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne : l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants. Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis. La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toute parts mais il y plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait. Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une efficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions. Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé Majeur. L'auteur a inauguré par ce livre la tentative poursuivie par ses " varia " de la " Nouvelle Revue de Psychanalyse ".
Entre les langues passe ce qu'elles manquent et circule ce dont elles proviennent. Deux langues en parallèle mettent sur la voie de ce qui fuit en elles et l'écriture ne tentera jamais autre chose que d'en cerner l'origine muette. L'écriture n'est que traduction de ce qu'elle tente vainement de saisir. Comment se manifeste cette distance, c'est ce que de livre en livre, de page en page, elle tente d'établir. Dès qu'elle s'y met, elle se figure atteindre ses fins dernières et se confondre avec ce qu'elle dit, or elle échoue chaque fois, c'est bien aussi pourquoi elle existe. Chacun tente de communiquer sa certitude, sa sensation d'exister, à la fois intime et anonyme, lumineuse et indémontrable. Or, Kafka, Artaud, Saba ou Gombrowicz et Genet ont bien montré, parmi tant d'autres, que cette certitude était celle du corps propre et le désir est peut
Invisibles, niées ou condamnées, les amours clandestines durables n'en sont pas moins bien présentes dans la vie sociale. Elles sont le quotidien de nombreux hommes et femmes en couple hétérosexuel ; elles occupent des esprits, des coeurs, des agendas et des hôtels. Ce livre invite à explorer ces " jardins secrets " à partir de l'analyse d'une trentaine de récits de vie et d'un corpus de témoignages recueillis sur Internet, traités sous l'angle de la sociologie du genre et des socialisations. L'auteure montre principalement que l'extra-conjugalité durable se caractérise par la transgression de deux normes fondamentales du couple contemporain : la norme de véracité et l'égalité des sexes. Mais au-delà de la démarche scientifique, elle propose des clefs pour la compréhension de ces liaisons, à la fois fascinantes et repoussantes, et plus largement de l'amour et de la sexualité des couples hétérosexuels. Avec une préface de Philippe Combessie, professeur de sociologie à l'Université Paris Ouest, spécialiste de la déviance, de la répression, du contrôle social et des comportements sexuels.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.