Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sexualité, savoirs et pouvoirs
Girard Gabriel ; Perreault Isabelle ; Sallée Nicol
PU MONTREAL
30,00 €
Épuisé
EAN :9782760640894
En inscrivant l'étude des savoirs dans celle, plus générale, des institutions qui les produisent et les diffusent, ce livre se penche sur la façon dont la sexualité est "mise en discours". Ces institutions sont universitaires, quand les savoirs ont la prétention d'être scientifiques ; elles sont pédagogiques, quand elles forment les jeunes à atteindre la maturité sexuelle ; elles sont médicales, quand elles visent à guérir ou à prévenir les maladies ; elles sont enfin judiciaires, quand elles régulent les comportements, punissent les délinquants ou assurent la protection des individus. Illustrant la complexité des rapports entre société et sexualité, ainsi que la vitalité de la pensée critique contemporaine dans ce domaine, inspirée notamment par le travail de Michel Foucault, les auteurs appréhendent la sexualité comme un enjeu de savoir et donc de pouvoir. Ce faisant, ils mettent en lumière son caractère insaisissable en tant que champ d'expérience échappant à toute réduction à une nature ou à une essence qu'il s'agirait de révéler. Les chercheurs et les étudiants en sociologie, en criminologie, en sexologie, en droit, en histoire ou en anthropologie, ainsi que ceux provenant de la santé publique, trouveront ici matière à réflexion, en plus de tous ceux et celles interpellés par le sujet.
Way Gerard ; Ba Gabriel ; Stewart Dave ; Wicky Jér
À la suite d'un événement extraordinaire, 43 enfants naissent spontanément de femmes qui ne montraient jusqu'alors aucun signe de grossesse. Cette « immaculée conception » est doublement surprenante car ces enfants naissent dotés de facultés hors du commun. Sir Reginald Hargreeves, inventeur multimillionnaire, adopte et élève 7 de ces enfants dans l'espoir de sauver le monde. Les enfants grandissent et cette famille d'un genre nouveau se révèle vite hautement dysfonctionnelle...
Cet ouvrage propose de s'emparer de certains des débats qui traversent le féminisme tant dans la sphère militante que dans le monde universitaire. II met donc délibérément en lumière la diversité des positionnements, alors même que le combat féministe d'aujourd'hui se déroule dans un contexte marqué par les régressions et le conservatisme politique. Le choix des textes ici rassemblés s'inscrit dans une démarche matérialiste, en opposition radicale avec les approches essentialistes. Le livre donne ainsi une large place à des entretiens avec des chercheuses et des militantes qui, en France et à l'étranger, ont pris part aux controverses récentes et ont questionné certaines approches du féminisme. Les propos tenus ici remettent en cause l'ordre de genre inégalitaire et soulignent à quel point les projets de transformation sociale doivent se penser dans l'articulation des combats contre les oppressions, de classe, de race, de genre et de sexualité.
Floersheim Charlotte ; Girard Gabriel ; Manac'h Lé
Résumé : " Le Covid-19, qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens, est la plus grave crise sanitaire qu'ait connue la France depuis un siècle. " (Extrait de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron, 12 mars 2020) Ces propos tenus aux premiers temps de l'épidémie de Covid-19 ont surpris nombre d'acteur·rices de la lutte contre le sida tant le souvenir des " années de cendre " reste vif pour qui a vécu cette tragédie. Plus importante association de lutte contre le sida en France et en Europe, AIDES revendique un modèle de mobilisation original, influencé par l'approche anglo-saxonne de la " santé communautaire " qui s'appuie sur la communauté de destin des malades. 40 ans après sa création, alors que la France connaît une normalisation de l'épidémie et que le profil des malades du sida a changé, comment expliquer la pérennité de l'association malgré les crises ? Cette enquête ethnographique menée de 2020 à 2022 repose sur une centaine d'entretiens, d'observations participantes et l'exploration des archives de l'association. Elle s'est déroulée sur quatre sites : à Paris (siège de l'association) et en Ile-de-France, à Marseille, Amiens et Lille. Cette étude pose de nombreuses questions. Quels sont les effets de la professionnalisation sur l'action militante ? Comment les militant·es de l'association composent-ils et elles avec les mouvements LGBTQI+, ceux des luttes de soutien aux étranger·es ou encore avec ceux portés par #MeToo ? Quelle est l'actualité du modèle de santé communautaire, notamment dans le contexte de la pandémie de Covid-19 ? Si beaucoup a été dit, écrit et filmé concernant les premières années de l'activisme sida, il existe un relatif silence sur l'apport de l'association AIDES à cette histoire collective qui interroge les notions de " communauté " et " d'identité " à rebours des préjugés actuels. Plus largement, l'ouvrage apporte une contribution majeure à la réflexion sur la santé publique en France.
Pour l'amoureux de la langue, le petit ouvrage de l'abbé Girard est une mine inépuisable de subtilités, de finesses, de surprises joyeuses, d'émerveillements sans cesse renouvelés. Pour le locuteur moderne, c'est-à-dire pressé, notre langue est bien souvent inutilement complexe: par exemple, pourquoi plusieurs mots pour dire une seule et même chose? C'est précisément, martèle l'abbé, parce qu'ils ne disent pas exactement la même chose. Quelle est donc la différence entre ces mots, que nous utilisons tous les jours, souvent en prenant l'un pour l'autre, sans savoir vraiment ce que nous disons, ou ce que nous voulons dire? Quelles différences entre Trace et Vestige, entre Instruire, Enseigner, Apprendre, Faire savoir, entre Achever, Finir et Terminer?: "On achève ce qui est commencé en continuant à y travailler. On finit ce qui est commencé en y mettant la dernière main; on termine ce qui ne doit pas durer.", Le texte de Gabriel Girard prend aujourd'hui tout son relief. Hommage savant à la langue en son temps, le )(Ville siècle, il devient aujourd'hui, à l'heure de son appauvrissement extrême, de sa déshérence, de sa simplification sous l'emprise du dogme débilitant de l'efficacité médiatique, du règne omnipotent du "mot-valise", un véritable texte de combat. Il plaide pour la subtilité magique de la langue qui, loin d'être un pur outil de communication, est une ouverture à l'infini du sens, au méandre interminable d'une expression à venir, à l'émerveillement devant ce que nous sommes capables de penser. Et aussi à l'exercice jubilatoire de la parole car, et l'abbé Girard le rappelle magistralement, pour peu que nous le fassions avec justesse, parler, écrire, sont sources de plaisirs infinis
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
L'étendue des expérimentations locales dans le domaine de l'intervention psychosociale auprès des jeunes et de leur famille est largement méconnue. Pourtant, si l'on innove, c'est pour répondre à la nécessité souvent criante de s'adapter à l'environnement de travail et à la clientèle. Or, lorsque les pratiques originales restent dans l'ombre, les intervenants courent le risque de passer à côté de trouvailles utiles et de reproduire les erreurs du passé. Ce livre décrit une trentaine d'initiatives en cours dans le réseau des centres jeunesse du Québec. Les auteurs sont des praticiens et des universitaires dont la collaboration a permis de trouver des solutions prometteuses pour offrir aux jeunes en difficulté un soutien individuel et familial adéquat.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.