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Censure et libertés : atteinte ou protection ?
Goedert Nathalie
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296547636
On a longtemps pensé que l'avènement de la démocratie annonçait la fin de la censure. On s'est plu alors à dénoncer les excès d'un passé révolu et à railler les interdits "caricaturaux" des Etats totalitaires, afin de mieux flatter nos régimes démocratiques. Pourtant, malgré l'allégement de l'arsenal juridique en la matière, la censure reste en Europe une question d'actualité, qui révèle par ailleurs les apories du droit. Le terme aujourd'hui ne s'applique plus rigoureusement à l'organe de contrôle, ni même aux règles juridiques qui condamnent une certaine forme d'expression. Il désigne un ensemble de mécanismes officiels ou confidentiels et une multitude d'acteurs plus ou moins légitimes, qui interdisent, réprouvent ou punissent une expression considérée comme dangereuse pour une communauté entière ou pour un public jugé plus particulièrement vulnérable. Ce qui frappe à travers l'ensemble des communications présentées lors de ce colloque, et rassemblées dans ce recueil, c'est en effet, l'extraordinaire plasticité de la censure. Difficile à saisir, elle meut à volonté, selon la nature des sociétés, les hommes ou les croyances. Variable dans ses motifs, polymorphe, elle surprend aussi, produisant parfois les effets contraires de ceux qui étaient attendus.
Le droit encadre en permanence nos gestes alimentaires. Il influence nos choix et nos goûts. Il règle notre manière de manger, de produire et de consommer. Des règles édictent des interdits en spécifiant ce qui peut être mangé et ce qui ne doit pas l'être. D'autres organisent la protection sanitaire et enserrent le producteur dans des obligations relatives à la production ou à l'information du consommateur. L'art culinaire, dans son approche patrimoniale, génère un ensemble de droits immatériels et le classement de la gastronomie française au patrimoine mondial de l'Unesco a une portée juridique incontestable. Par ailleurs, les inégalités sociales induisent une différenciation des régimes alimentaires dont témoigne l'émergence du droit à l'alimentation considéré comme fondamental, voire naturel, dans la mesure où il répond à un besoin primaire : celui de se nourrir. Il s'agit de le garantir et de le décliner dans un contexte mondialisé. Tandis que certains meurent encore de faim, d'autres s'inquiètent de la qualité de ce qu'ils ingèrent. Le droit relatif à la sécurité alimentaire dépasse, lui aussi les frontières. Il apparaît donc que le droit accompagne notre quotidien et qu'il se terre au sein même de nos habitudes. On le trouve aussi dans notre assiette !Sujet social, le repas est par ailleurs fréquemment représenté au cinéma. L'image rend alors nécessairement compte, parfois sans le savoir, de ce phénomène juridique.
Georges Goedert, né à Luxembourg en 1936. Etudes universitaires à Paris (Sorbonne) et Munich, doctorat luxembourgeois en philosophie et lettres. Professeur de philosophie au Centre Universitaire de Luxembourg. Critique bilingue au Quotidien Luxemburger Wort (chronique culturelle). En 1969, publication de Albert Camus et la question du bonheur. En 1974, docteur en philosophie (3e cycle) de l'Université de Nancy Il, thèse sur Nietzsche. Elaborée aux abords du gouffre nihiliste où glisse le monde moderne, la philosophie de Nietzsche est à maints égards une tentative grandiose de faire recouvrer à l'homme une véritable grandeur. Les attaques lancées contre le christianisme, parfois fulgurantes et blasphématoires, visent surtout une morale considérée comme profondément hostile à la vie. Or, il ne devrait pas échapper au lecteur attentif combien elles ont été suscitées par Schopenhauer et sont dirigées contre lui. L'ouvrage de G. Goedert constitue une importante contribution à la recherche nietzschéenne, par les précisions qu'il apporte à l'étude des grands thèmes de Nietzsche, par la documentation très abondante dont l'auteur s'est servi, et surtout par la thèse sur le rapport de Nietzsche à Schopenhauer qu'il défend. Portant sur la quasi-totalité des œuvres de Nietzsche, ce travail fondamental est destiné aux lecteurs désireux d'approfondir leurs connaissances sur le grand philosophe allemand qui, comme peu d'autres, a influencé notre monde moderne. Plus généralement, grâce aux thèmes qu'il aborde, il éclairera la réflexion de tous sur les valeurs réelles de l'existence humaine,
Usbek/Montesquieu dans les " Lettres persanes " observait la Perse pour mieux comprendre les contradictions de l'Occident. 250 plus tard, l'Iran et la France croisent leurs regards pour chercher à se comprendre. Ce volume présente les actes du colloque tenu à la Faculté Jean Monnet, en décembre 2008 sur le thème : " Etat de droit et droits de l'homme, échanges de points de vue France-Iran ". Il constitue le premier volet d'un programme de recherche, cherchant à saisir dans une approche comparée, cette notion ancienne et abondamment utilisée " d'Etat de droit ", qui n'a pas fini d'interroger par sa complexité. Les auteurs n'entendent pas exposer le régime juridique des droits fondamentaux, en Iran ou en France, ni les mécanismes de leur garantie. Plus que le contenu des droits, les contributions font apparaître les conceptions que l'on peut en avoir, dans l'un ou l'autre pays. La confrontation entre juristes iraniens et juristes français ne peut faire l'économie du débat, bien connu, sur le caractère universel ou relatif des droits de l'homme. Les différences de fondements, culturel, idéologique, religieux n'interdisent pas une fréquente concordance sur l'énoncé des principes normatifs. Systèmes juridiques occidentaux et droit iranien, affirment protéger les droits fondamentaux et la dignité humaine. Les auteurs de ce volume s'accordent sur l'importance d'une démocratie reposant sur les élections libres qui donnent sa légitimité au pouvoir, sur la garantie des libertés individuelles ou collectives parmi lesquelles la liberté d'expression et de religion, sur le respect des droits de la défense notamment au cours d'un procès pénal. Mais l'analyse comparée des systèmes juridiques des deux pays met en évidence comment l'effort de réalisation de l'" Etat de droit " est un effort inachevé. Si l'adoption de mêmes principes universels devrait aider à un meilleur équilibre entre les peuples et à une réduction des conflits, la réalité du respect de l'Etat de droit dépend davantage des options politiques des gouvernements, des pratiques administratives et de l'application qu'en font les tribunaux. Telles sont les diverses facettes d'un ensemble complexe analysé par les auteurs de ce volume.
Claude Bontems, Professeur émérite à l'université de Paris Sud, a consacré sa carrière à honorer parfaitement ses missions : enseignement, recherche, administration. Ces univers du droit témoignent de la richesse de ses centres d'intérêt : droit colonial, droit des pays du Maghreb ou du Proche-Orient ; droit de la personne, droit de la famille, rencontres des religions dans les sphères sociales, anthropologie du droit.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.