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Balzac ininterrompu
Gleize Joëlle
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753589841
Quand on lit du Balzac, que lit-on aujourd'hui ? Que lisait-on hier ? Et comment ? Ce regard rétrospectif sur vingt années de lectures balzaciennes dessine les contours d'un Balzac composite, du panthéon scolaire qu'il représenta longtemps, au statut de "moderne" qu'il prit, par-delà les polémiques, au tournant des années 1980, enfin d'un contemporain de son siècle autant que du nôtre : un Balzac ininterrompu. L'inscription de la lecture dans le texte des romans (personnages lecteurs, métadiscours, programmation implicite), la question du public visé, des supports de l'écriture (format, collection, mise en pages), des variations de la réception, telles sont les recherches au coeur de ce livre qui éclaire les composantes d'une pensée en acte de la lecture. Car Balzac ne se contente pas de donner et d'apprendre à voir à travers son regard. Il propose un déchiffrement du monde qui intègre ses propres livres, jusqu'à penser leurs conditions de production et de réception, les faisant percevoir comme d'inépuisables vecteurs de liaison et d'interprétation. avec le soutien du Centre interdisciplinaire d'étude des littératures d'Aix-Marseille.
Résumé : Intitulé " Relire L'Acacia ", le numéro 11 des Cahiers Claude Simon sera principalement consacré au roman de 1989, qui fut à la fois un sommet et un seuil dans l'oeuvre de Simon : premier roman entièrement " à base de vécu ", premier roman aussi à paraître après l'attribution du prix Nobel, il a été salué et admiré avec une unanimité nouvelle. La majorité des rubriques habituelles des Cahiers seront consacrées à ce roman : un entretien de Claude Simon de 1989 difficilement accessible, une mise au point sur la réception critique du roman, un ensemble d'études critiques qui en éclairent les principaux aspects, ainsi que la réédition d'un article important qui éclaire les liens de L'Acacia avec les romans antérieurs et des documents d'archive sur la Grande Guerre. Ce numéro proposera aussi des comptes rendus d'ouvrages récents consacrés à l'oeuvre de Simon, ainsi qu'un texte de Maylis de Kerangal sur sa lecture du romancier.
A dix-huit ans, Julien quitte l'Ariège où il a grandi et appris le dur métier de forgeron. Fuyant un père violent, il part sur les routes de France, se mêlant aux "serfs de la voie" qui construisent les lignes de chemin de fer. Jusqu'au Paris du Second Empire où il découvre la vie et "le prix à payer" l'usine, les logements de fortune, la dureté de la condition ouvrière... Engagé dans les tourmentes de la Commune, Julien réussit à quitter la capitale assiégée et à regagner l'Ariège où l'attend peut-être enfin le bonheur. En retraçant le destin d'un jeune ouvrier, Georges-Patrick Gleize nous offre un émouvant roman d'amour et d'Histoire, un hommage à tous ceux qui parfois ont payé de leur vie le prix de la liberté.
S'il ne prétend pas rendre compte de la totalité des interprétations suscitées par l'œuvre de Balzac, ce livre veut néanmoins présenter les plus significatifs des écrits et travaux qui, par leur dialogue et leurs contradictions, ont construit et parfois infléchi sa lecture. Le volume s'ouvre sur les lectures pionnières d'écrivains (Baudelaire, Zola, Proust, Butor), puis étudie la façon dont on a appréhendé la visée totalisante de Balzac et dont l'institution scolaire a privilégié certains romans (Eugénie Grandet, Le Père Goriot). L'exposé des différentes approches critiques à travers lesquelles le XXè siècle a lu Balzac est suivi de la présentation de quelques débats et directions de recherche actuelles. Enfin un guide bibliographique regroupe les principaux travaux de la recherche sur Balzac.
Nous sommes tous de lopins" écrit Montaigne. Et Claude Simon d'ajouter : "Toute oeuvre peinte ou écrite [... ] n'est jamais qu'une combinaison de fragments [... ]. En littérature, Joyce et Proust ont été, me semble-t-il, les premiers à ne pas cacher qu'il s'agissait de travaux d'assemblage et à composer des textes qui ne prétendaient plus enseigner ni démontrer quoi que ce soit". Jamais autant que dans Le Jardin des Plantes, Simon n'invite à considérer l'oeuvre comme assemblage de fragments hétéroclites éclats de récits, anecdotes, notes de voyages ou de lectures, choses vues ou citations que le romancier dispose sur la page en blocs de texte, composant une oeuvre tout en échos, contrastes et correspondances. Articuler fragment et totalité : tel est l'enjeu des études rassemblées dans ce volume qui propose, vingt ans après sa parution, de revisiter Jardin des Plantes, mais aussi de rendre l'hommage que nous devons à celle qui, des décennies durant, accompagna la vie et l'oeuvre du romancier, Réa Simon. Ont participé à ce numéro : Didier ALEXANDRE, Patrick AUTREAUX, Vincent BERNE, Anne-Lise BLANC, Bérénice BONHOMME, Jacques D'ANGLEJAN, Antoine DE GAVDEMAR, Geneviève DUBOSGLARD, Jean H. DUFFY, Alastair B. DUNCAN, Chiara FALANGOLA, Alain FLEISCHER. Christine GENIN, Joëlle GLEIZE, Karen HADDAD, Jean KAEMPFER, Olivier KAHN, Jean-Yves LAURICHESSE, Patrick LONGUET, Yves MABIN CHENNEVIERE, Edgar MORIN, Pierre PARLANT, Yves PEYRE. Hugues PRADIER. Jean-François PUFF et David ZEMMOUR.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour