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Quand Freud voit la mer. Freud et la langue allemande
Goldschmidt Georges-Arthur
BUCHET CHASTEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782283021972
Georges-Arthur Goldschmidt propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de la langue allemande. I affirme que la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne, l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants.Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis.La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toutes parts mais il plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait.Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une éfficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions.Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé majeur
L'événement initialJemand muQuelqu'un avait dû calomnier Joseph K. car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin.Dès les premiers mots du Procès, tout est changé, tout est désormais placé sous le signe de l'irrémédiable: il y avait un avant, et dès l'arrestation tout est après. C'est à peine si elle a matériellement lieu. Tout ce qui est après est désormais radicalement séparé de ce qui fut avant. Tout ce qui, l'instant d'avant, était possible n'aura jamais lieu puisque l'arrestation est venue interrompre le fil. Le réel n'est qu'un état irréversible du possible, à jamais figé.Tout est infléchi par cette arrestation que Joseph K. construit lui-même, pas à pas, simplement en la «prenant au mot», selon ses modalités mêmes. Il en est à la fois l'objet et le sujet. Et cette arrestation le laisse entièrement libre de ses faits et gestes. Tout découle de ce qu'il fait et de ce qu'il ne le fait que comme il le fait, son destin est établi par ses faits et gestes. Une fois qu'une action a eu lieu, elle est irréversiblement faite.Tout se passe - et tout est là - comme si à partir d'un premier déclic, Joseph K. procédait à sa propre arrestation. Il sonne, on vient. Ce n'est pas Anna, la cuisinière de madame Grubach, sa logeuse, qui lui apporte comme d'habitude son petit déjeuner, mais c'est le gardien venu l'arrêter, or il n'est entré qu'après que K. a sonné. On ne sait pas s'il ne vient que parce que Joseph K. a sonné ou s'il serait entré plus tard de son propre fait, simplement: il entre lorsque K. sonne, rien de plus. Il n'est pas dit qu'il entre parce que Joseph K. a sonné, mais lorsque Joseph K. a sonné. Il sonne, il entre, l'un et l'autre coïncident, c'est tout.Vous avez sonné? lui demande-t-il.
Résumé : A l'heure où de nouvelles traductions de grands auteurs allemands - dont Freud - voient le jour, Georges Arthur Goldschmidt, traducteur de Peter Handke, Kafka, Nietzsche et Freud, entre autres, propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de cette langue et affirme : la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne : l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants. Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis. La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toute parts mais il y plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait. Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une efficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions. Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé Majeur. L'auteur a inauguré par ce livre la tentative poursuivie par ses " varia " de la " Nouvelle Revue de Psychanalyse ".
Voici encore le personnage d'un corps dérisoire minable et touchant, irritant et pitoyable, inadapté prétentieux, toujours coupable sans jamais être vraiment fautif. Livré à ses rêveries de soumission perverse et à leurs exécutants de rencontre, il est ici, tour à tour, réveillonneur, coureur à pied, roi aussi, conférencier et bien entendu archéologue. Bombardé professeur auxiliaire dans une petite ville du Centre, il tente de s'y faire accepter par ceux qui l'entourent, à la fois cruels et salaces. En contrepartie, il les gratifie de ses lumières sur l'art et leur fait une conférence, devenu champion d'une culture qui ne le lui rend guère. Son ridicule éclate à chaque pas, sa naïve fatuité n'est qu'un cache-vice, une transparente feuille de vigne dont ce solitaire tente de masquer d'inavouables pratiques. Mais tel est pris qui croyait prendre car le héros de cette histoire ne représente-t-il pas la part d'ombre que nous cachons tous ?
Résumé : Préface de Dominique Bourg Savez-vous que 80 % de la population mondiale consomme des médicaments à base de plantes ? Que le textile est l'une des industries les plus polluantes ? Que le réchauffement climatique peut réveiller certains virus qui sévissaient au temps des mammouths ? Ou quelles sont les principales causes de la déforestation ? Et pourquoi le gluten fait débat ? Cet ouvrage réunit plus de 200 chroniques, anecdotes surprenantes ou données chiffrées sur notre planète et son équilibre écologique. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou légères, mais toujours instructives, scrupuleusement vérifiées et étayées, ces histoires se picorent au gré des envies. Et, à travers la présentation d'initiatives positives, elles révèlent autant de pistes pour lutter contre le désastre annoncé...
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
Résumé : Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
Résumé : Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train... Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourd'hui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail ! Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent. Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.