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Une spiritualité athée est-elle possible ? L'esprit du corps
Giraud Thierry
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296542235
Un souverain poncif est encore largement dominant : il n'y aurait de spiritualité que religieuse. Ce livre s'attache à montrer le contraire, tout en commençant cependant par prendre au sérieux la question des conditions d'une spiritualité athée. Cette expression est prise dans son sens existentiel, c'est-à-dire comme vie de l'esprit se sachant mortel et confronté à la question du sens de son existence. Cette vie de l'esprit est avant tout l'expérience du dénuement. Frayant entre le tragique et la vanité, la réflexion se construit avec le matérialiste Lucrèce et l'existentialiste Satire, mais aussi contre eux. Pour déboucher sur une spiritualité du fragile qui n'est pas sans valeur esthétique. Dans quelle mesure alors, peut-on dépasser l'acceptation de la fragilité de sa vie et de son sens sans réintroduire cependant une quelconque transcendance ? L'humanisme peut-il être pensé dans son coefficient d'existentialité ?
Résumé : Réduire les impacts négatifs de l'activité sur l'environnement sans renoncer à faire croître le PIB, et avec lui l'emploi et la richesse : telle est la promesse entretenue par ceux qui croient en la possibilité d'un "découplage" entre croissance et consommation de ressources. Une promesse qui ne s'est jusqu'à présent réalisée nulle part. Un découplage massif peut-il néanmoins se réaliser sous certaines conditions ? Ou n'est-il qu'un mythe permettant d'éviter de se poser les vraies questions ? Et dans ce cas, sommes-nous condamnés à adopter des politiques de décroissance générale de l'activité ? Ou peut-on changer le contenu du PIB en favorisant des emplois et des activités à faible empreinte écologique ? Trois spécialistes nous aident à mieux comprendre les enjeux d'un débat crucial pour l'avenir de l'humanité. Ils montrent quelles ruptures sont nécessaires et leur impact possible sur nos modes de production et de consommation. Bref : sur notre bien-être individuel et collectif.
Le temps est-il une illusion ? De façon éminemment paradoxale, la réponse affirmative fait presque l'unanimité aujourd'hui chez les physiciens. Si nous sommes habitués à ce que les sciences défassent la doxa, il nous a semblé néanmoins utile - voire nécessaire - de discuter cette conception. Nous, c'est-à-dire, mener l'examen de ce chrononihilisme, d'un double point de vue physique et philosophique, dans un esprit de dialogue ouvert et assumé. Dans cet ouvrage, Newton et Einstein seront analysés. Le temps absolu pour Newton n'est évidemment pas une illusion mais il était indispensable de commencer par lui pour mieux mesurer la révolution relativiste : va-t-elle jusqu'à nier l'existence du temps, sous prétexte qu'elle démontre l'inexistence du temps absolu ?
Le temps suspendu comme moment heureux est à juste titre considéré comme extrêmement précieux. Mais on peut se demander : par quoi donc peut-il bien être suspendu ? L'hypothèse que l'auteur examine consiste dans l'idée que le temps est suspendu par le désir s'assouvissant. Ou que le temps suspendu n'est rien d'autre que du désir-temps : ni désir de temps, ni temps du désir ; il relève de leur unité profonde. Il s'agira d'élucider cette hypothèse notamment avec Rousseau, les épicuriens et les stoïciens.
Baubet Thierry ; Giraud François ; Mestre Claire ;
Le dossier de ce numéro "Morts ou vifs" présente une perspective croisée entre anthropologues et psychanalystes au sujet des relations fictives, imaginaires, et rituelles entre les vivants et les morts. La question du deuil, mais aussi celle de la manière dont les morts sont convoqués, dans certaines sociétés, pour comprendre les tourments des vivants seront approfondies à travers plusieurs contextes : le génocide cambodgien, Madagascar, Burkina-Faso, les gitans d'Andalousie. Un sujet important qui est au coeur de toute la clinique et qui se trouve ici éclairé de manière originale et pluridisciplinaire. Le grand entretien de la revue est consacré à Marie-Pierre Ulloa, enseignante-chercheuse à l'université de Stanford où elle enseigne l'histoire intellectuelle et culturelle du monde francophone. Elle y présente notamment son travail sur le "nouveau rêve américain" de la diaspora du Maghreb en Californie. Bien d'autres sujets seront abordés dans ce numéro : la condition de psychologue expatrié, la rencontre surprenante d'un psychiatre algérien avec l'extrême-sud de son pays, les effets du processus d'interculturation sur la mémoire autobiographique. On retrouvera également les rubriques habituelles du supplément de l'autre : débats, actualités, notes de terrain, livres.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.