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Erik Satie. Parade, chronique épistolaire d'une création
Giner Bruno
BERG
7,00 €
Épuisé
EAN :9782917191934
Au travers de la correspondance du compositeur Erik Satie, ce court texte retrace les coulisses de la création de Parade, ballet emblématique conçu par Jean Cocteau et chorégraphié par Lconid Massine pour le compte des Ballets russes de Diaguilev. Le compositeur Erik Satie écrit la musique - largement décriée à l'époque - et Picasso réalise des costumes et décors, tout autant décriés pour leur cubisme débridé. C'est d'ailleurs à propos de ce ballet, créé le 18 mai 1917 au théâtre du Châtelet, que Guillaume Appolinaire prononce pour la première fois le mot "sur-réalisme". L'oeuvre fit scandale (quatre ans après celui provoqué par le Sacre du printemps de Stravinsky) avant d'entrer triomphalement, quelques années plus tard, dans le grand répertoire symphonique. Chaque lettre reprise dans ce livre est commentée, explicitée et replacée dans un contexte relationnel qui unit (et désunit parfois) les différents protagonistes : Valentine Gros, Misia, Cocteau, Diaguilev, Picasso, Satie, Ricardo Vines, autant de personnages hauts en couleur qui participent au microcosme artistico-mondain d'un Paris déprimé par la guerre.
Né à Dessau, Kurt Weill (1900-1950) étudie à la Hochschule für Musik de Berlin, puis avec Busoni. Son langage mélange les techniques de la musique moderne (atonalité, polytonalité, jazz...) que l'on peut retrouver dès ses premiers ?opéras : Der Protagonist, Royal Palace. Sa première collaboration avec Brecht donne naissance à la pièce Mahagonny-Songspiel (1927). L'année suivante, ce travail à quatre mains débouche sur L'opéra de quat'sous qui révolutionne le théâtre musical en tirant à boulets rouges sur le capitalisme et l'ordre établi. En 1933, Weill s'exile en France et présente à Paris plusieurs oeuvres, dont Les sept péchés capitaux au Théâtre des Champs-Elysées, avant de fuir définitivement le régime nazi pour les Etats-Unis où il passera la fin de sa vie sous la nationalité américaine avec sa muse - et épouse - Lotte Lenya. Sa musique fera alors un véritable pont entre les cultures musicales allemande et américaine : Railroads, One Touch of Venus, Lady in the dark, Lost in the Stars, ... Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de partir à la rencontre d'une figure allemande du XXe siècle qui a aussi largement influencé la comédie musicale américaine, dans une étude inédite illustrée et complétée de multiples annexes.
Giner Bruno ; Porcile François ; Biojout Jean-Phil
Résumé : Un pendant complémentaire à "Une petite histoire de la grande musique" dans la même démarche INITIATION PETIT PRIX Couverture avec vernis sélectif 3D
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.
L'Espagne, au zénith de sa puissance, offre le spectacle d'une force sans raison. La conversion ou la mort, telle a été, le plus souvent, l'alternative offerte à l'Autre, à celui qui n'appartient pas au nouveau peuple élu, destiné par Dieu à accomplir ses desseins providentiels. La mentalité espagnole du Siècle d'Or se trouve confrontée à des êtres qu'elle méprise ou abomine. Comment réagit-elle, quelle idéologie la fait-elle s'ériger en juge et paladin de l'honneur de Dieu, honneur confondu avec la hantise de la pureté raciale ? Indiens massacrés, juifs pourchassés, morisques décimés et expulsés, où trouve-t-on la justification de tant de sang ? Mais le fanatisme est-il vraiment le prix de l'honneur de Dieu ? Nombreux furent les penseurs espagnols, connus ou méconnus, qui s'élevèrent avec courage contre cette perversion de l'amour d'autrui. Victimes et bourreaux changent sans que jamais s'achève cette farce grotesque et sanguinaire. Le Siècle d'Or n'est pas si loin ; il nous questionne encore. Les idéologies semblent se démoder, elles ne font que se travestir.
La ville d'Amsterdam a été le laboratoire de l'argent dans sa modernité et celui des libertés dans leur diversité. Libertés gagnées au prix du sang, contre l'Espagne d'un Philippe II cupide et intolérant. Grâce au lien circulaire entre argent et liberté, la ville, après la première révolution européenne qui enfanta la République des Provinces-Unies à la fin du XVIe siècle, fut seule capable dans le monde d'éradiquer le despotisme, la tyrannie, le fanatisme, bien avant les exigences de 1789. Elle accueillit les Juifs fuyant l'inquisition, les Protestants pourchassés dans leurs pays et d'autres hétérodoxes. Elle a aussi permis de faire entendre les voix de Descartes et de Spinoza que nous ne cessons encore d'interroger. Mais doit-on pour autant confondre argent et liberté, fin et moyens ? Amsterdam a-t-elle été fidèle à cette volonté de liberté honnie par les rois et les prêtres mais qui a sauvé des milliers de victimes de la violence et de l'intolérance ? Il appartient au lecteur d'apprécier l'usage que la ville faisait de son argent et de sa liberté, à l'heure où la République vivait son siècle d'or, et de ne pas oublier que le regard sur le passé n'est jamais neutre.
Ce livre nous initie aux bacchanales, ces fêtes scandaleuses et subversives où se concentrent les excès de Bacchus et de Dionysos, dieux antiques, terriblement actuels. De plus, il donne chair à l?orgie, radieuse soûlée des sens, qui non seulement conjure le destin, remet en question l?ordre social, mais s?affirme comme une sagesse inimaginée. Par sa composition fuguée, où s?entrecroisent les musiciens et les peintres, mais aussi les écrivains, les cinéastes, les philosophes, ce livre désenclave les arts et les techniques, nous assure ainsi, grâce à des oreilles nouvelles, grâce à des yeux nouveaux, une connaissance plus haute et une perception plus vive des évidences trompeuses de Bacchus et des brûlantes ambiguïtés de Dionysos. Traversant le temps, nous vivrons l?exubérance despotique de ces divinités, pour en partager le long cheminement : de l?Antiquité au XXIe siècle, dans l?Histoire (les mythes et les rites, les légendes, les religions), et les histoires (les coutumes, privées ou publiques, les courants esthétiques, les rêves, l?inconnu). Chaque oeuvre, chaque bacchanale commentée au fil de ces pages dévoilera un ordre mystérieux entre l?espace blagueur de Bacchus et celui, sauvage, insolent et sexuel de Dionysos.