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Le Roi des Noir-Vêtus
Golchiri Houchang
L'INVENTAIRE
12,70 €
Épuisé
EAN :9782910490430
1973-1982, noire décennie... Alors que tous les soirs, le front ceint du bandeau rouge, drapeau vert à la main, de jeunes volontaires courent vers leur martyre, le poète, une fois encore, voit ses livres confisqués, peut-être détruits. Ainsi font les régimes de Perse - l'impérial, l'islamique -, depuis l'origine du monde et jusqu'à la fin des temps.Emprisonné pour quelques mois - une année? - il raconte chaque soir, aux Modjahed qui partagent sa cellule et sans crainte du châtiment - cachot, torture - qui peut s'ensuivre, le récit de "La Coupole noire", extrait des Sept Princesses de Nezâmî:C'était un roi puissant et grand... Mais malheurs avait-il vus, endurés. Quelque oppression le fit vêtir de Noir...Le jeune Sarmad, un repenti, purifié par l'évocation d'une union mystique avec la Divinité, offre en retour sa chemise noire au poète. Libéré, celui que la muse avait abandonné peut alors, comme le roi du conte, reprendre sa quête au pays des Noir-Vêtus.Ecrit en 1987 - dans la phase finale, noire, de la guerre contre l'Irak - et publié en 1995 aux États-Unis, en traduction anglaise et sous pseudonyme, ce brûlot est attribué au grand écrivain iranien Houchang Golchiri (1937-2000), auteur du Prince Ehtejâb et de Chronique de la victoire des Mages (Editions L'Inventaire, 1997).Brigitte Ouvry-Vial
Aux premiers temps de la révolution iranienne, de jeunes émeutiers déboulonnent la statue du Shah. Dans leur enthousiasme, ils ne voient pas s'instaurer un nouvel ordre, celui des Ayatollahs. Le tavernier Garât, lui, en a d'emblée conscience. Pourtant, bravant les interdits et la peur du fouet, il persiste à servir du vin. Sa victoire, au travers du martyre sera celle de l'esprit et du cœur, du désir sur la réalité ; celle, encore inachevée, d'un pays qui sait son destin plus grand que ses malheurs présents.
Velimir Khlebnikov (1885-1922), poète hors norme, écrit Zanguezi, poème-pièce, "surnarration" , à la fin de sa vie. Zanguezi est le nom du héros, prophète, alter ego de son créateur. Contemporain de la révolution russe, révolution non seulement politique mais aussi artistique, Velimir Khlebnikov est, parmi les novateurs, celui qui, sans doute, dynamite le plus le langage pour créer un monde nouveau. Mathématiques, astronomie, philosophie, ornithologie, tout sert à celui qui se veut "président du globe terrestre" pour façonner sa "langue des oiseaux, poésie stellaire" , dans laquelle il n'est pas de mots, mais des mouvements, pas de chapitres, mais des surfaces. En 2020, on célébrait le 135e anniversaire de la naissance de Velimir Khlebnikov. A cette occasion, l'atelier de Boris Trofimov, à Moscou, réalisait une édition de Zanguezi, en russe et en anglais, visant à reproduire graphiquement le rythme du poème. Nous reprenons cette composition graphique en russe et en français.
Dubien Arnaud ; Pauchet Sophie ; Radvanyi Jean ; C
Pour la première fois depuis leur existence, les Regards de l'Observatoire n'ont pu paraître en 2020. On comprend aisément pourquoi : nous étions au coeur de la pandémie et aurions été dans l'incapacité de faire un point sérieux sur la gestion de cette crise sanitaire en Russie, ses conséquences économiques, politiques et sociales. Aujourd'hui, la situation se décante et l'on y voit plus clair. Par ailleurs, sur le plan international, plusieurs événements ont envenimé des relations déjà tendues entre la Russie et l'Europe et, plus généralement, entre la Russie et l'Occident. Le temps est donc venu, pour les Regards de l'Observatoire, de poursuivre ce qui correspond à leur ambition première : donner l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations de ce pays avec la France et le monde.
4e de couverture : État de Penang, Malaisie, 1939. Philip, un adolescent d'origine anglo-chinoise, rencontre Endo, un diplomate nippon qui lui apprend l'art de l'aïkido. Alors que la guerre menace et que les Japonais envahissent le pays, le jeune homme se retrouve déchiré entre son amitié pour son nouveau maître et sa loyauté envers sa famille ainsi que son pays. Hanté par la prophétie d'une vieille devineresse, Philip tente de tracer sa route sur les chemins périlleux et parfois obscurs de la guerre. Tour à tour roman d'espionnage et roman d'apprentissage, Le Don de la pluie oppose la vision orientale d'un destin tout tracé à la vision occidentale du choix et de la liberté, et nous fait voyager à travers les temples magiques et les forêts tropicales interdites de la Malaisie.Notes Biographiques : Tan Twan Eng est né à Penang en Malaisie en 1972. Le jardin des brumes du soir (Flammarion, 2016) a remporté le prix Man Asian du meilleur roman asiatique et le prix Walter Scott de la fiction historique. Le don de la pluie a figuré dans la sélection du prix Booker.
Varavini Sa'd Al-Din ; Fouchécour Charles Henri de
Sa'd al-Din Varâvini rédigea en persan littéraire et savant, au XIII ? siècle, des contes anciens écrits originellement par le prince Marzbân, à la fin du X ? siècle, dans le dialecte du Tabaristan, une province située au sud de la Caspienne. Cet ouvrage ressortit à un genre très prisé en Orient, celui des "miroirs des princes" : livres de référence et d'enseignement, où les futurs souverains peuvent, par le biais de fables, apologues, anecdotes et autres exemples imagés et attrayants, apprendre comment se comporter en bons et sages monarques, comment faire choix de vassaux et de ministres vertueux et dévoués, comment éviter les dissensions et complots d'un entourage tenaillé par les jalousies, etc. Au souverain d'exercer, pour le plus grand bien de son peuple, sa vertu cardinale : la justice, et de s'appuyer sur ses conseillers, qui, incarnations de la raison et de la loi, sont là pour l'assister, le reprendre, l'éduquer et l'éclairer. Le prince a choisi d'illustrer son éthique par des contes, inépuisable réservoir de sagesse politique à la persane, c'est-à-dire à la fois sérieux, car ils sont riches de sens caché, et divertissants, car ils mettent en scène d'emblématiques animaux et font intervenir d'innombrables protagonistes : voyageurs, artisans, boutiquiers, paysans, et toutes les corporations des marchands de bazars. Par ce truchement, ce "miroir des princes" est aussi un parfait miroir de la société iranienne du XIII ? siècle, dans sa captivante diversité.
Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui ce prince des Ming né en 1626 et promis à une vie brillante, qui se réfugia dans un monastère quand la Chine tomba aux mains des envahisseurs mandchous. Esprit rebelle, il se fit passer pour fou pour éviter de servir la nouvelle dynastie et devint un maître du pinceau et de l'encre dans d'éblouissantes compositions qui semblent avoir été créées d'un seul souffle. Voici l'histoire de ce maître du "grand noir" qui acheva sa vie dans une cabane de pêcheur, à peindre ces créatures humbles que sont poissons, oiseaux, rochers et bambous, et voyait toute l'éternité dans une fleur de lotus.
1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquilement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l'adolescente joue au go. D'où tient-elle cette maîtrise? Place des Mille Vents, la lycéenne s'amuse à mentir. Ses mains déplacent les pions sans jamais se tromper, les joueurs s'assoient en face d'elle à une table gravée en damier et la défient. Le go est une esquive. Est-elle amoureuse de Min ou de Jing? Sait-elle qu'ils aident tous deux à la résistance contre les japonais? Entre les bras duquel des deux perd-elle une virginité fiévreuse? Elle ignore encore son adversaire de demain: un officier japonais, à peine plus âgé qu'elle, un samouraï de métal, sanglé dans le sacrifice nécessaire à la Patrie impérialiste qu'il défend.