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Parce que c'est nous
Godwin Gail ; Dumas Marie-Hélène
JOELLE LOSFELD
24,00 €
Épuisé
EAN :9782072967504
Quand Susan Fox, directrice de l'école de filles Lovegood, choisit la radieuse Meredith Jellicoe pour partager la chambre de Feron Hood, elle a l'intention de faire oublier à cette dernière le passé traumatique auquel elle vient d'échapper. En fait, elle crée un lien puissant entre les deux jeunes filles, cimenté par un cours de littérature et d'écriture suivi en commun. Cette relation ne se brise ni quand Meredith doit prendre en catastrophe la tête de la plantation de tabac familiale suite à la mort de ses parents, ni quand Feron part faire sa vie à New York et y publie un livre, puis deux, puis trois. Au fil des années, ces deux femmes que tout sépare maintiennent ce lien sacré de sororité, qui leur permet de puiser l'une dans l'autre la force dont elles ont besoin pour avancer. Dans un livre plein de finesse et de modernité, Gail Godwin peint deux épopées féminines qui se lisent en miroir. Meredith et Feron ne se rencontrent que très rarement, mais sont indispensables à la vie l'une de l'autre. Gail Godwin semble disséquer une amitié, deux coeurs, deux intelligences, avec un brio maîtrisé.
Grande redécouverte de ces dernières années, Connie se place clairement parmi les héroïnes les plus érotiques de l'avant-guerre. Son prestigieux auteur, Frank Godwin, a indéniablement marqué les années trente et même l'histoire de la bande dessinée grâce à son graphisme très original ainsi que par l'indicible séduction que procurent ses histoires à la fois esthétiques et romantiques. Ce recueil d'histoires soigneusement choisies rassemble les plus beaux enchantements de Connie sa fascination pour le moins équivoque et une invitation à l'aventure vouée à enrichir nos rêves. Voici l'une des plus rafraîchissantes bandes dessinées de par son charme, son invention et sa force explosive.
Un jeune homme pauvre mais obstiné taille besognement sa route à travers la société (nous sommes à la fin du XVIIIè siècle), convaincu que le bien finit toujours par être récompensé. Ayant découvert que le meilleur des hommes - ou supposé tel - peut commettre un crime et faire condamner des innocents à sa place, il se lance la rage au c?ur dans une longue enquête, prêt à tout pour démasquer le coupable. Mais les bien-pensants veillent : une main invisible soulèvera contre lui mille persécutions et sa vie dès lors n'est plus qu'une affolante course-poursuite - emprisonnement arbitraire, évasion, pièges et contre pièges... jusqu'à l'étonnante issue, qu'il serait criminel de dévoiler ici. Godwin (qui fut en son temps l'initiateur de l'anarchisme) avait imaginé son roman comme un brûlot destiné à faire sauter la société tout entière, rien de moins. S'il n'y a pas tout à fait réussi, il n'en a pas moins posé, le premier, cette série de lancinantes questions qui ne cessera de hanter la littérature romanesque - et le cinéma ensuite - jusqu'à nous : qu'est-ce que le mal, qu'est-ce que l'innocence, et la vérité la plus nue n'est-elle pas aussi une manière de mensonge ? Jean-Paul Sartre et Alfred Hitchcock, un grand siècle après lui, tenteront encore d'apporter à cela quelques réponses - elles-mêmes en forme de questions.
Résumé : Katie est une enfant douce, timide et réservée. Chaque jour, en compagnie de sa grande soeur, elle attrapé le grand bus rouge de l'école. Eté comme hiver, par tous les temps, le trajet est toujours le même. Mais un jour, Katie doit prendre le bus seule. Une nouvelle aventure commence...
Résumé : Helen, dix ans, et Flora, sa baby-sitter pour l'été, se trouvent toutes deux isolées dans la maison familiale en passe de tomber en ruine, tandis que le père d'Helen est absorbé par une mystérieuse mission. À trois ans, Helen a perdu sa mère, et sa bien-aimée grand-mère, qui l'a élevée jusque-là, vient également de mourir. Cette enfant à l'imagination affûtée veut à tout prix garder intacte la demeure, avec tous les fantômes qui en font la légende. Flora, prête à fondre en larmes à la moindre occasion, est déterminée à choyer Helen. La férocité de leur relation et ses conséquences continueront de hanter Helen pour le restant de ses jours.
La ville de plomb, c'est le titre d'un roman qu'écrit Marcel, un tout jeune dessinateur industriel, pour se libérer du quotidien, pour exprimer sa peine, ses espoirs et surtout l'impression pesante, étouffante, que fait sur l'âme de l'adolescent qu'il est encore le monde affreux qu'est le nôtre. Mais la ville de plomb, c'est aussi Paris, le Paris de Belleville, que Jean Meckert, dans ce livre d'un réalisme puissant, , vrai, sans faiblesse, sans complaisance, fait vivre intensément grâce à une intrigue très simple : Etienne et Marcel, deux tres jeunes gens de Belleville, sont tous les deux épris, d'une dactylo, Gilberte. Leur inquiétude, Ieur timidité, leur inexpérience de la vie compliquée d'un manque total d'illusion, leur sensualité qui se cherche, les rendent tous trois terriblement maladroits. Sans doute Gilberte, après des tentatives amoureuses décevantes, trouvera-t-elle avec Marcel le chemin d'un bonheur possible, mais ce n'est là que l'apparence d'une heureuse conclusion. Le débat, si l'on peut dire, reste ouvert, ce débat navrant d'âmes de faibles avec un monde fort, fermé, un monde de rats, un monde impitoyable, un monde de plomb.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.