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L'épopée des gants chirurgicaux
Germain Michel A. ; Riaud Xavier ; Fisher Louis-Pa
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296966925
Dès le XVIe siècle, l'obstétricien Plenck recommande l'utilisation de gants au moment de la naissance d'enfants de mère syphilitique. En 1889, le chirurgien William Halsted est le premier à introduire le port de gants de chirurgie dans son service. Avant 1972, les gants sont réutilisables. Le lavage et la stérilisation à la vapeur dénaturent les protéines du latex. L'allergie est alors inconnue. En 1975, les gants de chirurgie à usage unique sont largement diffusés. Depuis 1985, avec l'émergence du sida, la fréquence du port de gants a augmenté de façon significative et les premières intolérances sont apparues. Tout le monde a vu son médecin, son chirurgien ou encore son dentiste revêtir des gants avant de procéder à un examen, voire à une intervention. Cette protection du praticien est devenue un élément fondamental et incontournable de la chaîne d'hygiène médicale au sein de toutes les structures cliniques, hospitalières ou libérales, suivie aujourd'hui, chaque jour, par des millions de professionnels de santé dans le monde. Mais son parcours, depuis 1758, date de sa première utilisation pour un examen gynécologique, à nos jours n'a pas été sans une multitude de pérégrinations et d'aventures. Sans omettre le détail des découvertes faites par Semmelweis, Pasteur, Lister et Koch en matière d'asepsie, des particules sanieuses aux bactéries, Michel Germain raconte avec brio l'histoire du gant chirurgical dans un récit unique en son genre, riche en iconographie et archives de toutes sortes pour en retracer la fabuleuse épopée.
Germain Michel A. ; Roques Latrille Christian-Fran
Souvent ignorée, car invisible, la lymphe est un sujet fondamental dont l'étude doit impérativement se poursuivre. Son histoire est le parfait reflet du long cheminement de la médecine qui a développé de manière empirique une multitude de procédés aux résultats aléatoires de l'Antiquité à nos jours. C'est au XVIIe siècle que l'anatomie des lymphatiques est décrite. Les connaissances de son embryologie et de son histologie ont été rendues possibles grâce à la découverte du microscope à partir de ce même siècle. Puis, les progrès techniques, les innovations, qui se sont succédé jusqu'à nos jours, ont offert progressivement de nouvelles perspectives dans son approche et dans le traitement des maladies lymphatiques : la lymphangiogenèse, les cellules souches, l'unité neurovasculaire, la transplantation de ganglions lymphatiques autologues. La recherche doit donc continuer : beaucoup de questions demeurent en effet en suspens... Xavier Riaud
Germain Michel A. ; Brugère-Picoux Jeanne ; Géraut
Quel est l'intérêt d'un nouveau livre sur Frédéric Chopin ? Deux faits nous interpellent : sa maladie et sa relation avec George Sand. Chopin est mort il y a 170 ans et personne ne s'est sérieusement interrogé sur sa maladie, ni sur la cause de son décès. Beaucoup des médecins qui ont traité son affection considèrent sa maladie respiratoire comme étant la tuberculose pulmonaire. Michel Germain, à la lecture des archives de l'époque, est convaincu qu'il s'agit d'une maladie génétique : la mucoviscidose. Tous les symptômes se recoupent : taille petite et poids plume, infections et affections respiratoires avec toux chronique et intolérances digestives, probable stérilité, hémoptysies avec essoufflement, etc. Tout y est. Même les antécédents. La soeur de Chopin, Emilia, décédée à 14 ans, avait aussi probablement cette maladie et présentait des signes cliniques similaires. Une question demeure toutefois. Sa compagne, George Sand, et ses enfants, restés à son contact pendant neuf ans, n'ont pas eu de maladie pulmonaire. La mucoviscidose n'est pas rare en Pologne. De savoir que Frédéric Chopin en a été atteint et a été un musicien extraordinaire va très certainement encourager les jeunes générations. De fait, cette maladie n'empêche absolument pas le génie de se développer. Xavier Riaud
A travers une approche historique précise qui rappelle qui est Ewing, le découvreur d'un type de sarcome infantile, et quels sont les différents éléments et autres acteurs intervenus dans la thérapeutique de cette pathologie, comme l'anesthésie, les tables chirurgicales, les gants, etc., Michel Germain s'attarde sur les transplants autologues de fibula vascularisée qu'il a utilisés précocement. Dans une analyse critique et historienne des procédés chirurgicaux fréquemment utilisés, l'auteur expose sa technique propre tant pour les membres que pour la mandibule. Il y adonc une réponse aux problèmes posés par la reconstruction d'une longue perte de substance osseuse, par un greffon, au milieu de parties molles de qualité souvent insuffisante. Ces possibilités de chirurgie de reconstruction sont adaptées aux progrès de la cancérologie infantile qui voit une augmentation de la survie et de sa qualité bien réelle. Trente ans de recul rendent compte des améliorations techniques survenues au fil du temps. Le nombre des cas opérés est lui aussi important puisqu'il s'élève à 78. Véritable témoignage vivant, cette technique de reconstruction osseuse originale est proposée, ici, comme une des méthodes très efficaces de réparation des grandes pertes de substance osseuse après résection. Celle-ci n'est probablement pas définitive et les cellules souches associées à une matrice apporteront peut-être un complément..." Xavier Riaud.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.