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Avoir une âme pour les pierres. Arts, sciences et minéralité du tournant des Lumières au crépuscul
Glaudes Pierre ; Vasak Anouchka ; Saint Girons Bal
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753594760
Avoir une âme pour les pierres" : tel était le souhait de Lenz, le poète éponyme du récit de Büchner (1836) qui exprime le désir romantique de communiquer avec le monde sensible des forêts, des nuées et des roches. C'est dans ce sillage et celui d'un renouvellement du lien entre l'homme et la nature, qu'il faut aujourd'hui repenser notre rapport aux pierres, à l'inerte et à l'inorganique. Car, sous l'impulsion des penseurs et des artistes, la pierre s'anime, la pierre vit et n'est plus, dans l'échelle des êtres, aussi radicalement séparée de l'homme. En dépit de la tendance de la modernité à réduire le minéral à un matériau utile au développement économique, la littérature et les arts manifestent le désir d'établir une familiarité, une continuité entre l'homme et la pierre. Plus encore, ce désir donne à cette continuité un langage qui l'investit d'une puissance symbolique laquelle, sans tarir la mélancolie attachée à l'impermanence du vivant, ouvre les possibilités du rêve en conservant à la pierre sa part d'opacité.
Un essai: étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche originale de multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier: bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace en élégant. Une nouvelle manière de lire.
A l'heure où les médias font connaître et créent parfois l'événement, quelle capacité la littérature possède-t-elle de l'intégrer et de le faire advenir elle-même ? Créer l'événement, c'est d'abord insérer l'accident dans une continuité historique, idéologique, socioculturelle. Réfléchir sur un tel objet, c'est donc tenter de comprendre comment les faits se lestent de signification ou non, à travers une écriture narrative, poétique ou essayiste. Une telle opération confère nécessairement à l'événement une fonction sémiotique. Il peut n'être alors qu'un cadre relevant d'une esthétique du pittoresque ou du morceau de bravoure. Mais, il peut aussi porter en lui une leçon qu'il revient à l'écrivain de dégager. Dans cette hypothèse, l'événement prend un sens historique, mais il est en général un objet herméneutique complexe, dont la signification allégorique ou symbolique dépasse l'époque où il s'est produit. A partir d'exemples empruntés à des genres et des auteurs variés, les études composant ce volume, de Balzac à Claude Simon ou de Baudelaire à Michaux, se proposent d'analyser divers modes de construction de l'événement en littérature. Ce sont notamment les déplacements opérés dans les représentations entre le XIXe et le XXe siècle qui ont retenu l'attention, ainsi que leur sens éthique, religieux ou politique pour l'homme moderne.
Résumé : Les principes esthétiques de Barbey d'Aurevilly nous sont devenus si étrangers que certains éprouvent le besoin de "moderniser" ses récits, en y atténuant la part des questions morales et métaphysiques. Au moment où la réédition de son oeuvre critique rétablit dans toute leur force les liens tissés par l'écrivain entre fiction et pensée, cet ouvrage donne quelques aperçus sur son esthétique romanesque: son rapport au réalisme, à la fantaisie, au grotesque, au sublime, à l'exemplarité. Il ne s'agit pas de prendre fait et cause pour le Connétable des lettres, mais de partir d'une donnée qu'on a souvent tendance à occulter: le projet esthétique de Barbey s'enracine dans une pensée antimoderne.
Résumé : Cet ouvrage présente une synthèse des études sémiotiques, psychologiques et sociologiques sur le personnage dans les romans. Il montre comment le personnage est fondamental pour comprendre l'organisation des récits et leur réception.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.