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Lire Epicure et les épicuriens
Gigandet Alain ; Morel Pierre-Marie
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130564768
Les auteurs, spécialistes de l'épicurisme grec et romain, ont voulu dissiper un certain nombre de malentendus qui, à travers de vives polémiques et des lectures parfois sommaires, ont marqué le destin historique de l'épicurisme jusqu'à nos jours. Ce volume projette un éclairage nouveau sur l'histoire de cette tradition et de son corpus, sur les principes de sa physique et de sa théorie de la connaissance, ainsi que sur sa conception de l'âme et du bonheur, de la nature des dieux et des fins des communautés humaines, de la Cité à l'amitié ; il permet, enfin, de prendre la mesure de son héritage moderne. . . Alain Gigandet est maître de conférences en Histoire de la philosophie ancienne à l'Université de Paris 12 - Val-de-Marne. Pierre-Marie Morel est maître de conférences en Histoire de la philosophie ancienne à l'Université de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Fama deum, "rumeur des dieux" : émanation de la puissance divine elle-même, accompagnée du fracas de la foudre et du tonnerre, ou bien plutôt effet terrifiant d'un imaginaire mystifié ? La réfutation des récits mythiques, qui les dessaisit de leur autorité traditionnelle prestigieuse, constitue une dimension jusqu'ici peu explorée du combat éthique que mène Lucrèce contre la religion. Cet ouvrage montre qu'elle participe en fait d'une approche rationnelle méthodique, qui ne se borne pas à congédier les représentations aberrantes de la fable mais entend en reconstituer la genèse, en élucider la nature et va jusqu'à en subvertir le sens prétendument caché. L'auteur propose ainsi au lecteur de Lucrèce un parcours original, celui que trace dans le poème sur La Nature des choses l'exposé de ces "raisons du mythe". Bien plus qu'un simple disciple militant traduisant en vers latins la physique de son maître Epicure, Lucrèce apparaît alors comme un penseur qui, tout en cherchant à convaincre, questionne les puissances équivoques de la conviction et en démonte les ressorts. L'analyse rationnelle du récit mythique s'impose précisément comme le moyen privilégié d'une telle interrogation. Elle permet aussi de mettre en oeuvre une poétique philosophique singulière, que réfléchit de manière énigmatique la figure inaugurale de Vénus.
Philosophe à la fois très attaqué et très populaire dès l'Antiquité, Epicure, né à Samos en 311 av J-C., mort en 270 à Athènes après y avoir fondé sa propre école 36 ans plus tôt, privilégie le rôle éthique de la philosophie : nous libérer des fausses opinions sur les dieux, la mort ou la nature, qui nous empêchent d'être heureux, c'est-à-dire de jouir d'un plaisir pur auquel pourtant nous aspirons tous. Cette libération sera obtenue par la connaissance de la nature, qui nous révèle un monde privé de tout sens métaphysique et de toute providence, ainsi qu'un être humain précaire mais apte à mener une vie rationnelle libre, gage d'un bonheur sans faille.
Texte court et abordable sur la controverse de la démence de Jeanne la folle. Jeanne de Castille dite la folle, fût-elle réellement démente ? C'est la controverse énoncée dans ce texte édité en 1947. Fille de Ferdinand d'Aragon et d'Isabelle de Castille, Jeanne naît le 06/11/1479. L'esprit fin et subtil, elle excelle dansles arts et le latin. A 16 ans elle épouse Philippe e Beau, fils de marie de Bourgogne et Maximilien d'Autriche auquel elle vout une passion folle. Malheureusement, bien qu'elle ait eu plusieurs enfants, elle sera vite délaisée et demeurera dans le dénuement le plus total, en proie à la jalousie et à la mélancolie, sans même de consolation spirituelle, car elle abhorre le clergé espagnol. Cette répugnance fait craindre à sa mère Isabelle, qu'à sa mort, Jeanne, une fois sur le trône ne soit cause d'une chute de la monarchie et de l'inquisition, et, par un codicille, réserve le pouvoir à son mari Ferdinand. C'est le début d'une lutte de pouvoir entre Ferdinand et Philippe le Beau, jusqu'au décès de celui-ci en 1506. Jeanne inconsolable restera des semaines près de son cercueil et perdra le peu de raison qui lui reste. Bien que Reine d'Espagne, elle restera à l'écart, enfermée par son propre fils Charles Quint, au château de Tordesillas jusqu'à sa mort. Néanmoins nous pouvons nous interroger sur l'hérédité transmise à ses descendants et sur cette démence ou pseudo-démence qui fut nourrie, exploitée et aidée par 48 ans d'emprisonnement et de mauvais traitements.
Parallèlement à l'étude de la tradition manuscrite, les mécanismes de transmission des textes peuvent être abordés sous l'angle de la réception. Une telle approche, centrée sur les modalités d'appropriation intellectuelle des ?uvres, permet de restituer leur épaisseur historique aux pratiques de lecture et d'écriture dans l'Antiquité. Les analyses rassemblées dans ce volume révèlent, au-delà des différences d'époque, de genre littéraire ou de langue, des constantes de lecture propres au monde antique, qui trouvent leurs prolongements jusqu'à l'époque moderne. A travers l'examen de concepts clefs (réécriture, modèle, tradition directe et indirecte, corpus) apparaissent différents scénarios de réception qui fondent pour les textes la possibilité d'une vie nouvelle.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein