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Contes du prince Marzbân
Varavini Sa'd Al-Din ; Fouchécour Charles Henri de
GALLIMARD
19,35 €
Épuisé
EAN :9782070727667
Sa'd al-Din Varâvini rédigea en persan littéraire et savant, au XIII ? siècle, des contes anciens écrits originellement par le prince Marzbân, à la fin du X ? siècle, dans le dialecte du Tabaristan, une province située au sud de la Caspienne. Cet ouvrage ressortit à un genre très prisé en Orient, celui des "miroirs des princes" : livres de référence et d'enseignement, où les futurs souverains peuvent, par le biais de fables, apologues, anecdotes et autres exemples imagés et attrayants, apprendre comment se comporter en bons et sages monarques, comment faire choix de vassaux et de ministres vertueux et dévoués, comment éviter les dissensions et complots d'un entourage tenaillé par les jalousies, etc. Au souverain d'exercer, pour le plus grand bien de son peuple, sa vertu cardinale : la justice, et de s'appuyer sur ses conseillers, qui, incarnations de la raison et de la loi, sont là pour l'assister, le reprendre, l'éduquer et l'éclairer. Le prince a choisi d'illustrer son éthique par des contes, inépuisable réservoir de sagesse politique à la persane, c'est-à-dire à la fois sérieux, car ils sont riches de sens caché, et divertissants, car ils mettent en scène d'emblématiques animaux et font intervenir d'innombrables protagonistes : voyageurs, artisans, boutiquiers, paysans, et toutes les corporations des marchands de bazars. Par ce truchement, ce "miroir des princes" est aussi un parfait miroir de la société iranienne du XIII ? siècle, dans sa captivante diversité.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : État de Penang, Malaisie, 1939. Philip, un adolescent d'origine anglo-chinoise, rencontre Endo, un diplomate nippon qui lui apprend l'art de l'aïkido. Alors que la guerre menace et que les Japonais envahissent le pays, le jeune homme se retrouve déchiré entre son amitié pour son nouveau maître et sa loyauté envers sa famille ainsi que son pays. Hanté par la prophétie d'une vieille devineresse, Philip tente de tracer sa route sur les chemins périlleux et parfois obscurs de la guerre. Tour à tour roman d'espionnage et roman d'apprentissage, Le Don de la pluie oppose la vision orientale d'un destin tout tracé à la vision occidentale du choix et de la liberté, et nous fait voyager à travers les temples magiques et les forêts tropicales interdites de la Malaisie.Notes Biographiques : Tan Twan Eng est né à Penang en Malaisie en 1972. Le jardin des brumes du soir (Flammarion, 2016) a remporté le prix Man Asian du meilleur roman asiatique et le prix Walter Scott de la fiction historique. Le don de la pluie a figuré dans la sélection du prix Booker.
Résumé : Le Pavillon des Sept Princesses, en persan Haft Paykar ou "Les Sept Icônes", composé en l'an 1197 de notre ère par le poète Nezâmî de Gandjeh en Azerbaïdjan, est le chef-d'oeuvre narratif absolu de toute la littérature musulmane médiévale, l'épopée lyrique et mystique où une civilisation entière s'est reconnue. Aucun livre poétique n'a été, en Islam d'Orient, plus médité, calligraphié, enluminé que ce songe visionnaire d'un prince initié à la sagesse, au cours d'une semaine fantasmagorique, par les sept récits de ses sept épouses, chacune logée sous une coupole astrale à la couleur de son signe stellaire ; car à chaque récit correspond une nouvelle teinte de l'âme. Le traducteur, érudit polyglotte pétri de plusieurs cultures, spécialiste reconnu de l'Asie Centrale médiévale et moderne, propose ici une traduction flamboyante et passionnée, poétique et inspirée, portée par un souffle épique mais attentive aussi aux plus fines nuances ; par un remarquable travail sur la langue, il nous entraîne, dirait-on, à la source même du poème, restitue l'éblouissante richesse de l'original, son ampleur, sa complexité, ses foisonnantes beautés.
Le roman Le Petit Rêve, daté de 1916, a été publié la première fois en 1917. Il sera suivi d'un deuxième Petit Rêve publié en 1932. L'édition utilisée ici est celle de 1941 qui regroupe les deux parties du Petit Rêve. Le premier Petit Rêve est un voyage imaginaire autour du monde. Ces pérégrinations poétiques relèvent clairement d'une " utopie ", un pays où le progrès technique est entièrement au service de toute la population qui ne connaît ni la propriété privée ni la monnaie. Le deuxième Petit Rêve, plus proche des légendes merveilleuses contant les histoires d'immortels, fait constamment un va-et-vient entre le monde d'en haut et le monde d'en bas, le rêve et la réalité, l'ordre céleste et l'ordre humain. Ayant espéré obtenir des conseils des grands sages de tous les temps, depuis Confucius jusqu'à Jean-Jacques Rousseau en passant par l'illustre lettré vietnamien Nguyen Trai, l'auteur-rêveur se rend compte que c'est lui seul qui a le pouvoir de transformer le rêve en réalité, de bâtir un monde meilleur.
Quatrième de couverture Dans les vallées afghanes, dans les camps de réfugiés du Pakistan, les femmes pashtounes improvisent des chants d'une extrême intensité, d'une foudroyante violence. D'où le nom de landay qui les désigne et qui signifie : «le bref». Cette forme poétique limitée à deux vers compose en fait un instantané d'émotion, à peine plus qu'un cri, une fureur, un coup de dague entre les épaules. Car ce poème très scandé dit l'amour, l'honneur ou la mort et toujours, à travers ces trois thèmes, toujours la révolte. Jamais sans doute si courte vocalise n'a autant révélé sur l'inhumaine condition de la femme en Islam, sur l'oppression qui la réduit à l'état d'objet domestique et l'asservit au code infantile des hommes. Privée de toute liberté, brimée dans ses désirs et son corps, la femme pashtoune n'a d'autre échappée possible que le suicide ou le chant...