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Aides, 1984-2024. Les transformations d'une association de lutte contre le sida
Floersheim Charlotte ; Girard Gabriel ; Manac'h Lé
PU LYON
20,00 €
Épuisé
EAN :9782729714659
Le Covid-19, qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens, est la plus grave crise sanitaire qu'ait connue la France depuis un siècle. " (Extrait de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron, 12 mars 2020) Ces propos tenus aux premiers temps de l'épidémie de Covid-19 ont surpris nombre d'acteur·rices de la lutte contre le sida tant le souvenir des " années de cendre " reste vif pour qui a vécu cette tragédie. Plus importante association de lutte contre le sida en France et en Europe, AIDES revendique un modèle de mobilisation original, influencé par l'approche anglo-saxonne de la " santé communautaire " qui s'appuie sur la communauté de destin des malades. 40 ans après sa création, alors que la France connaît une normalisation de l'épidémie et que le profil des malades du sida a changé, comment expliquer la pérennité de l'association malgré les crises ? Cette enquête ethnographique menée de 2020 à 2022 repose sur une centaine d'entretiens, d'observations participantes et l'exploration des archives de l'association. Elle s'est déroulée sur quatre sites : à Paris (siège de l'association) et en Ile-de-France, à Marseille, Amiens et Lille. Cette étude pose de nombreuses questions. Quels sont les effets de la professionnalisation sur l'action militante ? Comment les militant·es de l'association composent-ils et elles avec les mouvements LGBTQI+, ceux des luttes de soutien aux étranger·es ou encore avec ceux portés par #MeToo ? Quelle est l'actualité du modèle de santé communautaire, notamment dans le contexte de la pandémie de Covid-19 ? Si beaucoup a été dit, écrit et filmé concernant les premières années de l'activisme sida, il existe un relatif silence sur l'apport de l'association AIDES à cette histoire collective qui interroge les notions de " communauté " et " d'identité " à rebours des préjugés actuels. Plus largement, l'ouvrage apporte une contribution majeure à la réflexion sur la santé publique en France.
A l'heure où l'on ne parle plus de la culture générale que pour déplorer sa disparition et où elle apparaît comme un atout indispensable pour affronter les aléas d'une époque traversée par des changements accélérés, cet ouvrage propose au lecteur de s'engager sur la voie de sa reconquête. Il lui permet de : - réactualiser ses souvenirs à la lumière d'une ouverture aujourd'hui indispensable sur l'Europe et les autres continents ; - resituer son approche des arts et lettres dans un panorama historique clair et lisible - trouver des points de repères, poser des jalons pour ne pas s'égarer dans l'immense domaine littéraire et artistique ; - imbriquer et donner une cohérence à des savoirs qui ont été disparates parce que systématiquement cloisonnés, en prenant conscience de l'avancée des différents arts et des différents genres à chaque époque ; - découvrir de nouveaux plaisirs dans des pistes à explorer, des domaines à approfondir, des oeuvres à goûter. Cet ouvrage s'adresse à la fois aux étudiants, aux élèves et à leurs professeurs chargés d'enseigner la culture générale dans diverses filières, ainsi qu'à tous ceux qui désirent renforcer l'ancrage de leur propre culture. Il aura tenu son pari dès lors qu'il aura réussi à mettre son lecteur en appétit et lui aura donne à la fois les moyens et l'envie d'aller plus loin. Les auteurs Marie-Josèphe GOURMELIN, docteur en sciences du langage et spécialiste de didactique, enseigne la culture générale et les techniques d'expression à l'Université et dans le cadre de stages de formation en entreprises. Elle est également chargée de la filière Français langue Etrangère à l'Université d'Arras et a publié aux Editions d'Organisation des livres de méthodologie sur la dissertation et le commentaire de texte. Dominique SERRE-FLOERSHEIM, agrégée de Lettres et Docteur d'Etat, enseigne dans les classes Préparatoires aux Grandes Ecoles littéraires et prépare ses élèves au concours de l'agrégation. S'intéressant plus particulièrement aux utilisations didactiques de l'image, elle a publié aux Editions d'Organisation Quand les images vous prennent an mot et Lepassé réfléchi par l'image. La collection les Indispensables de la Culture générale permet d'acquérir, dans les principaux domaines de la réflexion et des connaissances, les bases fondamentales pour rendre vivante sa propre culture.
Lois sociales : recueil des textes de la législation sociale de la France. [2] / Supplément 1 / Joseph Chailley-Bert et Arthur FontaineDate de l'édition originale : 1895-1898[Loi. 1681-1895]Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces œuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces œuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.Pour plus d'informations, rendez-vous sur sur le site hachettebnf.fr
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
Il y a 10 ans, le 23 janvier 2002, Pierre Bourdieu disparaissait.Intellectuel engagé, il portait une attention passionnée aumonde, non seulement comme objet d'étude mais aussi commechamp d'intervention citoyenne. Fondateur d'une théoriesociologique, adossée à des enquêtes de terrain qui ont faitdate (sur l'Algérie, sur l'école, sur la précarité, etc.) et fait delui le sociologue le plus cité et discuté au monde, il fut aussiun acteur infatigable des luttes contre le néo-libéralisme etcontre les formes les plus brutales de la mondialisation. De cescombats, dans lesquels il investissait l'exigence critique dusociologue, il a tiré des livres décisifs comme La Misère dumonde, des textes d'intervention incisifs (Sur la télévision,Contre-feux, etc.) et une collection d'ouvrages militants(Raisons d'agir) créée au lendemain du mouvement social dedécembre 1995. La présente initiation à la sociologie deBourdieu est le fruit de la collaboration d'un sociologue(Patrirk Champagne) et d'un historien (Olivier Christin), deuxchercheurs qui ont longtemps travaillé avec lui et avec le soucid'investir sur leurs terrains respectifs (la crise de l'agricultureet le journalisme pour l'un; l'histoire religieuse pour l'autre)quelques-uns des concepts et des outils critiques de son travailsociologique. Ils ont ici choisi d'en présenter les troisprincipaux: les concepts d'habitus, de capital et de champ, enplace dès les recherches de Bourdieu en Algérie (1958-1961),mais sans cesse repris et développés au fur et à mesure de sesenquêtes. De la théorie à l'enquête, de l'investigation àl'abstraction, la praxis de l'oeuvre définit une philosophierefondant les sciences sociales.
Cette introduction expose les éléments d'une théorie sémiotique qui nous paraissent indispensables et suffisants. En effet, si l'on veut construire rigoureusement des modèles pour l'analyse d'un texte, dès qu'on a pu reconnaître un élément pertinent (un rôle actantiel, une performance, ou un parcours figuratif, ou une valeur sémantique), il faut voir comment il peut, dans la théorie, s'articuler à d'autres éléments pertinents (appartenant au même niveau de description) et selon quelles relations. Il est nécessaire pour cela d'avoir une vue globale de la théorie qui règle ces niveaux et ces relations. Nous pensons que cet ouvrage le permettra suffisamment, les exercices pratiques sont d'ailleurs là pour montrer ce rapport entre les textes analysés et les éléments théoriques.
Résumé : L'histoire qui sera relatée ici, c'est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Cette synthèse à la fois plaisante, exigeante et complète retrace l'histoire de l'anthropologie sociale, aborde les concepts, les enjeux, les éléments historiques incontournables. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles - tout ce qui soude une communauté scientifique au-delà des querelles et des controverses -, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Leiris Michel ; Hollier Denis ; Marmande Francis ;
Revue de presse Faisant de lui-même une sorte d'objet d'étude, Michel Leiris (1901-1990) réalisa avec La Règle du jeu sa plus vaste entreprise autobiographique.
Au rythme actuel de la croissance démographique, et particulièrement de l'augmentation des besoins économiques, de santé et en énergie, les sociétés contemporaines pourront-elles survivre demain ? La réponse se construit à partir d'un tour du monde dans l'espace et dans le temps - depuis les sociétés disparues du passé (les îles de Pâques, de Pitcairn et d'Henderson ; les Indiens mimbres et anasazis du sud-ouest des États-Unis ; les sociétés moche et inca ; les colonies vikings du Groenland) jusqu'aux sociétés fragilisées d'aujourd'hui (Rwanda, Haïti, Saint-Domingue, la Chine, le Montana et l'Australie) en passant par les sociétés qui surent, à un moment donné, enrayer leur effondrement (la Nouvelle-Guinée, Tikopia et le Japon de l'ère Tokugawa). De cette étude comparée, et sans pareille, Jared Diamond conclut qu'il n'existe aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques. Plusieurs facteurs, au nombre de cinq, entrent toujours potentiellement en jeu : des dommages environnementaux ; un changement climatique ; des voisins hostiles ; des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux ; les réponses apportées par une société, selon ses valeurs propres, à ces problèmes. Cette complexité des facteurs permet de croire qu'il n'y a rien d'inéluctable aujourd'hui dans la course accélérée à la dégradation globalisée de l'environnement.
Jared Diamond, d'abord biologiste de l'évolution et physiologiste, enseigne actuellement la géographie à l'Université de Californie, à Los Angeles. Il a notamment publié Le troisième chimpanzé et Effondrement, ouvrages qui forment avec De l'inégalité parmi les sociétés un triptyque.4e de couverture : La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.