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A la table du droit. Repas, droit et cinéma
Goedert Nathalie
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343030098
Le droit encadre en permanence nos gestes alimentaires. Il influence nos choix et nos goûts. Il règle notre manière de manger, de produire et de consommer. Des règles édictent des interdits en spécifiant ce qui peut être mangé et ce qui ne doit pas l'être. D'autres organisent la protection sanitaire et enserrent le producteur dans des obligations relatives à la production ou à l'information du consommateur. L'art culinaire, dans son approche patrimoniale, génère un ensemble de droits immatériels et le classement de la gastronomie française au patrimoine mondial de l'Unesco a une portée juridique incontestable. Par ailleurs, les inégalités sociales induisent une différenciation des régimes alimentaires dont témoigne l'émergence du droit à l'alimentation considéré comme fondamental, voire naturel, dans la mesure où il répond à un besoin primaire : celui de se nourrir. Il s'agit de le garantir et de le décliner dans un contexte mondialisé. Tandis que certains meurent encore de faim, d'autres s'inquiètent de la qualité de ce qu'ils ingèrent. Le droit relatif à la sécurité alimentaire dépasse, lui aussi les frontières. Il apparaît donc que le droit accompagne notre quotidien et qu'il se terre au sein même de nos habitudes. On le trouve aussi dans notre assiette !Sujet social, le repas est par ailleurs fréquemment représenté au cinéma. L'image rend alors nécessairement compte, parfois sans le savoir, de ce phénomène juridique.
Le juriste est familier du droit mis en mots. Cette littérature prend différentes formes, les plus fréquentes étant la loi, le jugement, l'acte notarié ou administratif, voire l'adage. L'énoncé du droit ne peut cependant se circonscrire à sa lettre. Il se traduit aussi et peut-être même avant tout par des représentations, à savoir : des images, des mises en scènes, des récits littéraires ou filmiques, des formes, des gestes, des supports ou des signes. Historiens du droit, historiens de l'art, philosophes se rencontrent pour étudier ces différentes figures du droit depuis l'antiquité jusqu'à la dématérialisation du monde numérique. Leur regard embrasse les représentations classiques (peinture sculpture, livre) ou plus originales voire inédites (cinéma, site internet, objet artisanal, transparence architecturale). Loin de pouvoir se réduire à une simple illustration de la règle, l'esthétique du droit porte un langage autonome performatif qui peut être, selon les cas, discours ou action. Pourtant ce droit, visuel et visible, passe le plus souvent inaperçu. Renouer avec les représentations du droit, c'est éclairer les rapports entre le droit et ses formes, c'est faire du droit autrement. Stéphane Boiron - Claude Bontems - Luisa Brunori - Franck Carpentier - Antoine Garapon - Nathalie Goedert - Ninon Grangé - Valérie Hayaert - Joël Hubrecht - Yvon Le Gall - Ninon Maillard - Franck Monnier - Jacques Péricard - Jacques de Saint Victor - Philippe Sturmel - Pascal Texier
Notre société du visible qui, pour savoir, exige de tout voir et de tout montrer, sans délai, au risque de confondre espaces privés et espaces publics, donne naissance à un nouveau paradoxe. Parce qu'on l'accusait de dissimuler les abus, de servir l'arbitraire, de diviser les hommes entre initiés et profanes, le secret a été condamné comme contraire au pacte démocratique. Pourtant, c'est aussi au nom de la liberté que, face à une transparence érigée en dogme, certains osent aujourd'hui faire l'éloge du secret. L'essence du secret, ce qui le rend si fascinant, est souvent moins son contenu caché que sa possible révélation qui peut, suivant les cas, être espérée ou redoutée. Protection pour les uns, menace pour les autres, le secret est toujours au coeur d'un conflit entre des intérêts contradictoires, ceux qui exigent le silence quand d'autres réclament la parole. Il n'y a pas de secret sans tension ; il n'y a pas de révélation sans risque. C'est pourquoi, il appartient au droit d'orchestrer l'équilibre et de distinguer le bon du mauvais secret. C'est au droit de dire qu'on ne peut pas tout cacher, mais qu'il n'est pas bon non plus de tout dire. C'est au droit de protéger les secrets qui doivent être gardés, tout en prévenant les dérives des pouvoirs occultes. Cet ouvrage propose de lever le voile.., sur le secret.
Georges Goedert, né à Luxembourg en 1936. Etudes universitaires à Paris (Sorbonne) et Munich, doctorat luxembourgeois en philosophie et lettres. Professeur de philosophie au Centre Universitaire de Luxembourg. Critique bilingue au Quotidien Luxemburger Wort (chronique culturelle). En 1969, publication de Albert Camus et la question du bonheur. En 1974, docteur en philosophie (3e cycle) de l'Université de Nancy Il, thèse sur Nietzsche. Elaborée aux abords du gouffre nihiliste où glisse le monde moderne, la philosophie de Nietzsche est à maints égards une tentative grandiose de faire recouvrer à l'homme une véritable grandeur. Les attaques lancées contre le christianisme, parfois fulgurantes et blasphématoires, visent surtout une morale considérée comme profondément hostile à la vie. Or, il ne devrait pas échapper au lecteur attentif combien elles ont été suscitées par Schopenhauer et sont dirigées contre lui. L'ouvrage de G. Goedert constitue une importante contribution à la recherche nietzschéenne, par les précisions qu'il apporte à l'étude des grands thèmes de Nietzsche, par la documentation très abondante dont l'auteur s'est servi, et surtout par la thèse sur le rapport de Nietzsche à Schopenhauer qu'il défend. Portant sur la quasi-totalité des œuvres de Nietzsche, ce travail fondamental est destiné aux lecteurs désireux d'approfondir leurs connaissances sur le grand philosophe allemand qui, comme peu d'autres, a influencé notre monde moderne. Plus généralement, grâce aux thèmes qu'il aborde, il éclairera la réflexion de tous sur les valeurs réelles de l'existence humaine,
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.