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Les Eglises aprés Vatican II. Colloque international de Bologne
GIUSEPPE ALBERIGO
BEAUCHESNE
45,50 €
Épuisé
EAN :9782701010243
L'ecclésiologie de Vatican II peut encore constituer un projet actuel pour l'Eglise à condition d'être valorisée, en ses termes "portants" , selon une lecture globale et une perspective de développement. Il ne semble pas aventureux de prévoir que, dans les prochaines années, on arrivera à des initiatives institutionnelles d'une très grande importance. Dans cette perspective, il est bon de clarifier au plus tôt l'horizon doctrinal du tournant ecclésiologique pris par le Concile en mettant en relief les lignes de force, les connexions avec le débat oecuménique, les contradictions et les difficultés non résolues. C'est dans ce but que, invités par l'Institut des Sciences Religieuses de Bologne, une quarantaine de théologiens, d'historiens, de canonistes se sont rencontrés, en 1980, en un colloque à l'organisation duquel les facultés théologiques de Louvain et Louvain-la-Neuve, l'Institut catholique de Paris avaient également pris part. Ce colloque a permis de mettre ne lumière l'urgence d'une reprise de réflexion créative dans le domaine de l'ecclésiologie.
Giuseppe Alberigo avait trente ans au moment duconcile. Jeune historien, il s'est trouvé "embarqué" dans cette grande aventure qui a décidé de l'orientation du reste de sa vie professionnelle et personnelle. Jeune membre d'une équipe bolognaise de recherche et d'étude animée par Mgr Dossetti et patronnée par le cardinal Lercaro, l'une des fortes personnalités du concile, il en est aujourd'hui le responsable. Cet Institut pour les sciences religieuses de Bologne est depuis plusieurs décennies un lieu essentiel d'étude et de documentation de l'événement conciliaire. On doit notamment à G. Alberigo unemonumentale Histoire du concile Vatican II en cinq volumes, ouvrage collectif et international publié en français aux Editions du Cerf, dont le dernier tome paraît cette année pour le quarantième anniversaire de la conclusion du concile. À cette occasion, G. Alberigo s'est demandé ce que ses enfants, et surtout ses petits-enfants, connaissaient d'un événement qui a bouleversé l'Eglise catholique et largement marqué son époque, bien au-delà des frontières du monde romain. Pour eux, il a repris, sous les dimensions accessibles d'un ouvrage de 200 pages et dans un langage plus simple, la trame de cette grande série historique. L'intérêt et l'agrément de l'ouvrage tiennent à ce qu'il ne s'agit pas seulement de l'étude du concile Vatican II par son meilleur historien, mais du témoignage d'un chrétien engagé dans l'événement, qu'il revit pour nous.
Au cours de la longue étape préparatoire de Vatican II, ouverte le 25 janvier 1959 par l'annonce de Jean XXIII et qui a duré jusqu'en octobre 1962, se manifestent avec clarté les difficultés et les tensions du catholicisme en notre siècle. L'intention oecuménique de Jean XXIII avait soulevé des enthousiasmes, souvent naïfs, mais qui avaient suscité des énergies inconnues dans le corps de l'Eglise, et avaient appelé à une confrontation avec les rythmes haletants de l'histoire et ses profondes mutations.
Je crois que je n'ai jamais voulu faire à tout prix quelque chose qui soit de la sculpture ; j'ai toujours travaillé à partir de l'objet, de la logique de la matière. [... ] Quand j'ai utilisé l'arbre, [... ] je me suis servi du bois et de la végétation comme matière capable de se transformer, de se modeler. Je reconnais par ailleurs la richesse symbolique de l'arbre, mais le principe fondamental de mon travail est une adhésion à la réalité". Giuseppe Penone
Le concile Vatican II, cet événement qui a donné sa physionomie au catholicisme de notre temps et marqué tout le monde chrétien, n'avait pas fait l'objet jusqu'ici d'une reconstitution historique systématique. Cette Histoire du Vatican II, patronnée par l'Institut pour les sciences de Bologne et coordonnée par Giuseppe Alberigo, constitue la synthèse d'un projet international qui tire profit d'une masse documentaire inédite très riche et de l'apport d'auteurs de milieux, langues et foyers culturels divers. Publié simultanément en six langues, l'ouvrage entend retrouver la dialectique qui a animé et caractérisé l'assemblée en ses diverses phases. Le 29 septembre 1963, avec le début de la deuxième session des congrégations générales, s'ouvre le concile de Paul VI qui fut, à la fois, le fils et le père du concile. Après la mort de Jean XXIII, Vatican II se trouve en situation d'un " nouveau commencement ". Sous l'impulsion du collège des modérateurs, placés au sommet du concile par volonté expresse de Paul VI, la session conciliaire aborda des sujets cruciaux tels que la théologie de l'Eglise, la liturgie, la charge pastorale des évêques et enfin l'oecuménisme. La clôture de cette deuxième session (le 4 décembre 1963) permet de voir arriver les premiers fruits des longs débats avec l'approbation définitive des textes sur la rénovation de la liturgie et sur les médias. Cette fin de session est aussi marquée par le pèlerinage de Paul VI à Jérusalem. La période intermédiaire entre la deuxième et la troisième session (1963-1964) est caractérisée par l'incertitude qui pèse sur la durée ultérieure du concile ainsi que par le développement des grandes questions théologiques. La mise en route de la réforme liturgique révèle une des caractéristiques de Vatican II : l'anticipation sur la période postconciliaire. S'appuyant sur une imposante base documentaire, ce troisième volume présente une reconstitution analytique et scientifiquement rigoureuse de l'événement conciliaire dans toute sa richesse.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.