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Freud et la langue allemande. Tome 1, Quand Freud voit la mer
Goldschmidt Georges-Arthur
BUCHET CHASTEL
18,55 €
Épuisé
EAN :9782283018187
A l'heure où de nouvelles traductions de grands auteurs allemands - dont Freud - voient le jour, Georges Arthur Goldschmidt, traducteur de Peter Handke, Kafka, Nietzsche et Freud, entre autres, propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de cette langue et affirme : la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne : l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants. Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis. La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toute parts mais il y plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait. Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une efficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions. Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé Majeur. L'auteur a inauguré par ce livre la tentative poursuivie par ses " varia " de la " Nouvelle Revue de Psychanalyse ".
Dans ce nouveau livre qui fait suite à Quand Freud voit la mer, Georges Arthur Goldschmidt poursuit son travail de description de la langue allemande dans sa relation avec la mise en place de la psychanalyse. La découverte de Freud a-t-elle été orientée par la structure grammaticale de l'allemand, qui veut qu'on garde toujours le meilleur pour la fin ? S'il est, en effet, souvent malaisé, voire impossible de traduire tout ce qu'une langue dit, du moins peut-on tenter d'en restituer le déroulement et l'usage. Or Freud, comme s'il en avait déjà perçu les signes avant-coureurs, élabore la psychanalyse au moment même de la montée de la barbarie nazie qui souillera et dégradera la langue allemande jusqu'au plus intime. La "purification linguistique" l'une des grandes obsessions de la période pré-nazie accompagne ensuite l'extermination, le crime absolu au nom d'une fantasmatique " pureté raciale ". Le vécu linguistique et sa connaissance de la langue allemande permettent à l'auteur de creuser ainsi plus avant le rapport de la psychanalyse avec la langue allemande.
L'événement initialJemand muQuelqu'un avait dû calomnier Joseph K. car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin.Dès les premiers mots du Procès, tout est changé, tout est désormais placé sous le signe de l'irrémédiable: il y avait un avant, et dès l'arrestation tout est après. C'est à peine si elle a matériellement lieu. Tout ce qui est après est désormais radicalement séparé de ce qui fut avant. Tout ce qui, l'instant d'avant, était possible n'aura jamais lieu puisque l'arrestation est venue interrompre le fil. Le réel n'est qu'un état irréversible du possible, à jamais figé.Tout est infléchi par cette arrestation que Joseph K. construit lui-même, pas à pas, simplement en la «prenant au mot», selon ses modalités mêmes. Il en est à la fois l'objet et le sujet. Et cette arrestation le laisse entièrement libre de ses faits et gestes. Tout découle de ce qu'il fait et de ce qu'il ne le fait que comme il le fait, son destin est établi par ses faits et gestes. Une fois qu'une action a eu lieu, elle est irréversiblement faite.Tout se passe - et tout est là - comme si à partir d'un premier déclic, Joseph K. procédait à sa propre arrestation. Il sonne, on vient. Ce n'est pas Anna, la cuisinière de madame Grubach, sa logeuse, qui lui apporte comme d'habitude son petit déjeuner, mais c'est le gardien venu l'arrêter, or il n'est entré qu'après que K. a sonné. On ne sait pas s'il ne vient que parce que Joseph K. a sonné ou s'il serait entré plus tard de son propre fait, simplement: il entre lorsque K. sonne, rien de plus. Il n'est pas dit qu'il entre parce que Joseph K. a sonné, mais lorsque Joseph K. a sonné. Il sonne, il entre, l'un et l'autre coïncident, c'est tout.Vous avez sonné? lui demande-t-il.
Voici encore le personnage d'un corps dérisoire minable et touchant, irritant et pitoyable, inadapté prétentieux, toujours coupable sans jamais être vraiment fautif. Livré à ses rêveries de soumission perverse et à leurs exécutants de rencontre, il est ici, tour à tour, réveillonneur, coureur à pied, roi aussi, conférencier et bien entendu archéologue. Bombardé professeur auxiliaire dans une petite ville du Centre, il tente de s'y faire accepter par ceux qui l'entourent, à la fois cruels et salaces. En contrepartie, il les gratifie de ses lumières sur l'art et leur fait une conférence, devenu champion d'une culture qui ne le lui rend guère. Son ridicule éclate à chaque pas, sa naïve fatuité n'est qu'un cache-vice, une transparente feuille de vigne dont ce solitaire tente de masquer d'inavouables pratiques. Mais tel est pris qui croyait prendre car le héros de cette histoire ne représente-t-il pas la part d'ombre que nous cachons tous ?
Pensionnaire chargé de soins domestiques dans une institution des montagnes de Haute-Savoie, soumis à des punitions archaïques, un adolescent orphelin et solitaire s'initie à l'étrangeté de vivre à travers les angoisses de la guerre, la découverte des paysages, les émois du corps, les rencontres et la littérature. De punition en punition, il finit par oublier son malheur en se délectant de ce qu'on lui inflige, et paye sa survie illégitime - porter un nom juif, bien que protestant, dans un monde dominé par le nazisme - par le contentement de vivre, comme en remerciement à ceux qui se sont risqués pour lui. Plus tard, il découvre Paris, retourne sur ses propres traces dans l'Allemagne sans lendemains de 1949, et s'émerveille de l'amour pour une femme. Récit.
Résumé : Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
A soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué. De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
Résumé : Buenos Aires, 1933. L'Argentine est ravagée par la crise, et seul le football semble capable d'enthousiasmer une population à genoux. Soudain, le pays tout entier retient son souffle : Bernabé Ferreyra, la star du ballon de l'époque, a disparu. Andrés Rivarola, dit Petit, un travailleur à la petite semaine ? accessoirement ami du dealer de Ferreyra ?, se lance à sa poursuite. Mais un assassinat dans un quartier du nord de la ville menace de faire basculer l'affaire en scandale national...