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La justesse de la langue. Ou les différentes significations des mots qui passent pour synonymes
Girard Gabriel
MANUCIUS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782845780774
Pour l'amoureux de la langue, le petit ouvrage de l'abbé Girard est une mine inépuisable de subtilités, de finesses, de surprises joyeuses, d'émerveillements sans cesse renouvelés. Pour le locuteur moderne, c'est-à-dire pressé, notre langue est bien souvent inutilement complexe: par exemple, pourquoi plusieurs mots pour dire une seule et même chose? C'est précisément, martèle l'abbé, parce qu'ils ne disent pas exactement la même chose. Quelle est donc la différence entre ces mots, que nous utilisons tous les jours, souvent en prenant l'un pour l'autre, sans savoir vraiment ce que nous disons, ou ce que nous voulons dire? Quelles différences entre Trace et Vestige, entre Instruire, Enseigner, Apprendre, Faire savoir, entre Achever, Finir et Terminer?: "On achève ce qui est commencé en continuant à y travailler. On finit ce qui est commencé en y mettant la dernière main; on termine ce qui ne doit pas durer.", Le texte de Gabriel Girard prend aujourd'hui tout son relief. Hommage savant à la langue en son temps, le )(Ville siècle, il devient aujourd'hui, à l'heure de son appauvrissement extrême, de sa déshérence, de sa simplification sous l'emprise du dogme débilitant de l'efficacité médiatique, du règne omnipotent du "mot-valise", un véritable texte de combat. Il plaide pour la subtilité magique de la langue qui, loin d'être un pur outil de communication, est une ouverture à l'infini du sens, au méandre interminable d'une expression à venir, à l'émerveillement devant ce que nous sommes capables de penser. Et aussi à l'exercice jubilatoire de la parole car, et l'abbé Girard le rappelle magistralement, pour peu que nous le fassions avec justesse, parler, écrire, sont sources de plaisirs infinis
Résumé : " La fin du sida " : l'objectif apparait utopique, au vu des multiples défis posés par cette épidémie mondiale. Il est pourtant, en 2017, au coeur des discussions et des réflexions de la santé publique, des militants associatifs, des médecins et des chercheurs à l'échelle internationale. La rhétorique de la fin de l'épidémie illustre les évolutions sociales, politiques et médicales majeures qu'a connu le domaine du VIH depuis une vingtaine d'années. A l'heure où l'histoire de la lutte contre le sida fait l'objet d'un intérêt croissant ? on pense aux films Dallas Buyers Club, The Normal Heart, ou plus récemment 120 battements par minutes ? l'objet de cet ouvrage est d'éclairer les tensions sociales et politiques au coeur de la période récente. Il s'agit d'embrasser dans la même analyse des dimensions hétérogènes mais indissociables des enjeux contemporains du VIH/sida, autour de quelques questions majeure.
A la suite d'un événement extraordinaire, 43 enfants naissent spontanément de femmes qui ne montraient jusqu'alors aucun signe de grossesse. Cette "immaculée conception" est doublement surprenante car ces enfants naissent dotés de facultés hors du commun. Sir Reginald Hargreeves, inventeur multimillionnaire, adopte et élève 7 de ces enfants dans l'espoir de sauver le monde. Les enfants grandissent et cette famille d'un genre nouveau se révèle vite hautement dysfonctionnelle...
Quel quai plus emblématique ? Successivement baptisé quai Rousseau, quai Impérial, quai Monsieur, ou encore quai des Belges, celui qui va bientôt retrouver son nom, celui de la " Fraternité ", témoigne avant tout d'une diversité culturelle, mêlant tolérance et fierté, qui font l'un des secrets de Marseille et de ses 111 villages. Sans doute est-ce à ce quai que la cité phocéenne doit sa capacité d'étonner, d'accueillir, d'intégrer, d'exalter les rencontres des cultures. Quel quai plus emblématique ? Successivement baptisé quai Rousseau, quai Impérial, quai Monsieur, ou encore quai des Belges, celui qui va bientôt retrouver son nom, celui de la " Fraternité ", témoigne avant tout d'une diversité culturelle, mêlant tolérance et fierté, qui font l'un des secrets de Marseille et de ses 111 villages. Sans doute est-ce à ce quai que la cité phocéenne doit sa capacité d'étonner, d'accueillir, d'intégrer, d'exalter les rencontres des cultures. A l'heure où l'arc méditerranéen est plus que jamais d'actualité, le quai rénové redevient Agora. C'est assurément ici que bat le coeur de Marseille. Cet ouvrage présente le quai de la Fraternité au fil des décennies et des événements qui ont fait l'Histoire de Marseille avec un grand H.
Comment se métamorphosent les relations de l'Etat et de l'Entreprise à l'heure de la mondialisation, de la crise du politique et de la technologisation généralisée et accélérée des sociétés ? L'Etat et l'Entreprise sont producteurs de normes, mais aussi de cultures, de signes, de symboles et de représentations sociales, telle que la dichotomie "privé/ public". Ils portent notamment l'opposition entre "intérêt général" et "intérêts particuliers", aujourd'hui remise en question. Ces deux grandes institutions de l'Occident sont fondées en légitimité et contribuent à "penser" et à organiser la société. Toutefois, ne faut-il pas sortir de ce face-à-face institutionnel entre Etat et Entreprise pour redonner toute sa place à la "société civile", au secteur de l'économie sociale et solidaire et au(x) commun(s) ? D'autant que ces deux institutions majuscules portent des imaginaires très diversifiés selon les pays et les systèmes culturels. Cette problématique est ici explorée par un collectif de chercheurs de diverses disciplines, des responsables d'entreprises privées ou publiques et des hauts fonctionnaires, dans le cadre des séminaires de l'Institut d'Etudes Avancées (IEA) de Nantes, lieu de recherche et d'échanges pour penser le monde autrement, par la confrontation et la concertation des civilisations, notamment entre Nord et Sud.
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."