Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Kandinsky, Musik !
Gilabert Teodoro
INVENIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376800958
Marc est un gardien de musée affecté à la salle Muzik dans le Lenbacjhhaus de Munich, qui abrite Impression III. Il maîtrise parfaitement l'histoire de ce tableau peint en 1911 par Wassily Kandinsky, à la suite d'un concert que donne Arnold Schoenberg à Munich et qui le frappe en plein coeur. Alors exilé en Allemagne depuis 1886, Kandinsky est saisi par la mélodie du père du dodécaphonisme et par les similitudes avec sa propre pratique de la peinture. Quand il n'écoute pas du Schoenberg dans ses écouteurs, Marc aime offrir librement aux visiteurs un commentaire d'Impression III. Tour à tour défilent devant lui un ancien chef d'orchestre aveugle, une guide et ses auditrices, des étudiants et un professeur de médecine, tous réunis autour de la muzik du tableau. En s'appuyant sur la correspondance entre Kandinsky et Schoenberg, Teodoro Gilabert raconte l'histoire d'un tableau à l'origine d'une révolution qui marquera la XXe siècle. Il rappelle aussi qu'une oeuvre d'art peut être le point de départ d'une rencontre fraternelle, celle entre Kandinsky et Schoenberg, comme parfois celle entre un gardien de musée et des visiteurs.
Teodoro Gilabert est né en 1963 à Valence (Espagne). L'Amer orange est son troisième roman, publié chez Buchet/Chastel, après Les Pages roses (2008) et La Belle mauve (2010).
Yves Klein a toutes les qualités d'un personnage de roman. Après avoir commencé une carrière de judoka, ceinture noire quatrième dan formé au Japon, il devient dans les années 1950 une figure majeure de la scène artistique parisienne. En 1956, il met au point avec le marchand de couleur Edouard Adam ce qui est devenu le célèbre bleu Klein, véhicule de sa quête d'infini et d'immatérialité. Membre fondateur du groupe des Nouveaux Réalistes avec ses amis Restany, Arman, César, Raysse, Tinguely..., Yves Klein va au-delà de la simple représentation artistique et fait de sa vie toute entière une oeuvre d'art. A partir d'une suite chronologique de témoignages croisés, réels ou inventés, Teodoro Gilabert évoque ici les dix dernières années de l'artiste. A New York, Tokyo, Milan ou Paris, chacun y va de ses souvenirs pour tracer en creux le portrait d'un être hors norme qui au moment de mourir confie à un ami : "Je vais avoir le plus grand atelier du monde. Dorénavant, je ne ferai plus que de l'immatériel."
Résumé : Roman d'un apprentissage, Les Pages roses est un hommage rendu aux étudiants, à Paris, à Nantes, au cinéma de la Nouvelle Vague, aux stars, à la langue latine, aux années soixante-dix, au Petit Larousse illustré, aux professeurs des banlieues, à la méthode Coué, et à l'humour.
Le jaune et le noir, avec des touches de blanc, dominent le tableau. En position diagonale, le noir forme un triangle irrégulier et plein d'énergie. En dessous et à droite, le jaune se répand dans un mouvement expansif. On pourrait penser à une oeuvre abstraite. Le titre Impression III (concert) donne toutefois un indice pour orienter le spectateur vers un sujet précis. Wassily Kandinsky a effectivement peint ce tableau en janvier 1911 juste après avoir assisté à un concert donné à Munich par Arnold Schoenberg, le père du dodécaphonisme. Cette oeuvre essentielle pour expliquer la synesthésie de Kandinsky (l'association entre les sons et les couleurs), reste peu connue du public français. Teodoro Gilabert nous introduit dans le musée Lenbachhaus de Munich, à travers les notes rédigées par Marc, le gardien attentif et passionné de la salle Muzik où est exposé le tableau. Avec humour et légèreté, le jeune homme nous partage ses impressions, ses rencontres, ses géné- reux échanges avec le public... La description et l'histoire d'Impression III révèlent plusieurs fragments de la vie de Kandinsky.
Agnès Dubart a choisi pour médium essentiel la gravure, un art du multiple dont la nature généreuse convient particulièrement à cette artiste ouverte sur le monde. En explorant les deux registres que sont la gravure à l'eau-forte et la gravure sur bois, elle développe deux univers particuliers ; dans le premier, aérien, sa pointe légère accroche des éléments fugaces par une écriture vive ; dans le second, tellurique et plus physique, elle dit tout son attachement à la matière. Là se situe l'artiste, qui déclare trouver son propre équilibre entre l'air et la terre à travers un art dont elle veut faire son lien au monde. "La presse c'est mon ancre sur terre, un moyen de fixer le volatile". Les personnages qu'Agnès Dubart fait vivre sont portés par l'onde ; ils volent, s'enracinent, irradient. Dans son oeuvre, elle dit la recherche de soi, mettant en image un monde à la fois intérieur et heureusement trivial, par l'expression du corps.
Pourquoi encore un livre-de-masques ? L'essentiel sur le sujet est répété à l'envi dans toutes les préfaces de livres-de-masques : A savoir que le masque masque et démasque, que sa fonction est de cacher (le porteur religieux, comédien ou carnavaleux) et de révéler (le dieu, le personnage, la figure de fantaisie). On y ajoute parfois une autre fonction : la fascination voire la sidération du spectateur. Autre antienne : le masque est universel. Pour développer, illustrer, préciser ces idées, il existe des centaines de livres, catalogues, études sur les masques (Loi du marché rentable des salles de ventes oblige). Mais lesquels ? Les masques africains (depuis le cubisme), océaniens et amérindiens (depuis le surréalisme), himalayens depuis peu, ...on peut ainsi compter plus de 27 publications disponibles sur les masques dogons et 51 sur les masques tibétains. La moindre tradition y est recensée, décrite, expliquée, prête à vendre. Il y a moins d'intérêt (pour le moment, mais cela commence) pour les traditions européennes, les splendeurs de Roumanie ou de l'arc alpin. Pourquoi cette tache aveugle ? C'est à celle-ci que ce livre veut répondre.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
Au Metropolitan Museum de New York, Gaëlle Josse s'interroge devant l'énigmatique Jeune Fille assoupie de Vermeer et tente de déchiffrer tous les possibles qu'elle suggère. Mais c'est au cours d'une errance urbaine dans cette ville de New York que l'oeuvre va prendre tout son sens, en trouvant un écho troublant et inattendu au coeur de la cité. L'art et la vie. L'art dans la vie. Et toujours cette question qui poursuit l'auteur : qu'est-ce qu'une oeuvre d'art a à nous dire, de nos vies, par-delà les siècles ? Et pourquoi celle-ci, parmi tant d'autres, vient-elle nous obséder ? Ici, l'art du peintre, fait de silence, d'instant arrêté et de geste suspendu, est au centre d'un mystère, celui du rapport unique entre l'oeuvre et celui qui la reçoit. Familière de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, explorée déjà dans Les heures silencieuses, l'auteur fait ici se répondre deux univers : l'espace fermé et statique de la peinture, d'une part ; l'espace ouvert et en mouvement de la mégapole, d'autre part.