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Les Deux rives du Yabbok. La maladie et la mort dans le judaïsme ashkénaze, Prague XVIe-XIXe siècle
Goldberg Sylvie-Anne
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204030250
De la période biblique à celle de l'Emancipation des juifs, la rivière du Yabbok n'a cessé d'avoir un sens symbolique : c'est à son gué que Jacob combat l'Ange et devient Israël (Gn. , 32, 23), c'est de l'autre côté de celle-ci que se tiennent les ennemis d'Israël (Nb. , 21, 24 ; Jos. , 12, 2)... Mais pour le Talmud (TB "Hag". , 13 b ; TJ "Hag". , 2, 2, 77 d), elle évoque une rivière de feu, un purgatoire, qui délimite le lieu où se tiennent les morts dans le " faisceau des vivants " (1 S 25, 29) - où sont réunies les âmes des Justes. C'est autour de ces deux rives qui fondent les croyances des vivants sur la mort que l'auteur cherche à distinguer ce qui sépare ou rassemble les mentalités juives et chrétiennes en Europe avant que les juifs cessent d'être une " nation ". Du regroupement des juifs en communautés jusqu'à leur disparition, les juifs engagèrent-ils un rapport spécifique à la mort ? Des croisades à l'apogée de la mystique, leurs perceptions se transformèrent-elles ? Entre la Loi et la coutume pourrait-on envisager une religion populaire juive en symbiose avec celle de l'environnement chrétien ? Parmi les bouleversements que subirent les esprits au cours des XVIIIe et XIXe siècles, comment les visions juives de l'au-delà se muèrent-elles ? C'est à l'ensemble de ces questions que ce livre entreprend de répondre.
Kaplan Yosef ; Weill Nicolas ; Goldberg Sylvie Ann
Gamin du Bronx devenu professeur aux Universités de Harvard et Columbia, Yosef Hayim Yerushalmi est une figure intellectuelle peu ordinaire en même temps qu?exemplaire. Son livre Zakhor, paru en 1982 et traduit en français en 1984 fit époque : pour l?histoire du judaïsme, mais aussi et bien au-delà, pour l?historiographie contemporaine tout entière. Le nom de Yerushalmi est désormais indissociable du débat entre histoire et mémoire. Un an après sa mort, Critique évoque le parcours de Yerushalmi et le retentissement de son oeuvre grâce à trois de ses meilleurs connaisseurs: Sylvie Anne Goldberg, Yosef Kaplan et Nicolas Weill, qui a réuni ces textes dédiés à la mémoire de l'historien disparu.
Emily Bell et Sam Smith se rencontrent par hasard dans une église, un dimanche matin. Elle, sensible et bonne élève, fait partie des choeurs. Lui, déscolarisé et orphelin de mère, est trimbalé depuis dix ans avec son frère par un père violent, illuminé et hors-la-loi. Entre les deux adolescents, le coup de foudre est total. Quand Emily, qui ignore tout de la vie tragique de Sam, le présente à sa famille, on pourrait croire que l?heure du salut a enfin sonné pour les deux frères: les parents de la jeune fille se prennent d?affection pour les deux enfants et décident de les aider. Mais c?est sans compter sur le père des garçons qui, furieux, quitte la ville avec ses fils pour les arracher à l?influence de la famille Bell. Commence pour eux une cavale tragique de plusieurs jours à travers l?Ouest des États-Unis?
Maître de conférences à l'EHESS, Sylvie Anne Goldberg a déjà publié de nombreux ouvrages consacrés à l'histoire du judaïsme, dont La Clepsydre 1, essai sur la pluralité des temps dans le judaïsme (Albin Michel, 2000), et assuré la direction de l'édition française du Dictionnaire encyclopédique du judaïsme (1993)
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
4 000 ans d'histoire, un message religieux centré sur l'étude de la Loi, une oscillation actuelle entre tradition et modernité : telles sont les lignes de force du judaïsme présentées au début de ce livre. Selon le principe de la collection (voir L'Abécédaire du christianisme), viennent ensuite 70 notices classées par ordre alphabétique, avec des carrés de couleurs différentes pour indiquer si l'article traite des fondements de la doctrine (arche d'alliance, messie, torah...), des rituels et coutumes (circoncision, rabbin, tabernacle...) ou du contexte historique et artistique (Doura-Europos, Esséniens, sionisme...). Enfin, une chronologie, une courte bibliographie et un index des noms clôturent l'ouvrage. L'iconographie abondante, judicieusement choisie, fait la part belle aux manuscrits, et présente aussi des objets rituels, des sites symboliques, ainsi que plusieurs scènes contemporaines, photographiées de façon très expressive en noir et blanc. Spécialiste de l'histoire du monde juif, Gabrielle Sed-Rajna est directrice de recherche honoraire au CNRS. --Colette-Rebecca Estin
Un récent ? et remarquable ? ouvrage de Sylvie Germain nous a permis de renouer avec la figure tragique d'Etty Hillesum, cette intellectuelle juive hollandaise morte dans les camps après s'être dévouée, dans le camp de transit de Westerbork, à ses frères raflés et promis à la mort. À côté de cet acte de foi d'une femme à un autre femme, d'une romancière à une martyre, l'ouvrage du jésuite Paul Lebeau apporte une autre vision, plus biographique et érudite mais non moins fervente. Ponctué d'émouvantes photos (d'Etty, de ses proches), basé sur une lecture patiente des 800 pages laissées par Etty Hillesum (dont certaines traduites pour la première fois), ce livre reconstitue la trame de ses angoisses et de son cheminement intellectuel ; un parcours intérieur nourri de philosophie et de contemplation esthétique auquel une "révélation" mystique donnera son sens, et la mort à Auschwitz en 1943 son couronnement tragique et sacrificiel. Un ouvrage précieux pour découvrir et approfondir la connaissance de cette s?ur d'Anne Frank et d'Edith Stein. --François Angelier