
L'imaginé, l'imaginaire & le symbolique
En imaginant, l'homme peut rendre possible l'impossible : dans les mythes ou les religions, ce qui est imaginé n'est jamais pensé ni vécu comme imaginaire par ceux qui y croient. Cet imaginé-là, plus réel que le réel, est sur-réel. Si Lévi-Strauss affirme que " le réel, le symbolique et l'imaginaire " sont " trois ordres séparés ", Maurice Godelier montre au contraire que le réel n'est pas un ordre séparé des deux autres. Les rites, objets et lieux sacrés ne témoignent-ils pas de la réalité de l'existence de Dieu, des dieux ou des esprits pour une partie de l'humanité ? Le symbolique déborde la pensée, envahit et mobilise le corps tout entier, le regard, les gestes, les postures mais aussi l'ensemble du monde : il est le réel. L'ouvrage nous entraîne au coeur stratégique des sciences sociales, car s'interroger sur la nature et le rôle de l'imaginaire et du symbolique, c'est vouloir rendre compte de composantes fondamentales de toutes les sociétés et d'aspects essentiels du mode d'existence proprement humain, des aspects qui forment une grande part sociale et intime de notre identité.
| Nombre de pages | 280 |
|---|---|
| Date de parution | 12/05/2022 |
| Poids | 176g |
| Largeur | 110mm |
| SKU: | 9782271141699 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782271141699 |
|---|---|
| Titre | L'imaginé - L'imaginaire et le symbolique |
| Auteur | Godelier Maurice |
| Editeur | CNRS EDITIONS |
| Largeur | 110 |
| Poids | 176 |
| Date de parution | 20220512 |
| Nombre de pages | 280,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'énigme du don
Godelier MauricePourquoi doit-on donner? Pourquoi doit-on accepter ce que l'on vous donne? Et, quand on a accepté, pourquoi faut-il rendre? Cet ouvrage évalue le rôle et l'importance du don dans le fonctionnement des sociétés et dans la constitution du lien social. Un terrain jadis défriché par Marcel Mauss et que Maurice Godelier examine dans une perspective nouvelle: analysant les choses qu'on donne à partir des choses qu'on se doit de garder - au premier rang desquelles figurent les objets sacrés -, il montre que l'on peut tout à la fois donner un objet et le garder, et fait apparaître ce qui est enfoui en lui: l'imaginaire associé au pouvoir. Ainsi, toute société renferme deux ensembles de réalités: les unes soustraites à l'échange, au don, au marché, constituent autant de points fixes nécessaires pour que les autres circulent. Et c'est précisément la redéfinition des ancrages fondamentaux du fait social qui constitue la tâche majeure de la pensée politique aujourd'hui.ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -

L'idéel et le matériel. Pensée, économies, sociétés
Godelier MauriceBiographie de l'auteur Directeur d'études à l'EHESS, Maurice Godelier est l'une des figures majeures de l'anthropologie française. Il est notamment l'auteur de "La Production des grands hommes", "L'Enigme du don", "Métamorphoses de la parenté" et "Au fondement des sociétés humaines", tous disponibles dans la collection " Champs ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

Au fondement des sociétés humaines. Ce que nous apprend l'anthropologie
Godelier MauriceExtrait de l'introduction:A quoi sert l'anthropologie?C'est au cours d'un débat qu'est né le projet de ce livre. J'avais été invité à prononcer un cycle de quatre conférences par l'université de Virginie, les fameuses «Page Barbour Lectures». C'était en 2002.Deux groupes s'opposaient: les uns affirmaient qu'ils ne croyaient plus ou pas qu'on puisse encore accorder un quelconque «crédit» scientifique, attribuer une «autorité» particulière aux analyses et aux écrits des anthropologues, mais pas davantage à ceux des historiens, orientalistes, etc., qui enseignent dans les universités de l'Occident; les autres invoquaient les hauts faits de l'anthropologie, tels la découverte et l'inventaire des divers systèmes de parenté connus à nos jours, et maintenaient que cette discipline ne pouvait être regardée comme un pur auxiliaire de l'expansion et de la domination de l'Occident sur le reste du monde, mais comportait, dans ses méthodes et dans ses résultats, des éléments qui faisaient d'elle une discipline «scientifique» à part entière, même si son degré de scientificité était modeste comparé à celui des sciences de la nature.Ce genre de débat n'était pas vraiment nouveau. En anthropologie, on avait même pris l'habitude depuis la fin des années 1980, quand Marcus, Fischer, Clifford, Rabinow, Tyler et un certain nombre d'autres avec eux, ou après eux, exhortaient, dans leurs écrits, leurs collègues à prendre une conscience «réflexive» et critique de leur discipline, à la «déconstruire» dans ses moindres recoins et à inventer une nouvelle manière de la pratiquer, «a New Ethnography», disait-on, d'en communiquer les résultats, cette façon «plurivocale» d'écrire qui laisserait entendre beaucoup d'autres voix que celle de l'ethnologue qui, désormais, ne revendiquerait aucune autorité particulière dans l'interprétation des faits rapportés. Ceux-ci, aux yeux de certains, ne pouvaient et ne devaient plus être «re-présentés» mais seulement «évoqués» - et si possible poétiquement. À cette frontière, anthropologie et littérature se fonderaient l'une dans l'autre pour produire des sortes de récits-fictions. Dans le flot de ces appels à une nouvelle ethnographie et à la déconstruction générale de l'ancienne, d'autres figures emblématiques furent également convoquées afin qu'elles apportent le poids de leur autorité: leurs voix venaient d'outre-Atlantique bien qu'elles eussent pour noms Lyotard, Derrida, Foucault, Deleuze, Baudrillard, Ricoeur..., dont un corpus de citations, accolées pêle-mêle, constitue aux Etats-Unis ce qu'on appelle la «French Theory». Celle-ci est, en effet, une invention purement américaine. En France il n'existe pas de «French Theory». Il existe des penseurs - Lyotard, Foucault, Derrida, entres autres - qui ont produit, à partir des années 1970, des oeuvres singulières, qui ont, à plusieurs reprises, changé de paradigmes théoriques, qui se sont à l'occasion profondément opposés entre eux (tels Foucault et Derrida) et unis à d'autres moments, et dont l'influence, une fois les effets de mode épuisés, ne fait pas d'eux des gourous ou des visionnaires éclairant le champ tout entier de la pensée mais des penseurs utiles à ceux qui s'attachent à éclairer tel ou tel aspect de la réalité, tel ou tel champ de problèmes. Bref, la France produit et exporte de nombreux et brillants penseurs, mais, sur place, elle les consomme le plus souvent avec mesure et pragmatisme et ne laisse en général aucun d'entre eux occuper toute la place.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Métamorphoses de la parenté
Godelier MauriceVers quoi nous mènent les bouleversements en cours au sein de la famille? Le contexte de cette interrogation est bien connu: on se marie de moins en moins, le taux de divorce augmente, les familles éclatent et se recomposent. Et si la filiation résiste lorsque les alliances se défont, la revendication du mariage gay (et lesbien) et du droit à l'adoption par les couples homosexuels modifie complètement la donne. Pour comprendre ce qui nous attend, Maurice Godelier rouvre ici le dossier de la parenté. à travers l'étude de l'expérience accumulée par l'ensemble des sociétés connues en matière d'alliance, d'organisation de la descendance, de sexualité et d'interdits sexuels. Revisitant parallèlement l'histoire de l'étude de la parenté depuis le XIXe siècle, il élabore des hypothèses fortes: nulle part un homme et une femme ne suffisent à faire un enfant; nulle part les rapports de parenté ou la famille ne constituent le fondement de la société. Et si l'homosexualité n'avait jamais encore été revendiquée comme fondement de la famille, ce à quoi nous assistons depuis trente ans n'est pas la disparition de la parenté, niais une formidable métamorphose qui, paradoxalement, nous rapproche des sociétés "traditionnelles", le terrain privilégié des ethnologues. Trois index, un glossaire. plusieurs cartes et une bibliographie accompagnent cette édition.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 €
Du même éditeur
-
Dictionnaire des saints et grands témoins du christianisme
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard ViRésumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
L'empire du signal. De l'écrit aux écrans
Chardel Pierre-AntoineLes écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -
Fabuleuses erreurs. De Darwin à Einstein
Livio Mario ; Audouze JeanCharles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -
Le bonheur. Dictionnaire historique et critique
Gally MichèleC'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
De la même catégorie
-
Par-delà nature et culture
Descola PhilippeSeul l'Occident moderne s'est attaché à classer les êtres selon qu'ils relèvent des lois de la matière ou des aléas des conventions. L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle -, elle perpétue une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie. Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement. Son enquête met en évidence quatre façons d'identifier les "existants" et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d'un continent à l'autre : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains , l'analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l'animisme, qui prête aux non-humains l'intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l'aptitude culturelle. La cosmologie moderne est devenue une formule parmi d'autres. Car chaque mode d'identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C'est à une recomposition radicale de ces sciences et à un réaménagement de leur domaine que ce livre invite, afin d'y inclure bien plus que l'homme, tous ces "corps associés" trop longtemps relégués dans une fonction d'entourage.EN STOCKCOMMANDER13,30 € -
Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie
Diamond Jared ; Botz Agnès ; Fidel Jean-LucAu rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? La réponse se construit à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps - depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) jusqu'aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti, Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tikopia et le Japon de l'ère Tokugawa). De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes. Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement.EN STOCKCOMMANDER15,11 € -
L'Age d'homme. Précédé de L'Afrique fantôme
Leiris Michel ; Hollier Denis ; Marmande Francis ;Revue de presse Faisant de lui-même une sorte d'objet d'étude, Michel Leiris (1901-1990) réalisa avec La Règle du jeu sa plus vaste entreprise autobiographique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT75,00 € -
Le monde jusqu'à hier. Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles
Diamond Jared ; Sené Jean-FrançoisRésumé : Les passagers, munis de titres de transport électroniques, de bagages de cabine passés aux rayons X, attendent, guidés par un personnel aux uniformes seyants et sous l'oeil d'une police affairée à regarder les écrans de contrôle de sécurité, d'embarquer pour Wapenamanda, Goroka, Kikori, Kundiawa et Wewak. Nous sommes à Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Rien que de normal. L'essentiel est ailleurs : ces hommes d'équipage, ces policiers à gadgets électroniques et ces passagers coutumiers de l'avion sont les descendants directs de ces millions de Papous, découverts par une expédition australienne en 1931, vivants isolés dans leurs diverses vallées montagneuses, en petites sociétés closes, dépourvues d'écriture, de monnaie, d'écoles et de gouvernement centralisé, à un âge trop vite jugé "de pierre". En quelque quatre-vingts années, la population des Highlands de Nouvelle-Guinée a vécu des changements qui prirent des millénaires à advenir dans le reste du monde. Jared Diamond, qui découvrit la Nouvelle-Guinée en 1964 pour sa première étude de terrain ornithologique, pose la question, rarement envisagée : que nous apprennent ces Papous de ce que les Occidentaux ont perdu avec la disparition des sociétés traditionnelles - ces sociétés structurées en groupes de faible densité de population (allant de quelques dizaines à quelques milliers d'individus), subsistant de la chasse et de la cueillette, de la culture ou de l'élevage, et que les contacts avec les grandes sociétés industrielles ont transformées de façon limitée ? Elles ont en effet inventé des milliers de solutions aux problèmes humains différentes de celles adoptées par nos sociétés modernes. Certaines - par exemple, des manières d'élever les enfants, de traiter les personnes âgées, de demeurer en bonne santé, de bavarder, de passer le temps libre, de pratiquer le multilinguisme ou de régler les litiges - semblent supérieures à celles des pays occidentalisés et riches. Les sociétés traditionnelles peuvent nous inspirer quelques meilleures pratiques de vie, mais également nous aider à évaluer d'autres avantages de notre propre société que nous avons fini par considérer comme normaux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 €








