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Paris-Marseille en TGV
Girard Xavier
ARGOL
19,50 €
Épuisé
EAN :9782915978858
L'idiot du voyageL'idiot - idiôtes - simple, particulier, non pareil, personne dénuée d'intelligence, être dépourvu de raison. Idiott», quiconque n'ayant rien perdu de son acuité visuelle serait néanmoins incapable de se voir - ce qui s'appelle voir - dans une glace et de se reconnaître unique détenteur de son reflet. Idiot, celui qui tel Fernando Pessoa se rendrait compte en un éclair qu'il n'est personne, «absolument personne», autrement dit pas même quelqu'un d'autre. Le contraire de l'idiot serait, à ce compte-là, Bonnard en boxeur mis K.-O. dans la salle de bains du Cannet, Soutine en Dibbouk, Picasso en Minotaure ou Pessoa lui-même en Alberto Caeiro, Ricardo Reis ouIl avait vu la disparition des lucioles, des jujubes et des oursins, puis des livres, puis des quotidiens, il avait connu le naufrage des hebdomadaires, le reflux des magazines. Seul survivant de l'holocauste, le petit journal du TGV dont la pagination s'était réduite au fil des ans à quelques pages sur papier glacé que plus personne ne lisait. Les fenêtres des nouveaux trains avaient été occultées. Des écrans les avaient remplacées qui diffusaient des captures de paysages de montagnes: «Matterhorn, Mont-Blanc, Schneeberg», etc., comme dans Totenauberg d'Elfriede Jelinek. On avait fait avec les sommets enneigés, les alpages, et autres vues du même genre, un faux film amateur un peu tremblotant pour donner l'illusion du vrai. Des passagers, les yeux masqués par des lunettes spéciales, en forme de lingettes à «effet mouillé», stockaient les images que des milliards d'amis avaient imprimées dans la dernière gélatine à la mode (saveur de foin), depuis qu'une légère somnolence s'était emparée d'eux.
Résumé : Premier analyste de son oeuvre, Matisse s'est tu, obstinément, sur luimême. Ses souvenirs, dit-il, ne le représentent pas moralement. Sa biographie s'arrête à la porte de l'atelier, où le temps s'efface au cadran de la création et cède la place aux murs empourprés, à la clarté phosphorescente des tableaux. Mais qu'on y prenne garde, les grands aplats des rouges et des bleus, les mouvements d'une ligne désancrée et la lumière éblouissante d'une image dessinée à même la couleur, toutes ces inventions, si semblables au bonheur, ne forment pas des lieux idéaux ou sacrés mais les espaces d'un travail ininterrompu à travers lequel Matisse cherchera toute sa vie l'allégement dans la somptuosité. Xavier Girard nous entraîne dans cet univers dense et clair.
Résumé : De 1919 à 1933, à Weimar, Dessau puis Berlin, le Bauhaus (traduire "maison de la construction") est beaucoup plus qu'une école professionnelle d'un genre nouveau : une utopie moderne. Peintres, pédagogues, architectes, urbanistes, artisans, ingénieurs, acteurs, musiciens, photographes, designers y travaillent ensemble à une nouvelle conception de la vie quotidienne. Un style expérimental s'impose, dépouillé, fonctionnel, d'une rigoureuse clarté : le style du XXe siècle.
Résumé : Jean-François Jaussaud a rencontré Louise Bourgeois en 1994 dans son atelier de Brooklyn. Passé au crible de ses questions, le photographe est finalement adoubé par l'artiste. Un premier rendez-vous a lieu au printemps 1995, mais à une seule condition : détruire les images si celles-ci ne lui plaisent pas... Jaussaud accepte et passe le "test". Il obtient alors carte blanche pour photographier librement l'atelier et la maison de Chelsea. Il reviendra pendant onze ans. Ces images rares montrent l'une des plus grandes artistes contemporaines dans son intimité, au coeur de son oeuvre.
Sous le même Je, sept personnages composent un drôle de roman familial, plutôt iconoclaste et bouleversant. Qu'il l'ait vécu ou non, David Besschops témoigne que le pire se porte bien ! Il écrit et vous coupe le souffle. J'ai six ans et je dispose les ustensiles doucement pour ne pas alerter mes frères. Je cuisine avec mes petites mains. J'urine. Je dépasse d'une tête mon bout de ficelle. J'éprouve immédiatement mon existence. La sérénité. Mon sexe n'est pas un petit trou où je me cache quand il pleut. Mais un instrument de travail. Bientôt je dégotte d'autres moyens de feindre l'existence. Respirer par exemple.
A travers la forêt, un enfant prénommé Pierre est pourchassé par des soldats de la Waffen-SS. Une femme, Jessi, gît sur un lit du Jefferson Hospital à Philadelphie, le cerveau enfiévré. Un homme aveugle, Pierre, s'est égaré dans les rues froides de sa petite ville littorale. Jessi et Pierre, deux jeunes gens, se retrouvent pris au piège d'un funiculaire souterrain qui mène à des sommets en scie d'où se découvre un paysage archaïque et minéral de bout du monde. Le fil narratif de cette énergie noire suit les trajectoires physiques enchâssées des personnages, qui soit apparaissent à différentes époques de leur vie, soit revêtent plus singulièrement et successivement des identités différentes. Le roman serait à l'image de l'Univers, en expansion accélérée sous l'effet d'une force mystérieuse.
Résumé : Jean-Christophe Bailly : poésie, art, philosophie, théâtre, récits ? Réponses jusqu'ici éparses : ce pourquoi cc livre s'est construit selon ce que son litre indique. Fidèle à la singularité d'une oeuvre fondée sur l'expérience et hanter par une pensée du sensible, le livre en explore, en ricochant d'une surface à une autre, les différents aspects, tout en poursuivant la réflexion sur le langage qui la sous-tend.