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Mario Soldati. Cinéaste malgré lui
Gili Jean Antoine
ROUGE PROFOND
20,00 €
Épuisé
EAN :9791097309503
Destiné à devenir enseignant ou critique littéraire, Mario Soldati se tourne vers le cinéma à son retour des Etats-unis où il espérait émigrer. Pendant les années 1930, il collabore d'abord à l'écriture de scénarios et assiste des cinéastes réputés comme Mario Camerini ou Alesandro Blasetti. Il réalise son premier film en 1939 et ne va plus s'éloigner de la caméra pendant vingt ans. Au début des années 1940, il signe deux chefs-d'oeuvre, Le Mariage de minuit et Malombra. Après la guerre, Les Ennuis de monsieur Travet, Eugénie Grandet ou Fuite en France confirment son talent et son inventivité. Il tourne ensuite une série d'oeuvres appartenant aux genres populaires, films burlesques (/ suis de la revue, O.K. Néron ! ), films de cape et d'épée (Fra Diavolo, L'Héritier de Zorro), films de corsaires (Les Trois Corsaires, La Fille du corsaire noir), mélodrames (La Fille du fleuve avec Sophia Loren). Il retrouve une main très sûre pour diriger Gina Lollobrigida dans La Marchande d'amour ou Alida Valli dans Rapt d Venise, sans oublier Renato Rascel dans Polycarpe, maître calligraphe, primé au festival de Cannes. Mario Soldati jouera aussi un grand rôle dans la naissance de la télévision italienne en dirigeant des enquêtes documentaires sur l'alimentation et sur la lecture. Le livre est complété par un long entretien réalisé à l'occasion de deux rencontres en 1976 et 1979, l'occasion d'entrer dans l'intimité d'un homme à l'esprit constamment en éveil et á l'imagination sans limites.
Gili Jean Antoine ; Chiesi Roberto ; Cirillo Silva
Pier Paolo Pasolini, même 46 ans après sa mort, nous est toujours contemporain. Avec son oeuvre infinie et protéiforme (romans, poésie, cinéma, théâtre, essais politique), il a abordé des thèmes généraux et éternels tels que le destin de l'Homme, le mythe de la Nature et de l'Histoire, le sens sacré de la vie et de la mort, les faisant devenir un sujet de confrontation, de défi et souvent de provocation. L'actualité et l'inépuisable vitalité de la voix de Pasolini sont le fil conducteur de cette anthologie, dont la protagoniste se trouve être l'Opera Omnia de l'auteur. Après quelques essais introductifs et une vaste biographie annotée, l'ouvrage s'articule selon un format encyclopédique, de la lettre A de "Accattone" à la lettre Z de "Zanzotto" (plus de 150 "entrées" au total), pour rendre la lecture encore plus aisée et stimulante.
Gili Jean Antoine ; Sauvaget Daniel ; Tesson Charl
Résumé : Depuis la Sortie des usines Lumière en 1895, l'histoire de l'art cinématographique s'écrit au fil des innovations techniques ou formelles de cinéastes d'exception : les trucages de Georges Méliès, l'invention de Hollywood par Cecil B. De Mille, les recherches formelles des expressionnistes allemands (Murnau, Pabst), le triomphe du western avec Ford ou celui du film noir avec Hawks, le néoréalisme de Rossellini, la Nouvelle Vague inaugurée par Godard et Truffaut, le "Nouvel Hollywood" contestataire représenté par Coppola ou Scorsese, l'esthétique particulièrement raffinée des cinéastes japonais, le triomphe des films à effets spéciaux de Lucas ou de Spielberg, etc. De Tim Burton à Charlie Chaplin, de Stanley Kubrick à Fritz Lang, de Federico Fellini à Yasujiro Ozu, de Jean Renoir à Tsai Ming-Jiang, de Woody Allen à Orson Welles, ce dictionnaire propose donc à tous les cinéphiles une sélection de plus de 200 réalisateurs qui ont fait l'histoire du cinéma. Il rend hommage aux cinéastes qui "filment comme ils respirent" pour reprendre l'expression de François Truffaut à propos de Jean-Luc Godard. Pour chacun, l'ensemble de l'oeuvre est analysé, ainsi que le style et la thématique. Une filmographie est proposée en fin de notice. Enfin, des portraits et des scènes de tournage montrent les cinéastes à l'oeuvre et illustrent ainsi cette mythologie du septième art dont les grands réalisateurs sont, autant que les stars, les représentants.
Ce volume retrace, film après film, les cinquante années de cinéma du grand metteur en scène lombard et propose au lecteur une reconstitution de sa carrière qui est aussi le portrait d'un certain cinéma italien classique. Tout au long de ce livre, se dessine un parcours éclectique qui voit Comencini abandonner très vite le néoréalisme de ses débuts (De nouveaux hommes sont nés) pour se consacrer d'abord à la comédie (Pain, amour et fantaisie, Pain, amour et jalousie et La Belle de Rome) et expérimenter ensuite des manières et des thèmes plus proches de la création dramatique : la Résistance et le douloureux héritage de la guerre (La Grande Pagaille, La Ragazza), l'hypocrisie bien-pensante de la société provinciale (Sans rien savoir d'elle, La Femme du dimanche), la folie de l'époque contemporaine (L'Argent de la vieille, Un vrai crime d'amour, Le Grand Embouteillage) et enfin le monde de l'enfance, qui constitue sans doute le fil rouge du parcours artistique de Comencini (Tu es mon fils, L'Incompris, Casanova, Les Aventures de Pinocchio, Eugenio, Cuore, La Storia, Un enfant de Calabre et Marcellino).
Gili Jean Antoine ; Ando Roberto ; Badinter Robert
Résumé : Dans une carrière particulièrement féconde - une trentaine de films comme metteur en scène, plus d'une centaine comme acteur -, Vittorio De Sica a signé quelques oeuvres qui comptent parmi les classiques de l'histoire du cinéma. Homme de spectacle, il est l'une des personnalités les plus représentatives de l'évolution du cinéma italien des années 1930 aux années 1970, ayant traversé les contradictions, les enthousiasmes, les abandons et les sursauts de créativité qui ont caractérisé une époque tourmentée. Venu du théâtre, De Sica aborde le cinéma comme comédien au début des années 1930 avant de passer à la réalisation en 1939. Au lendemain de la guerre, dans le contexte du néoréalisme, il livre quatre productions qui l'imposent comme une figure majeure du cinéma transalpin : Sciuscià, Le Voleur de bicyclette, Miracle à Milan, Umberto D. Par la suite, il enchaîne les chefs-d'oeuvre (Station Terminus, L'Or de Naples, La ciociara, Le Jugement dernier, Le Jardin des Finzi-Contini, Une brève vacance) tout en menant une grande carrière d'acteur (Madame de... de Max Ophüls, Le Général Della Rovere de Roberto Rossellini, sans compter les comédies signées Alessandro Blasetti, Luigi Comencini, Dino Risi, Mario Monicelli). Ce livre, richement illustré, raconte la vie et la carrière d'un géant du septième art, tout en lui restituant au plus vif son visage, sa silhouette, sa sympathie naturelle, son charme et son humanisme.
Après un premier volume allant des origines aux années 1960, Pierre Berthomieu poursuit son histoire inédite de l'art hollywoodien. Sans parler de décadence ou de rupture avec le classicisme, Hollywood entre dans le temps des modernités dès les films d'Elia Kazan, John Huston, Otto Preminger. La suite prend la forme de diverses innovations esthétiques et de révolutions dans la nature et la diffusion des images de cinéma qui conduisent jusqu'aux productions les plus récentes - l'auteur laisse en point de mire les ultimes mutations hollywoodiennes, qui seront évoquées dans un troisième volume. Hollywood moderne revisite les genres (le thriller, le film d'action, la science-fiction, l'érotisme...), impose de nouveaux canons, de 2001, l'odyssée de l'espace et Titanic à des cinéastes comme Clint Eastwood, Francis Ford Coppola, Brian De Palma. Il reste un art à la vocation populaire, à l'ambition spectaculaire (David Lean, Ridley Scott), naturellement cosmique (Steven Spielberg, Star Wars, John Williams) et métaphysique (Martin Scorsese, Terrence Malick). Sans oublier des figures moins attendues (Sydney Pollack, Robert Mulligan, John Frankenheimer, Frangin J Schaffner), Pierre Berthomieu alterne parcours chronologiques et approches transversales, privilégie les échos et les écarts, saisissant les liens de l'intérieur de la création et remontant aux sources. Il recourt à près de cinq mille illustrations et à des propos d'artistes souvent publiés pour la première fois en France.
Déployant une analyse détaillée et illustrée des films, des Prédateurs à Unstoppable, en passant par Top Gun, Jours de tonnerre, True Romance, Domino, Le Fan, Spy Game, Le Dernier Samaritain, Le Flic de Beverly Hills 2, Ennemi d'Etat, Man on Fire, USS Alabama, Déjà vu, Revenge, L'Attaque du métro 123, l'ouvrage embrasse toute la carrière de Tony Scott, disparu le 19 août 2012. Frère cadet de Ridley Scott, le metteur en scène britannique a redéfini durant trois décennies les codes du cinéma d'action hollywoodien. Son approche technique précise et rigoureuse du métier de réalisateur, tout comme sa démarche artistique référentielle et innovante font de son oeuvre singulière un ensemble riche et intense traversé de motifs hyperboliques récurrents. On reconnaît bien le style du cinéaste, qui n'a cessé de tendre vers une recherche épurée sur la forme, puisant dans la peinture du XVe siècle ou dans l'expressionnisme du XXe siècle. Tel un plasticien, Tony Scott a peaufiné ses préférences esthétiques pour atteindre un cinéma essentiellement sensitif et a fait de notre monde contemporain une mécanique à laquelle ses protagonistes doivent se confronter, par l'action : "Harder, Better, Faster, Stronger", pour reprendre les Daft Punk. Le livre est préfacé par Harry Gregson-Williams qui a composé la musique de six films de Tony Scott.
Pionnier du rock and roll, idole de son vivant et icône après sa mort, Elvis Presley est avant tout un chanteur. Il est aussi l'interprète de trente et un longs métrages entre 1956 et 1969. Une filmographie de qualité plus que discutable qui embrasse de nombreux genres (western, comédie romantique, beach movie...) et garantit son lot de filles plus ou moins vêtues, de décors exotiques et, bien sûr, de chansons interprétées par le King. Il y a bien une "Elvisploitation ", bâtie autour de son charisme naturel et de son aura de star, plutôt que sur ses talents d'acteur. Au-delà des réussites signées Don Siegel ou Michael Curtiz, cet ouvrage tente de comprendre la portée de ce phénomène, des premiers scénarios calqués sur la vie du chanteur aux pantalonnades grotesques qui abondent dans ce corpus, en passant par quelques curiosités méconnues. Sex-symbol immergé dans un cinéma familial et puritain, bombe sauvage désamorcée par un monde lisse et rassurant, incarnation d'une Amérique positiviste à rebours du Nouvel Hollywood naissant, Elvis Presley incarne un paradoxe. Un regard sur les films qui documentent sa fin de carrière et sur la pérennité de son personnage jusque dans le cinéma contemporain complète l'étude de celui qui devint, un peu malgré lui, le mâle américain parfait sur grand écran.
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.