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Le sens de l'événement dans la littérature française des XIXe et XXe siècles : actes du colloque int
Glaudes Pierre
P.I.E. P. LANG
105,60 €
Épuisé
EAN :9783039113187
A l'heure où les médias font connaître et créent parfois l'événement, quelle capacité la littérature possède-t-elle de l'intégrer et de le faire advenir elle-même ? Créer l'événement, c'est d'abord insérer l'accident dans une continuité historique, idéologique, socioculturelle. Réfléchir sur un tel objet, c'est donc tenter de comprendre comment les faits se lestent de signification ou non, à travers une écriture narrative, poétique ou essayiste. Une telle opération confère nécessairement à l'événement une fonction sémiotique. Il peut n'être alors qu'un cadre relevant d'une esthétique du pittoresque ou du morceau de bravoure. Mais, il peut aussi porter en lui une leçon qu'il revient à l'écrivain de dégager. Dans cette hypothèse, l'événement prend un sens historique, mais il est en général un objet herméneutique complexe, dont la signification allégorique ou symbolique dépasse l'époque où il s'est produit. A partir d'exemples empruntés à des genres et des auteurs variés, les études composant ce volume, de Balzac à Claude Simon ou de Baudelaire à Michaux, se proposent d'analyser divers modes de construction de l'événement en littérature. Ce sont notamment les déplacements opérés dans les représentations entre le XIXe et le XXe siècle qui ont retenu l'attention, ainsi que leur sens éthique, religieux ou politique pour l'homme moderne.
Résumé : Les nuages sont aujourd'hui au coeur du débat sur le réchauffement climatique ; les sciences et technologies de l'information et de la communication inventent "l'informatique en nuage" ; les "chasseurs de nuages" soumettent leurs clichés à la Cloud Appreciation Society. Le nuage est résolument moderne. Suivant les voies ouvertes par Michel Serres et Hubert Damisch, littéraires, philosophes, historiens des sciences, de l'art, de la musique, et une géographe-climatologue ici rassemblés abordent la question du nuage à un moment-clé de l'histoire occidentale : celui qui, du tournant des Lumières au crépuscule du romantisme, ouvre la modernité. S'y révèlent le double mouvement de laïcisation de la pensée et de permanence de l'irrationnel ou du mythe, le brouillage entre le sujet et le monde, et le travail des penseurs comme des artistes - écrivains, peintres, musiciens -, pour appréhender, dire et représenter ce qui échappe.
La Peau de chagrin est un roman de crise, où se manifeste en grinçant un nouveau mal de vivre. Démonétisées sur la scène historique, les valeurs n'y ont plus de fonction régulatrice. On y voit prospérer cette "pathologie de la vie sociale" qui, de l'intérieur, menace un groupe humain de dissolution. A l'évidence, l'Histoire piétine : elle y est suspendue entre un passé, dont on respire encore "la senteur cadavéreuse", et un avenir, où tout idéal semble par avance flétri. Dans une telle impasse - les ruines ou le chaos -, la vie sociale tourne sur elle-même, en une ronde infernale : la mort guette, à ce jeu dangereux. Solidement ancré dans la réalité, La Peau de chagrin n'est donc pas à proprement parler ce qu'on appelle un "roman d'actualité" : si éblouissante que soit la verve du conteur parisien, son propos dépasse celui d'un journaliste écrivant une chronique de 1830. Pas davantage, ce récit ne quadrille méthodiquement tous les secteurs d'une société en crise, selon le dispositif panoptique que déploie l'enquête réaliste. Hofmannsthal touche juste quand il voit dans cette oeuvre une "rhapsodie débordante d'imagination et de réflexions philosophiques". Car on y trouve une ample exposition du "système" balzacien où l'homme est "considéré comme individu et comme être social". C'est de ce côté-là qu'il faut chercher l'horizon d'un roman dont Balzac n'a pas fait au hasard "la cellule-mère de La Comédie humaine"". Pierre Glaudes.
Résumé : Les principes esthétiques de Barbey d'Aurevilly nous sont devenus si étrangers que certains éprouvent le besoin de "moderniser" ses récits, en y atténuant la part des questions morales et métaphysiques. Au moment où la réédition de son oeuvre critique rétablit dans toute leur force les liens tissés par l'écrivain entre fiction et pensée, cet ouvrage donne quelques aperçus sur son esthétique romanesque: son rapport au réalisme, à la fantaisie, au grotesque, au sublime, à l'exemplarité. Il ne s'agit pas de prendre fait et cause pour le Connétable des lettres, mais de partir d'une donnée qu'on a souvent tendance à occulter: le projet esthétique de Barbey s'enracine dans une pensée antimoderne.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.