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Histoire du concile Vatican II (1959-1965). Tome 3, Le concile adulte (septembre 1963-septembre 1964
Alberigo Guiseppe
CERF
65,00 €
Épuisé
EAN :9782204063920
Le concile Vatican II, cet événement qui a donné sa physionomie au catholicisme de notre temps et marqué tout le monde chrétien, n'avait pas fait l'objet jusqu'ici d'une reconstitution historique systématique. Cette Histoire du Vatican II, patronnée par l'Institut pour les sciences de Bologne et coordonnée par Giuseppe Alberigo, constitue la synthèse d'un projet international qui tire profit d'une masse documentaire inédite très riche et de l'apport d'auteurs de milieux, langues et foyers culturels divers. Publié simultanément en six langues, l'ouvrage entend retrouver la dialectique qui a animé et caractérisé l'assemblée en ses diverses phases. Le 29 septembre 1963, avec le début de la deuxième session des congrégations générales, s'ouvre le concile de Paul VI qui fut, à la fois, le fils et le père du concile. Après la mort de Jean XXIII, Vatican II se trouve en situation d'un " nouveau commencement ". Sous l'impulsion du collège des modérateurs, placés au sommet du concile par volonté expresse de Paul VI, la session conciliaire aborda des sujets cruciaux tels que la théologie de l'Eglise, la liturgie, la charge pastorale des évêques et enfin l'oecuménisme. La clôture de cette deuxième session (le 4 décembre 1963) permet de voir arriver les premiers fruits des longs débats avec l'approbation définitive des textes sur la rénovation de la liturgie et sur les médias. Cette fin de session est aussi marquée par le pèlerinage de Paul VI à Jérusalem. La période intermédiaire entre la deuxième et la troisième session (1963-1964) est caractérisée par l'incertitude qui pèse sur la durée ultérieure du concile ainsi que par le développement des grandes questions théologiques. La mise en route de la réforme liturgique révèle une des caractéristiques de Vatican II : l'anticipation sur la période postconciliaire. S'appuyant sur une imposante base documentaire, ce troisième volume présente une reconstitution analytique et scientifiquement rigoureuse de l'événement conciliaire dans toute sa richesse.
Ce deuxième volume de l'histoire de Vatican II, événement qui a donné sa physionomie au catholicisme moderne et marqué tout le monde chrétien, débute le 11 octobre 1962. Dès l'ouverture du concile, la vie de la grande assemblée conciliaire se caractérise par des rythmes complexes, par l'amoncellement de thèmes, de questions, de sentiments qui parcourent l'assemblée plénière, les commissions, les observateurs, les groupes informels, les grandes résidences des évêques, les centres d'information, la presse et l'opinion publique. Au cours des semaines qui occupent la première session jusqu'au 8 décembre 1962, des thèmes décisifs pour le catholicisme contemporain, tels ceux sur la liturgie, la révélation, l'Eglise, sont mis en débat. Ce sera la tâche de la longue intersession (décembre 1962-septembre 1963) - également marquée par la mort de Jean XXIII et l'élection de Paul VI - d'assurer à Vatican II une "nouvelle préparation" capable de traduire en propositions le désir de renouveau apparu dans l'aula conciliaire. Grâce notamment à l'apport d'une documentation importante, cet ouvrage permet une reconstruction non anecdotique, mais approfondie et pluridimensionnelle, de l'événement conciliaire.
Le terme de démocratie recouvre aujourd'hui différents sens qui ont souvent peu de choses à voir les uns avec les autres. S'il s'agit du pouvoir du peuple il y a loin de la coupe aux lèvres pour ce qui est du pouvoir réel du peuple dans la plupart des pays se réclamant de la démocratie. Il y a dans le même temps de nombreuses expériences qui tentent, de façon officielle ou marginale, de redonner tout son sens à une vision du monde basée sur le partage du pouvoir grâce à des pratiques et des institutions novatrices. Partant de la déception qui a suivi le mouvement mondial d'"insurrection citoyenne" provoquée par la crise des subprimes ou par l'effondrement de régimes autoritaires traditionnels, les auteurs revisitent en partie la longue marche de la démocratie à travers l'histoire et un certain nombre de pays. Ils tentent de dégager des expériences récentes, allant des indignés à Nuit Debout, ou plus anciennes, telles celles de la Suisse et du municipalisme français, les invariants d'une démocratie directe. Ils en arrivent à la conclusion que ce qui compte pour renforcer, approfondir et améliorer la démocratie ce n'est pas de préparer et d'élire des écuries aux discours prometteurs mais de redistribuer à chaque citoyen la part de pouvoir qui lui permettra d'intervenir à tout moment dans la délibération publique. Cette part passe par la redistribution de droits individuels inaliénables et forcément par des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui remettent la citoyenne et le citoyen au centre du processus décisionnel.
Pour la première fois en édition bilingue, l'ensemble des décrets des 21 conciles généraux ou oecuméniques, qui se sont tenus de l'an 325 à 1965. Ces textes majeurs de l'histoire doctrinale du christianisme avec ses dimensions culturelles et oecuméniques sont édités en langue originale grecque ou latine, avec traduction française en vis-à-vis.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.