Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pour la jeunesse du christianisme : le concile Vatican II 1959-1965
Alberigo Giuseppe ; Mignon Jacques
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204079266
Giuseppe Alberigo avait trente ans au moment duconcile. Jeune historien, il s'est trouvé "embarqué" dans cette grande aventure qui a décidé de l'orientation du reste de sa vie professionnelle et personnelle. Jeune membre d'une équipe bolognaise de recherche et d'étude animée par Mgr Dossetti et patronnée par le cardinal Lercaro, l'une des fortes personnalités du concile, il en est aujourd'hui le responsable. Cet Institut pour les sciences religieuses de Bologne est depuis plusieurs décennies un lieu essentiel d'étude et de documentation de l'événement conciliaire. On doit notamment à G. Alberigo unemonumentale Histoire du concile Vatican II en cinq volumes, ouvrage collectif et international publié en français aux Editions du Cerf, dont le dernier tome paraît cette année pour le quarantième anniversaire de la conclusion du concile. À cette occasion, G. Alberigo s'est demandé ce que ses enfants, et surtout ses petits-enfants, connaissaient d'un événement qui a bouleversé l'Eglise catholique et largement marqué son époque, bien au-delà des frontières du monde romain. Pour eux, il a repris, sous les dimensions accessibles d'un ouvrage de 200 pages et dans un langage plus simple, la trame de cette grande série historique. L'intérêt et l'agrément de l'ouvrage tiennent à ce qu'il ne s'agit pas seulement de l'étude du concile Vatican II par son meilleur historien, mais du témoignage d'un chrétien engagé dans l'événement, qu'il revit pour nous.
Pour la première fois en édition bilingue, l'ensemble des décrets des 21 conciles généraux ou oecuméniques, qui se sont tenus de l'an 325 à 1965. Ces textes majeurs de l'histoire doctrinale du christianisme avec ses dimensions culturelles et oecuméniques sont édités en langue originale grecque ou latine, avec traduction française en vis-à-vis.
Le terme de démocratie recouvre aujourd'hui différents sens qui ont souvent peu de choses à voir les uns avec les autres. S'il s'agit du pouvoir du peuple il y a loin de la coupe aux lèvres pour ce qui est du pouvoir réel du peuple dans la plupart des pays se réclamant de la démocratie. Il y a dans le même temps de nombreuses expériences qui tentent, de façon officielle ou marginale, de redonner tout son sens à une vision du monde basée sur le partage du pouvoir grâce à des pratiques et des institutions novatrices. Partant de la déception qui a suivi le mouvement mondial d'"insurrection citoyenne" provoquée par la crise des subprimes ou par l'effondrement de régimes autoritaires traditionnels, les auteurs revisitent en partie la longue marche de la démocratie à travers l'histoire et un certain nombre de pays. Ils tentent de dégager des expériences récentes, allant des indignés à Nuit Debout, ou plus anciennes, telles celles de la Suisse et du municipalisme français, les invariants d'une démocratie directe. Ils en arrivent à la conclusion que ce qui compte pour renforcer, approfondir et améliorer la démocratie ce n'est pas de préparer et d'élire des écuries aux discours prometteurs mais de redistribuer à chaque citoyen la part de pouvoir qui lui permettra d'intervenir à tout moment dans la délibération publique. Cette part passe par la redistribution de droits individuels inaliénables et forcément par des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui remettent la citoyenne et le citoyen au centre du processus décisionnel.
Le concile Vatican II, événement qui a donné sa physionomie au catholicisme de ce siècle et marqué l'ensemble du fait chrétien à l'échelle mondiale, ne pouvait jusqu'ici être approché sur la base d'une reconstitution historique organique. L'Histoire du concile Vatican II, promue par l'Institut pour les sciences religieuses de Bologne et coordonnée par Giuseppe Alberigo, constitue la synthèse d'un programme international qui bénéficie d'une très riche documentation inédite et de l'apport d'auteurs de différents horizons, langues et mondes culturels. L'œuvre, publiée en même temps en six langues, compte cinq volumes et entend restituer la dialectique qui a animé l'assemblée conciliaire au cours de ses diverses phases. Ce quatrième tome étudie les événements et les nœuds critiques de l'automne 1964 et de l'intersession qui a suivi, la dernière avant la conclusion effective du concile. C'est un moment à bien des égards convulsif où se manifeste plus nettement le rôle de guide de Paul VI, lors même que les courants conciliaires expriment des positions distantes, voire difficiles à articuler entre elles. Les débats portent sur la nature et l'exercice de la collégialité épiscopale de même que sur d'autres thèmes propres à susciter d'intenses discussions liées à l'œcuménisme : la liberté religieuse et les rapports avec le judaïsme. Le concile traverse alors sa plus grave crise, ce que l'on a appelé la semaine noire qui débouchera sur des modifications des schémas en discussion mais aura aussi, de manière plus générale, un impact sur les consciences.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.