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La peau des mercenaires
Silvagni Giulio Cesare
GALLIMARD
5,45 €
Épuisé
EAN :9782070259229
En écrivant La peau des mercenaires, Silvagni nous donne ce choc, jamais ressenti depuis le premier livre de Céline : il crée un monde en nous restituant son langage particulier. Dès lors, plus de pittoresque de cinéma et de chansons. Pour la première fois, c'est la Légion qui parle (et dans un langage parfois, faut-il le dire, qui ne permet pas de mettre le livre entre toutes les mains). L'auteur, Giulio Cesare Silvagni, est chevalier romain. Dans son entourage, on parle français, on parle de la France, et c'est tout naturellement que Silvagni se rend à Paris dès qu'il le peut, afin de poursuivre ses études de peinture et rencontrer les personnages qui l'intéressent : Germaine Dulac, pour laquelle il fait des décors qui marquent une époque ; Antonin Artaud, pour qui il matérialise "la porte et la serrure" de La coquille et le clergyman ; Carl Dreyer, qui lui demande des décors pour le Vampyr. Aujourd'hui, Silvagni dirige une galerie de la rive gauche. Il a exposé à Paris et à l'étranger. Cet homme, que toutes les aventures spirituelles trouvaient disponible, s'est senti attiré par la Légion étrangère. Il y a servi avant, pendant et après la guerre. Au milieu des combats, dans l'ennui des bleds, partout, du désert en Alsace, Silvagni portait ses deux musettes réglementaires, et la troisième qui contenait ses cahiers. Documentaire inestimable ! Mais ce ne sont pas que des cahiers de route. C'est une histoire de l'homme, de l'homme Iégionnaire. Etrange bouillonnement de passions, de déraison, d'enthousiasmes, comme si la discipline de fer ne servait qu'à exaller les forces individuelles, à les pousser à leur paroxysme.
Toute la psychanalyse en 200 notions clés illustrées. Que diriez-vous de découvrir dans un seul et même livre le syndrome de Stockholm, l'inconscient, la technique psychanalytique et l'activité créatrice ? C'est ce que vous proposent Les Nuls avec ce tour d'horizon de la psychanalyse en 200 notions clés illustrées, aussi variées que les actes manqués, l'oubli, les rêves, le principe de plaisir, le fantasme... et beaucoup d'autres !
Résumé : "Le Blockhaus du Bois de Boulogne" est la première époque de l'histoire d'une famille, les Donnadieu, marquée et déchirée par la guerre et l'Occupation, prise entre la collaboration les réseaux de résistance et les maquis, à travers la France occupée, et l'Europe en guerre. Construit par les Occupants en lisère du bois de Boulogne ce blockhaus fait peser sur la Capitale une menace insupportable. Les Résistants vont devoir prendre tous les risques pour découvrir le rôle exact de cette mystérieuse forteresse souterraine... Ce roman picaresque se déploie autour de quatre jeunes qui s'aiment se perdent et se retrouvent dans les certitudes de la guerre et de la clandestinité, et d'une foule de personnages hauts en couleurs. Tous sont confrontés aux réalités cruelles souvent oubliées de la France sous la botte nazie, que ce roman historique d'action et l'aventure s'attache à restituer.
Extrait de l'introductionIl y a au moins deux bonnes raisons de s'intéresser à la psychanalyse. La première est qu'elle est tout à fait actuelle et qu'elle est un moyen irremplaçable pour comprendre notre existence d'hommes. La seconde raison est qu'elle fait déjà partie de la culture classique.La «science» découverte par Freud est dans le monde d'aujourd'hui à la fois très connue et méconnue. Objet d'un constant refoulement, elle conserve, plus de cent ans après sa naissance, tout son pouvoir subversif. Sa conception tragique de l'existence est recouverte par le bruit insistant des mandolines de la résilience et du devoir d'être heureux. À une époque de liberté et de responsabilité, il n'est pas bien vu de rappeler que l'homme a un inconscient et que, quand il fait ce qu'il désire, il ne fait pas toujours ce qu'il veut.Par ailleurs, sur le plan pratique et médical, si on la compare au comprimé, la psychanalyse est désespérément lente, elle prend son temps, elle ne croit pas aux guérisons rapides et soudaines de l'âme. Quelle force peut-elle avoir face aux batteries de gélules, de capsules et de pilules de la pharmacie?Mais surtout la psychanalyse est modeste devant le malheur humain, elle ne fait pas trop la maligne. La liberté, la volonté, la responsabilité, la réussite, le progrès, le plaisir, le bonheur, tous ces grands mots dont les marchands de sable nous bercent tous les soirs pour nous endormir, elle a l'audace de les dénoncer comme autant de fables. On comprend que sa lucidité puisse faire peur. Mais peut-il y avoir une liberté réelle sans lucidité?À propos de ce livreN'allez pourtant pas croire, vous qui allez courageusement franchir le cap de la première page, que ce livre est une invitation au suicide. Bien au contraire! Quoi de plus exaltant que de partir à la découverte de soi, que de percer le mur des apparences, que de traverser le miroir? C'est à cette formidable aventure que vous êtes convié.Ce livre n'a pas la prétention de présenter une vision personnelle ou originale de la psychanalyse et de son développement. Bien des ouvrages, rédigés par des spécialistes reconnus, remplissent très bien cette fonction.La Psychanalyse pour les Nuls a pour ambition d'offrir dans une présentation et un style accessibles à tous une approche de la psychanalyse à travers toutes ses dimensions, sans parti pris à charge ou à décharge.Car la discipline fondée par Freud il y a plus d'un siècle n'est pas un bâtiment construit une fois pour toutes et que l'on visiterait avec une sorte de crainte respectueuse ou méprisante. Elle comprend un versant théorique (la connaissance de l'inconscient) et un versant pratique (la cure). Au commencement, il y a eu Freud et ses disciples, mais, parmi ceux-ci, même chez les plus fidèles d'entre les fidèles, il y a tous ceux qui ont apporté une pierre personnelle à l'édifice sans oublier ceux qui sont allés construire plus loin le leur. La psychanalyse n'est pas un système figé mais un mouvement.
Résumé : Par une matinée d'avril 1944, voiturés comme touristes, les légionnaires de la 13e demi-brigade de la Première Division Française Libre, l'oeil émerillonné, lisent une pancarte clouée sur une barrière plantée dans l'olivaie de Santa Maria di Mortola au sud-ouest de Cassino. "C.E.F." dit la pancarte - Corps Expéditionnaire Français - "Défense de passer". Cette barrière de l'olivaie de Santa Maria di Mortola, c'est celle du verger italien allant par le Garigliano, Sant'Apollinare, Pontecorvo et Tivoli, aux jardins de Rome ville ouverte. Les pancartes, les légionnaires aiment bien ça, à commencer par celle inoubliable, lue dans ce réfectoire de Sidi-bel-Abbès où ils sont passés tous et où, dans une gaieté de cage à lions affamés, ils ont pu lire : "Légionnaires ! Vous êtes ici pour mourir et je vous envoie où l'on meurt !" Mais, pas d'attitudes romantiques chez les légionnaires. Si l'on va où l'on meurt - tout le monde y va d'ailleurs, question de temps, de lieu et de manière - on va d'abord où l'on vit en légionnaire, c'est-à-dire en combattant pour honorer une signature. Le 11 mai 1944, à 23 heures, quinze cents canons tonnent ensemble : c'est la nuit de Cassino. Des Républicains espagnols, des "fuorusciti" italiens, des apatrides d'Europe centrale, attaquent et passent : la Légion marche sur Rome. S'ils ne se racontaient pas, les légionnaires ne seraient pas des légionnaires. Silvagni - légionnaire, bien sûr - a révélé dans La peau des mercenaires, leur langage étrange, effarant, cruel ; et marchant avec eux sur Rome où il est né, il les entend parler une fois encore, il les voit vivre et mourir en légionnaires...
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.