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La Terre confisquée. Critique de l'aménagement du territoire
Ghitti Jean-Marc
LENTEUR
15,00 €
Épuisé
EAN :9791095432463
A69, N88, rocades de contournement de Strasbourg ou Montpellier : les conflits autour de projets d'extension des routes et autoroutes se multiplient à travers la France. Le philosophe Jean-Marc Ghitti, qui met en évidence le lien qui existe entre les lieux, l'inspiration et la pensée, propose ici une critique de l'aménagement du territoire qui va au-delà des arguments écologistes contre ces projets. En s'intéressant aux modalités d'emprise de l'Empire romain sur ses terres de conquête, en revenant sur les politiques d'aménagement, gaullistes puis euro-libérales, en convoquant les critiques de Debord et Marcuse contre l'administration de la vie quotidienne et de l'espace, Ghitti démontre que l'aménagement des territoires est toujours au service du développement économique et d'un pouvoir centralisé. Dans cet essai, il nous propose un autre rapport à la terre et à l'habitat.
Les stratégies de pouvoirs propres à l'Etat moderne aboutissent à aliéner profondément les liens familiaux et l'on peut se demander comment résister à celle altération. Les très nombreux livres consacrés à la crise de la famille analysent l'évolution des mentalités, des idéologies, des mœurs, etc. Mais, derrière ces évolutions variées, ne peut-on pas mettre au jour une cause plus fondamentale : l'accroissement sans précédent de la puissance publique et de ses interventions dans la vie intime ? Cet ouvrage entend creuser cette hypothèse et ajouter, aux multiples analyses de la crise familiale, le point de vue de la philosophie politique.
La voix humaine est désormais enregistrée, diffusée et produite par des machines qui sont capables aussi d'inventer des discours. Pourtant la voix qui parle et la voix qui chante ne se réduisent pas à une pure et simple production d'énoncés sonores. La voix est ce qui relie l'homme aux profondeurs de la Terre et elle est aussi ce qui monte de lui et le tourne vers le Ciel. Elle est la conscience métaphysique naissante. L'homme est un corps poétique, il est un animal lyrique. Lorsqu'il parle ou chante, il entre en relation avec ce qui le tient dans l'existence et le sauve de l'effondrement. Explorer les mystères de la voix humaine est nécessaire pour fonder un nouvel humanisme à l'époque des machines.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.
Quatrième de couverture Ce livre apporte une analyse cohérente de la situation de la famille dans nos sociétés occidentales, en éclairant le phénomène central du divorce par une approche de psychologie collective, mais aussi politique : l'auteur entend ouvrir un nouveau débat sur le fait que les liens familiaux font les frais d'un individualisme et d'un libéralisme dont la bourgeoisie serait le vecteur sociologique principal. Notre société qui a banalisé le divorce, est loin de l'avoir pensé : il nous demeure énigmatique. Si la violence a toujours existé au sein des familles, n'est-elle pas désormais facilitée par une crise de la paternité et par une nouvelle relation que nous nouons avec nos enfants ? L'Etat libéral de son côté n'a-t-il pas mis en place un droit et des procédures judiciaires qui conduisent à faire éclater les structures de l'intimité, au lieu de garantir des espaces de reconstruction du dialogue dans les familles dont les liens sont fragilisés ? Les conditions actuelles du divorce, si elles relèvent de préjugés, semblent satisfaire une certaine modernité de l'État et correspondre à une déspiritualisation de la personne humaine. Selon l'auteur, il n'y a qu'une enquête serrée qui puisse nous faire mieux comprendre comment la pensée, les sciences humaines, les mentalités, la culture occidentale, ont été mises au service de cette nouvelle domination politique. Il en résulte des souffrances qui n'offrent pas des conditions favorables au développement de chaque individu. Au-delà des cas particuliers; comment ne pas chercher les conditions culturelles de ces Phénomènes de séparation des familles ?
Résumé : L'alternumérisme a le vent en poupe : cyberminimalisme, smartphones équitables, inclusion numérique, ateliers de détox digitale, logiciel libre, open data, démocratie en ligne, neutralité du net... ils sont nombreux à croire, (ou à vouloir nous faire croire), que la nouvelle économie de l'information pourrait tourner à l'avantage de tous ou, du moins, qu'on pourrait en contenir les effets les plus néfastes. Ce livre détruit méthodiquement cette théorie dangereuse, appelle à s'extraire de l'utopie numérique, à refuser la numérisation du monde.
Résumé : Ecrit par deux sociologues féministes de renom, cet ouvrage est un appel à redécouvrir la subsistance. A travers l'étude de diverses luttes et récits de vie émanant de femmes à travers le monde, les autrices nous invitent à adopter une "perspective de subsistance" . Il s'agit là d'emprunter le point de vue des femmes qui assurent la reproduction de la vie. La subsistance apparaît alors sous un jour nouveau : plutôt que d'être associée à la misère et à l'arriération, elle devient en fait la condition même de notre autonomie, de notre dignité, d'une nouvelle liberté, et la seule perspective viable pour sortir du capitalisme.
L'expérience nous a permis de nous rendre compte à quel point l'idéologie gaucho-progressiste était enracinée dans presque toutes les formes d'opposition connues. Par idéologie gaucho-progressiste nous entendons : une croyance aveugle en l'existence d'un substrat populaire aux potentiels révolutionnaires illimités, une confiance immodérée dans les dons de la technologie, en particulier dans les technologies de l'information, et un penchant mal dissimulé à opposer le soi-disant capital public aux diaboliques avancées de la privatisation. (Extrait de l'avant-propos). Ce volume, traduction des numéros 5 et 6 du bulletin Los Amigos de Ludd, contient, entre autres, " Les hackers et l'esprit du parasitisme ", "L'anti-machinisme rural et la mécanisation de l'agriculture sous le franquisme ", et " George Orwell critique du machinisme ".
Résumé : Professeur de lycée en philosophie dans les quartiers Nord de Marseille, Renaud Garcia raconte sur un ton ironique la vie à l'école en 2021-2022 en tant que professeur mais aussi en tant que père d'enfants scolarisés. L'auteur participe à l'Appel de Beauchastel et au collectif Ecran Total contre la numérisation de la vie et des métiers. De Parcours Sup aux groupes de discussions Whatsapp entre parents d'élèves pour dénigrer la maîtresse en passant par l'omniprésent logiciel Pronote, sans oublier la dématérialisation des copies et l'avènement du distanciel, on suivra mi-amusés mi-effrayés la vie quotidienne d'un professeur technocritique.