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Téhéran, une capitale fragmentée
Gharakhani Ali ; Marchal Hervé
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343235646
L'histoire urbaine récente de Téhéran est marquée par une importante différenciation socio-spatiale suite à l'urbanisation rapide des années 1960. Au cours des deux siècles précédents, quelles que fussent leurs origines socioéconomiques, les Téhéranais vivaient les uns à côté des autres en toute proximité spatiale. La scission socio-spatiale dans la capitale iranienne connaît un tournant quand la famille impériale Pahlavi déménage au milieu des années 1960 des palais du sud de Téhéran pour les complexes palatiaux de Saadabad et Niavaran au nord. Dès lors, les catégories aisées s'installent au nord et les plus populaires au sud de la capitale. Cette tendance divise désormais la plus grande ville de l'Iran en deux rives, ville-nord et ville-sud, de part et d'autre de l'axe Azadi-Enqelab, artère commerciale d'est en ouest. Analysant la qualité de vie, l'écologie factorielle, le droit à la ville, la justice spatiale dans les débats urbains, et à l'aide d'une démarche documentaire et d'une enquête de terrain, cet ouvrage dresse un état des lieux de Téhéran pour révéler les raisons de cette importante séparation socio-spatiale. En comparant les deux ensembles spatiaux, il montre que les parties méridionale et septentrionale de la capitale de l'Iran sont loin d'être uniformes et homogènes dans la mesure où il existe des quartiers opposés sinon enclavés, comme c'est le cas du quartier populaire de Niyayesh, au nord réputé aisé de la ville, et inversement du quartier aisé de Kossar situé, lui, dans le sud populaire.
E n dépit des engagements maintes fois pris par les autorités urbaines et nationales, confirmés par la création d'administrations spécifiquement vouées à la lutte pour l'environnement, Téhéran figure plus que jamais au triste palmarès des villes les plus polluées du monde. Pourquoi un tel échec ? L'atout considérable que représente la proximité de la montagne, formidable réserve d'eau fraîche et d'air pur, fut largement mis à profit dans la ville d'autrefois. Aujourd'hui, les exigences d'une croissance démographique fulgurante et massive effacent l'étroite relation de la ville avec les qualités du site, dont seules les contraintes apparaissent désormais, lourdement. Mais Téhéran souffre surtout d'une incohérence des processus d'application des politiques annoncées. Les causes en sont la fragmentation politique et la multiplication des acteurs. Les réglementations et décisions s'annulent. Ce constat est lui-même en contradiction avec l'étouffante centralisation du régime, qui dépouille la municipalité de la réalité de son pouvoir. Le salut ne peut passer que par une gouvernance urbaine à l'échelle de la région métropolitaine, ainsi que par un partenariat intense avec la société civile et ses associations.
Le malaise et le dysfonctionnement dans les infrastructures et facilités urbaines ont abîmé la qualité de la vie des Téhéranais. La mise en application efficace des politiques visant à améliorer la vie urbaine se ralentit et échoue pour deux raisons principales : conditions géomorphologiques de Téhéran et déchirure en administration urbaine. L'encerclement de la capitale iranienne, par les montagnes au nord et à l'est, ainsi que la faiblesse du vent, aggravent la pollution atmosphérique et causent régulièrement une inversion thermique, avec un grand smog. Dans le cas de l'assainissement, l'état alluvial du sol au sud et l'état rocheux de la terre au nord ralentissent la réalisation du système d'égouts de la capitale iranienne. La dispersion gestionnaire, l'absence d'une gouvernance urbaine convenable et la pluralité des acteurs transforment la scène urbaine en une arène de conflits politiques. Le Gouvernement réformiste (1997-2005), via le troisième plan quinquennal de développement socio-économique du pays (2001-2005), tentera de concentrer toutes les affaires urbaines au sein de la municipalité, mais l'idée ne sera pas retenue sous le gouvernement suivant (2005-2013) qui portera les Conservateurs au pouvoir.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !