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Les Âmes Mortes - Tome 1
Gogol Nikolai
JOHN GALT
20,00 €
Épuisé
EAN :9782494384101
Les Ames Mortes, ce titre annonce d'emblée la couleur. L'auteur a imaginé un scénario burlesque pour dépeindre, en un kaléidoscope de personnages, le ridicule qui imprègne les moindres pores de la société russe profonde de l'époque. Nikolaï Gogol est l'auteur turbulant de la littérature russe classique. Il fait une large place à la farce et à la satire dans son oeuvre, dont ce livre, allant souvent à la limite entre folie et paradoxes. Un des nombreux intérêts de ce texte, outre un style, une écriture d'une qualité désormais rare, tient à la mise en scène de personnages traversant les périodes et les frontières, dignes d'Ubu ou Kafka. Attention, les personnages dépeints ne sont spécifiques ni à cette époque ni à ce pays. Leurs traits profonds, les motivations et les travers n'ont rien à envier à ceux d'hommes et femmes sous d'autres cieux ou d'autres temps. Si l'on met de côté tout le folklore, les objets et les traditions ornant les scènes de ce texte, Les Ames Mortes nous raconte une histoire de dupes intemporelle à bien des égards, pourvu que la société lui donnant vie soit suffisamment oligarchique et bureaucratique pour que l'absurde puisse y alimenter le pouvoir et les influences. A nous de savoir y voir ce qui ne se voit pas, et prendre un sain plaisir à ce livre à la langue savoureuse.
Gogol, qui sombrera lui-même dans la démence, s'attache ici, une fois de plus, à la description du divorce entre une réalité quotidienne et le rêve ou la folie qui s'en nourrissent : derrière le fonctionnaire de Saint-Pétersbourg sommeille le roi d'Espagne...
Ces nouvelles peuvent apparaître comme les gammes de l'artiste, avant les chefs d'oeuvre qui viendront ensuite "Le Révizor" et "Les Ames mortes" . Un thème semble unifier une majorité de ces textes : les superstitions du peuple ukrainien. Mais les tonalités sont très diverses : comédie burlesque pour "La Foire de Sorochinietz" , "La Nuit de Noël" , "Le Terrain ensorcelé" histoire un peu rêveuse de revenants pour "La Nuit de mai" scènes d'horreur dans "La Lettre perdue" , "L'effroyable vengeance" . Le tout sous-tendu par le combat du bien et du mal, au milieu des sorciers, sorcières et diables, sans oublier une pincée d'ironie. "Ivan Fedorovitch Schonka et sa tante" échappe à cette atmosphère surnaturelle et pourrait annoncer certaines histoires douces amères de Tchékhov. Ces nouvelles sont l'occasion d'un voyage dans les différentes couches de la société ukrainienne : Cosaques (Zaporogues ou autres), paysans, commerçants, Tziganes, Polonais, Tartares, petite noblesse...
Vivre ensemble", voilà un titre qui fait écho à un thème social omniprésent, de tous les côtés de l'échiquier politique, chacun le brandissant comme un idéal inaccessible, symbole d'une réalité qui au contraire va comme à l'opposé. Christian Michel l'a pris pour thème pour se proposer de répondre, souvent très concrètement, à cette ambition, qui pourtant devrait n'être que la normalité d'une société se disant civilisée. Ce qui le conduit à se poser, à nous poser une douzaine de grandes questions très simples, mais qui permettent à cet ouvrage de mettre à coeur ouvert la démocratie libérale dont l'actualité affiche le délabrement. "Comment penser la politique aujourd'hui ? " "Comment penser l'économie aujourd'hui ? " Voilà déjà de quoi lancer une réflexion de fond. Mais il va plus loin, il ose nous demander : "Doit-on obéir aux lois de son pays ? " Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas un violent révolutionnaire qui s'interroge, mais au contraire un grand humaniste. Les pages et les questions défilent et peu à peu l'auteur dessine la société à laquelle il aspire, celle qu'il nous transmet dans cette oeuvre, où le "Vivre ensemble" est aussi un réel bon vivre. Où les valeurs nourrissant les relations humaines sont libérées de l'idéologie et pétries de respect. A l'heure où l'abstention est devenue le premier camp électoral, il brosse comme le programme politique d'un anti-politique, le programme qui pourrait convenir à tous ceux ne demandant qu'à vivre, librement.
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.
Mises Ludwig von ; Greaves Bettina Bien ; Nunes Lu
Les "Six leçons" de ce livre sont l'occasion d'une découverte nouvelle et lumineuse des grandes questions économiques qui frappent encore l'actualité de notre époque, dont l'inflation. La théorie économique a la réputation d'un domaine obscur et complexe. Aborder la lecture des gros volumes ou affronter les équations étranges les garnissant peut rebuter. "Six Leçons" est bien plus abordable. Ludwig von Mises, probablement le plus grand économiste du XXe siècle, y développe six conférences pleinement d'actualité. Données à des étudiants voilà environ 60 ans, leur pertinence et leur pédagogie sautent aux yeux. L'auteur y remet les choses au clair quant au capitalisme. Selon lui, le terme apporte de la noblesse, certaines valeurs de la civilisation. A partir du contexte historique, il bat en brèche la vision marxiste y voyant un système d'exploitation des pauvres par les riches, pour le rétablir dans la liberté d'entreprendre et de diffuser la prospérité. Puis il oppose le socialisme au capitalisme en s'appuyant sur de nombreux éléments historiques oubliés à notre époque, que ce livre didactique rappelle avec mérite. L'auteur en vient ainsi à définir le socialisme d'une manière qui interpellera quiconque a suivi les campagnes électorales et les programmes des partis politiques, de tous bords. Nous saisissons aussi l'occasion pour lancer une collection commune aux Editions John Galt et à l'Institut Mises France qui apporte à nos lecteurs des livres dans les domaines de l'économie ou de l'entreprise qui soient bien plus que d'austères manuels.
Le "capital" a mauvaise presse, il passe souvent pour la première cause de nos tourments socio-économiques. Mais sait-on vraiment ce qu'est le capital ? Et son rôle économique véritable ? Pour nous éclairer, Eugen Böhm-Bawerk, professeur à l'Université de Vienne, nous a légué sa "Théorie positive du capital" . Systématique et enthousiaste, il y fait le tour de tous les malentendus liés à cette notion et dresse ce faisant plusieurs fondamentaux de la théorie de l'école autrichienne. Mais l'intérêt de ce livre dépasse de beaucoup la seule théorie. On y découvre d'abord un homme fort cultivé, pour lequel les pratiques industrielles de l'époque n'ont guère de secrets : c'est comme une visite guidée que l'auteur nous déroule. Puis c'est la teneur du débat entre les tenants des thèses socialistes face à leur âpre opposant qui donne à réflexion ; débat farouche et engagé, mais d'une courtoisie trop oubliée. Enfin et peut-être surtout, on y voit appliquée la méthodologie, la démarche d'analyse qui fait aujourd'hui la marque de l'école autrichienne. L'auteur ne se noie pas dans les mille et une formes de biens pour y dénicher le capital. Il observe la dynamique de l'entrepreneur, puis il en tire un concept, plus abstrait et pourtant très objectif et réel. Ainsi s'assemblent les notions observées, en une science de la vie économique et sociale. La "Théorie positive du capital" porte bien son nom, elle est fort positive. Ce n'est pas un livre austère d'économie, mais une histoire. L'histoire de la vie économique moderne racontée par un esprit brillant et curieux de l'Homme.