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L'Atlantique noir. Modernité et double conscience
Gilroy Paul ; Nordmann Charlotte ; Kisukidi Nadia
AMSTERDAM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782354801557
Cet ouvrage, dont la première édition est parue en 1993, s'est rapidement imposé comme une référence incontournable. L'approche développée par Paul Gilroy permet de renouveler en profondeur la manière de penser l'histoire culturelle de la diaspora africaine, résultat de la traite et de l'esclavage. Contre les visions nationalistes et les tenants d'un absolutisme ethnique, l'auteur montre qu'il existe une culture hybride, qui n'est ni africaine, ni américaine, ni caribéenne, ni britannique, mais tout cela à la fois : l'Atlantique noir. L'objet du livre est donc de donner à voir cet espace qui commence à se constituer dès le XVIIe siècle à travers l'histoire de la traite négrière, de retracer ce réseau de relations, d'échanges d'idées, de personnes et de productions culturelles. Au fil de ces pages où l'on croise des figures allant de Spike Lee à T. W. Adorno, en passant par les Jubilee Singers, Richard Wright, W.E.B. Du Bois, Jimi Hendrix, Wynton Marsalis ou encore Hegel, l'espace et le temps singuliers de l'Atlantique noir prennent forme et consistance de façon saisissante. La musique, mode d'expression privilégié d'une culture enracinée dans l'expérience des terreurs indicibles de l'esclavage, avec ses usages et ses circulations inattendus d'un bord à l'autre de l'Atlantique, joue un rôle de premier plan dans la création de cette "contre-culture de la modernité" relevant autant de la réalité que de l'utopie.
Qu'est-ce que l'identité noire ? Contre ceux qui en défendent une conception ethniciste ou nationaliste, ou qui cherchent avant tout à en préserver l'authenticité, Paul Gilroy montre comment cette identité complexe, nourrie d'une diversité irréductible, repose sur l'existence d'un espace transnational en constante transformation, qui n'est pas spécifiquement africain, américain, caribéen ou britannique, mais tout cela à la fois : l'Atlantique noir. L'objet de ce livre est de donner à voir l'existence de cet espace constitué dès le XVIIe siècle à travers l'histoire de la traite négrière, de retracer ce réseau serré de relations, d'échanges à multiples sens, d'idées, d'hommes et de productions culturelles. Au fil de pages peuplées par les figures les plus hétéroclites, de Spike Lee à Walter Benjamin en passant par les Jubilee Singers, Richard Wright, W. E. B. Du Bois, Jimi Hendrix, Wynton Marsalis et Hegel, l'espace et le temps singuliers de l'Atlantique noir prennent forme et consistance de façon saisissante. La musique, mode d'expression de prédilection d'une culture enracinée dans l'expérience des terreurs indicibles de l'esclavage, avec ses usages et ses allers-retours inattendus d'un bord à l'autre de l'Atlantique, joue ici un rôle de premier plan. Le retour sur l'esclavage et son caractère intrinsèquement moderne, opéré dans les oeuvres de nombreux écrivains noirs, ouvre par ailleurs à une relecture critique de la modernité, d'une portée universelle, au même titre que la critique des conceptions figées et réductrices de l'identité.
Gilroy Anne ; Voll Markus ; Wesker Karl ; Behets C
Résumé : Les programmes de PACES étant toujours plus étendus et diversifiés, il est difficile de consacrer du temps à la consultation de grands traités pour chaque discipline. C'est particulièrement le cas pour l'anatomie. C'est pourquoi les manuels concis, offrant une possibilité de révision et d'autoévaluation rapide, sont l'idéal pour préparer efficacement vos examens. "Livre compagnon" du GILROY Atlas d'anatomie, cet ouvrage s'ouvre sur un chapitre détaillant les problématiques de terminologie, concepts et systèmes utilisés et décrits. Ces informations sont particulièrement utiles au cours des premières années d'études en médecine. Le reste du livre est découpé selon les régions anatomiques, chaque région étant d'abord présentée de façon globale. Les concepts importants sont résumés et les composantes squelettiques, vasculaires et nerveuses sont décrites. L'anatomie fonctionnelle des organes est ensuite passée en revue suivant les principales subdivisions régionales. Pour faciliter la mémorisation, cette association originale des approches régionale et systémique est présentée le plus souvent sous forme de listes, de tableaux et de résumés. Des images soigneusement agencées, des corrélations cliniques et des exercices d'aut'oévaluation complètent ces descriptions. Ce livre contient plus de 450 illustrations en couleurs, 95 tableaux et un index détaillé ; on y trouve également 165 cas cliniques et 400 questions/réponses pour s'entraîner et évaluer les connaissances.
Les Chevaliers Jedi Kit Fisto et Plo Koon se lancent dans une mission risquée aux côtés d'un commando de Clones endurcis sur la planète de glace Khorm. Leur mission consiste à libérer le peuple Khormai des griffes des forces séparatistes, et de détruire leur forteresse. Mais au cours de cette mission, rien ne va s'avérer aisé... Une tempête de neige, un officier un peu trop couard et surtout l'arrivée d'Asajj Ventress - exécutrice de l'Empereur - vont pousser les héros de la République dans leur derniers retranchements.
Outil de consultation de poche avec de magnifiques illustrations, indispensable à l'étudiant en médecine. Anatomie en poche d'Anne Gilroy est basé sur l'ouvrage primé Atlas of Anatomy et sur le travail de Michael Schuenke, Erik Schulte et Udo Schumacher. Ce volume est divisé en trois parties : thorax, abdomen et pelvis. Chaque page de droite présente une illustration en couleur et des légendes numérotées dont les réponses sont données à la page suivante, une présentation idéale pour un auto-apprentissage.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.