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A LA FACE DU MONDE
GIULIO ANGIONI
FOSSE AUX OURS
19,00 €
Épuisé
EAN :9782357070967
Sardaigne, 1258 : la ville de Santa Gia est rasée par les Pisans, après un siège durant lequel les assaillants n'ont pas hésité à catapulter des lépreux sur la population pour la contaminer. Quelques rescapés trouvent refuge dans une île des étangs voisins, ancienne léproserie. C'est l'un d'eux, Mannai Murenu, commis d'un marchand de vin, qui racontera, soixante-dix ans après, comment ils survécurent. Ainsi, autour du vieux sage juif, Baruch, et de Paulinu, employé au scriptorium d'un couvent, d'anciens esclaves musulmans et chrétiens, de nobles dames et d'une prostituée repentie, de déserteurs alamans, d'un forgeron byzantin et d'un pêcheur d'étang se crée une communauté hétéroclite fondée sur l'entraide et le respect des différences. Tous vont vivre librement une grande aventure collective. Roman historique ou fable, ce livre est un hymne à l'humanité retrouvée et à la tolérance.
En écrivant La peau des mercenaires, Silvagni nous donne ce choc, jamais ressenti depuis le premier livre de Céline : il crée un monde en nous restituant son langage particulier. Dès lors, plus de pittoresque de cinéma et de chansons. Pour la première fois, c'est la Légion qui parle (et dans un langage parfois, faut-il le dire, qui ne permet pas de mettre le livre entre toutes les mains). L'auteur, Giulio Cesare Silvagni, est chevalier romain. Dans son entourage, on parle français, on parle de la France, et c'est tout naturellement que Silvagni se rend à Paris dès qu'il le peut, afin de poursuivre ses études de peinture et rencontrer les personnages qui l'intéressent : Germaine Dulac, pour laquelle il fait des décors qui marquent une époque ; Antonin Artaud, pour qui il matérialise "la porte et la serrure" de La coquille et le clergyman ; Carl Dreyer, qui lui demande des décors pour le Vampyr. Aujourd'hui, Silvagni dirige une galerie de la rive gauche. Il a exposé à Paris et à l'étranger. Cet homme, que toutes les aventures spirituelles trouvaient disponible, s'est senti attiré par la Légion étrangère. Il y a servi avant, pendant et après la guerre. Au milieu des combats, dans l'ennui des bleds, partout, du désert en Alsace, Silvagni portait ses deux musettes réglementaires, et la troisième qui contenait ses cahiers. Documentaire inestimable ! Mais ce ne sont pas que des cahiers de route. C'est une histoire de l'homme, de l'homme Iégionnaire. Etrange bouillonnement de passions, de déraison, d'enthousiasmes, comme si la discipline de fer ne servait qu'à exaller les forces individuelles, à les pousser à leur paroxysme.
Fraus: sa Maison de l'Ogre et ses sorcières, mais aussi son terrain de sport et son grand magasin d'équipement ménager. Le maire, professeur de philosophie, livre un récit fiévreux des derniers événements survenus depuis quelques mois dans sa ville. Bienvenu, neveu d?un riche parvenu, a été enlevé. Demande de rançon, débats au sein de la coalition des femmes réunies chez le maire, rumeur enfantine d'une intervention des Envahisseurs de l?Espace, tout est balayé par la découverte du corps de l'enfant, violenté, au fond d?un puits préhistorique. Mariano, joueur d'accordéon, communiste et homosexuel, est arrêté. Il se suicide en prison. Le maire, qui ne croit pas à sa culpabilité, poussera sa quête de la vérité jusqu?au fond des galeries désaffectées de la mine de talc: l'or sarde. Le récit nous entraîne à sa suite, à mille lieux des plages, au plus profond d?une belle et dure "Sardaigne intérieure".
Résumé : Par une matinée d'avril 1944, voiturés comme touristes, les légionnaires de la 13e demi-brigade de la Première Division Française Libre, l'oeil émerillonné, lisent une pancarte clouée sur une barrière plantée dans l'olivaie de Santa Maria di Mortola au sud-ouest de Cassino. "C.E.F." dit la pancarte - Corps Expéditionnaire Français - "Défense de passer". Cette barrière de l'olivaie de Santa Maria di Mortola, c'est celle du verger italien allant par le Garigliano, Sant'Apollinare, Pontecorvo et Tivoli, aux jardins de Rome ville ouverte. Les pancartes, les légionnaires aiment bien ça, à commencer par celle inoubliable, lue dans ce réfectoire de Sidi-bel-Abbès où ils sont passés tous et où, dans une gaieté de cage à lions affamés, ils ont pu lire : "Légionnaires ! Vous êtes ici pour mourir et je vous envoie où l'on meurt !" Mais, pas d'attitudes romantiques chez les légionnaires. Si l'on va où l'on meurt - tout le monde y va d'ailleurs, question de temps, de lieu et de manière - on va d'abord où l'on vit en légionnaire, c'est-à-dire en combattant pour honorer une signature. Le 11 mai 1944, à 23 heures, quinze cents canons tonnent ensemble : c'est la nuit de Cassino. Des Républicains espagnols, des "fuorusciti" italiens, des apatrides d'Europe centrale, attaquent et passent : la Légion marche sur Rome. S'ils ne se racontaient pas, les légionnaires ne seraient pas des légionnaires. Silvagni - légionnaire, bien sûr - a révélé dans La peau des mercenaires, leur langage étrange, effarant, cruel ; et marchant avec eux sur Rome où il est né, il les entend parler une fois encore, il les voit vivre et mourir en légionnaires...
Ce roman appartient au cycle romanesque d'Alfons Cervera (né en 1947) autour de la mémoire des vaincus dans la guerre et l'après-guerre civiles espagnoles. Le premier livre, Maquis, est paru à La fosse aux ours en 2010.
La littérature tibétaine contemporaine, vivace et plurielle, est quasiment inconnue hors du cercle de ses lecteurs et de quelques spécialistes occidentaux. Pourtant l?écriture, avec la chanson, est aujourd?hui l?un des principaux canaux d?expression culturelle pour les Tibétains du Tibet mais aussi de l?exil. Privés de leur pays, la souveraineté des Tibétains s?exerce sur la république des lettres, ce monde qu?ils ont forgé et qu?ils forgent au gré de leur imagination. On compte plus de cent périodiques dont la majorité est consacrée à la création littéraire; des dizaines de sites internet où des jeunes publient des poèmes et des billets d?humeur. En outre des milliers de titres ont été publiés ou republiés depuis le début des années 80, date de la renaissance de la littérature tibétaine et de son ouverture à des formes modernes d?écriture (vers libres, romans, etc.) Diverse, plurielle, foisonnante, la littérature tibétaine occupe une place importante dans la culture contemporaine, en ces temps particulièrement critiques.
Sur la palette infinie des couleurs, assurément c'est le gris qui peut donner à la vie de Célestin les reflets d une existence marquée par l'ennui.Pas le noble gris de son costume dominical, plutôt le gris du ciel quand les jours s'étirent monotones et qu'on oublie qu'il y eut et qu'il y aura un soleil pour nous réchauffer l'âme.Si un chiffre doit qualifier cet homme, ce ne sont pas les neuf premiers, trop singuliers, trop originaux, trop indispensables dans l'infini des combinaisons; pas plus que le zéro dont la rondeur assure tant de souplesse dans l'articulation des dizaines... 212 conviendrait mieux, nombre qui n'a pas de sens, sans personnalité. Identique, qu'on le prenne à l endroit ou à rebours, il est l'insignifiance même, divisible et sans intérêt. Incognito."
Publié en 1838, Pascal Bruno raconte les aventures d?un bandit d?honneur sicilien. Avec sa verve et son humour légendaires, Alexandre Dumas brosse le portrait d?un homme que seuls les agissements d?aristocrates bornés ont poussé dans l?illégalité. Ce livre était indisponible depuis plus d?un siècle.