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L'Atlantique noir. Modernité et double conscience
Gilroy Paul ; Nordmann Charlotte
AMSTERDAM
21,30 €
Épuisé
EAN :9782354800338
Qu'est-ce que l'identité noire ? Contre ceux qui en défendent une conception ethniciste ou nationaliste, ou qui cherchent avant tout à en préserver l'authenticité, Paul Gilroy montre comment cette identité complexe, nourrie d'une diversité irréductible, repose sur l'existence d'un espace transnational en constante transformation, qui n'est pas spécifiquement africain, américain, caribéen ou britannique, mais tout cela à la fois : l'Atlantique noir. L'objet de ce livre est de donner à voir l'existence de cet espace constitué dès le XVIIe siècle à travers l'histoire de la traite négrière, de retracer ce réseau serré de relations, d'échanges à multiples sens, d'idées, d'hommes et de productions culturelles. Au fil de pages peuplées par les figures les plus hétéroclites, de Spike Lee à Walter Benjamin en passant par les Jubilee Singers, Richard Wright, W. E. B. Du Bois, Jimi Hendrix, Wynton Marsalis et Hegel, l'espace et le temps singuliers de l'Atlantique noir prennent forme et consistance de façon saisissante. La musique, mode d'expression de prédilection d'une culture enracinée dans l'expérience des terreurs indicibles de l'esclavage, avec ses usages et ses allers-retours inattendus d'un bord à l'autre de l'Atlantique, joue ici un rôle de premier plan. Le retour sur l'esclavage et son caractère intrinsèquement moderne, opéré dans les oeuvres de nombreux écrivains noirs, ouvre par ailleurs à une relecture critique de la modernité, d'une portée universelle, au même titre que la critique des conceptions figées et réductrices de l'identité.
Gilroy Anne ; MacPherson Brian ; Voll Markus ; Wes
Résumé : Les dessins ont été sélectionnés pour être les plus instructifs et représentatifs des approches actuelles des dissections. Des diagrammes clés, des résumés sous forme de tableaux, des dizaines d'images radiographiques et des corrélations cliniques importantes ont été ajoutés quand cela s'avérait utile pour cette nouvelle édition. Dans chaque région, les différentes structures anatomiques sont étudiées systématiquement et sont suivies d'images topographiques interconnectant les systèmes au sein de la région. Cet atlas fournit ainsi une perspective clinique de l'ensemble des structures anatomiques du corps humain. L'abondance de détails et la précision des illustrations en font l'un des ouvrages d'anatomie les plus significatifs depuis ces 50 dernières années, et permettent d'aborder l'anatomie telle qu'elle est enseignée au XXIe siècle.
Gilroy Anne ; Voll Markus ; Wesker Karl ; Pradel J
Outil de consultation de poche avec de magnifiques illustrations, indispensable à l'étudiant en médecine. Anatomie en poche d'Anne Gilroy est basé sur l'ouvrage primé Atlas of Anatomy et sur le travail de Michael Schuenke, Erik Schulte et Udo Schumacher. Ce volume est divisé en deux parties : membre supérieur et membre inférieur. Chaque page de droite présente une illustration en couleur et des légendes numérotées dont les réponses sont données à la page suivante, une présentation idéale pour un auto-apprentissage. Points clés : — Plus de 100 illustrations en couleur très détaillées effectuées par Markus Voll et Karl Wesker. — Des tableaux à forte corrélation clinique, des questions/réponses didactiques et des illustrations superbes facilitent l'étude, la mémorisation et la revue des domaines les plus importants de l'anatomie humaine. Les étudiants du premier cycle d'études médicales apprenant l'anatomie trouveront cette aide à l'apprentissage extrêmement utile. Cet ouvrage est également une référence rapide pour les étudiants plus expérimentés qui peuvent avoir besoin d'un rappel succinct mais complet des points anatomiques clés.
Gilroy Henry ; Damaggio Rodolfo ; Duursema Jan ; L
Présentée spécialement a l'occasion de la célébration du 30e anniversaire de la sortie du premier film Star Wars, cette édition regroupe en un seul volume les adaptations en bande dessinée des six épisodes de la saga créée par George Lucas. Par le talent de grands noms de la bande dessinée américaine, cet ouvrage exceptionnel permet de retrouver l'émotion de la première heure et l'essence même d'un univers en perpétuelle expansion.
Outil de consultation de poche avec de magnifiques illustrations, indispensable à l'étudiant en médecine. Anatomie en poche d'Anne Gilroy est basé sur l'ouvrage primé Atlas of Anatomy et sur le travail de Michael Schuenke, Erik Schulte et Udo Schumacher. Ce volume est divisé en trois parties : thorax, abdomen et pelvis. Chaque page de droite présente une illustration en couleur et des légendes numérotées dont les réponses sont données à la page suivante, une présentation idéale pour un auto-apprentissage.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
La quatrième vague du féminisme a commencé : venue d'Amérique latine, portée par les combats contre les féminicides et pour la liberté des femmes à disposer de leur corps, amplifiée par le moment Metoo, elle constitue aussi-surtout-un mouvement qui s'attaque à l'inégalité des rapports de production et de reproduction sous le capitalisme. Qui dépasse, sans les exclure, les revendications juridiques ou paritaires et repense l'ensemble de l'organisation sociale à partir des oppressions subies par les femmes et les minorités de genre. Le féminisme est révolutionnaire ou il n'est pas : voilà la thèse soutenue par Aurore Koechlin, qui se propose d'abord de guider ses lectrices et lecteurs à travers l'histoire trop méconnue des différentes vagues féministes. Du MLF à l'inter-sectionnalité, de l'émergence d'un "féminisme d'Etat" au féminisme de la reproduction sociale, ce petit livre tire le bilan politique et intellectuel d'une quarantaine d'années de combats, repère leurs impasses, souligne leurs forces, pour contribuer aux luttes actuelles et à venir.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.