Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'art espagnol
Gerard Powell Véronique
FLAMMARION
32,00 €
Épuisé
EAN :9782080109828
Alors même que l'Espagne joue un rôle de plus en plus important dans l'Union européenne, sa culture reste trop souvent inconnue et réduite à quelques poncifs. Ce parcours dans l'art espagnol, des grottes d'Altamira à Antoni Tàpies, a été confié à une équipe d'universitaires et de conservateurs de musées, français ou espagnols, spécialistes reconnus des domaines abordés. Il veut souligner combien, avec ses spécificités propres, l'art espagnol est creuset d'éclectisme et générateur de créateurs puissants qui, comme Goya ou Picasso, dépassent leur cadre historique pour forger l'avenir. Loin d'être repliée sur elle-même, l'Espagne fut toujours une terre d'échanges et sa création artistique reflète ses contacts avec les mondes méditerranéens de l'Antiquité - Phéniciens, Grecs, Romains - puis avec les Arabes des royaumes d Afrique du Nord. Plus tard, les possessions flamandes et italiennes des Habsbourg d'Espagne contribuèrent à forger un art qui s'exporta jusque dans l'empire d'Amérique. Il y a juste un siècle, la Catalogne jouait un rôle capital dans l'élaboration d'un Art Nouveau... L'art espagnol est une découverte récente. Il fallut attendre que le Grand Tour s'étende, au XIXe siècle, à l'Afrique du Nord pour que, sur le chemin du retour, ses adeptes croisent les villes et les paysages d'Espagne. Le romantisme découvrit les ?uvres de Velazquez et Zurbaran que les difficiles circonstances historiques jetaient sur le marché européen. De Goya, on ne connut longtemps que les portraits royaux... Il fallut encore plus de temps pour savoir qu'à côté de Tarragone, de Mérida ou des palais de l'Alhambra, les hommes de la Préhistoire avaient gravé la pierre et l'os, que les Ibères avaient sculpté le sphinx, le taureau ou la Dame à Elche. Cet ouvrage réserve une grande place aux découvertes les plus récentes qui ont considérablement enrichi le patrimoine espagnol et renouvelé la vision que le public cultivé doit en avoir.
Résumé : Parmi les premiers peintres européens, le plus grand, peut-être, est Diego Velázquez, le maître des Ménines. Peintre de cour de Philippe IV, roi d'Espagne, sa vie publique est assez bien connue. De sa vie privée, on ne sait presque rien, ni des raisons réelles qui lui font préférer l'état de noble à celui de peintre. Pourtant, Philippe IV et l'Espagne du Siècle d'Or ont reconnu le génie de l'artiste. Velázquez est proche de nous, parce que gueux ou rois, paysannes ou princesses ne lui sont que prétexte à peindre le même modèle, l'être humain avec sa grandeur et ses faiblesses. Sa facture, miracle de l'illusion d'optique, défie l'analyse et préfigure les audaces de l'art du XXe siècle. Spécialiste de la peinture espagnole, Jeannine Baticle restitue la vie et l'oeuvre du peintre hidalgo, Velázquez.
Van Mander Karel ; Gerard Powell Véronique ; Hyman
Résumé : En 1573, le jeune peintre Karel van Mander quitte les Flandres pour l'Italie, voyage qu'accomplissent nombre de ses compatriotes à cette époque, notamment en raison des troubles politiques et religieux. A Florence, à Rome, Van Mander fréquente les ateliers, rencontre les maîtres italiens ou flamands, se passionne pour le Titien, toujours vivant, mais s'intéresse aussi à la culture humaniste et à la littérature. Il découvre ainsi les livres de Vasari, les Vies des plus excellents peintres, sculpteurs, etc., qui ont valu la gloire à son auteur. Bientôt lui vient l'idée d'entreprendre à son tour un travail semblable sur les artistes du Nord, pour lesquels il n'existe aucun équivalent. Il faudra toutefois de longues années avant que le projet ne se réalise. Van Mander, de retour dans son pays, doit se réfugier aux Pays-Bas - il est catholique -, et reprend son métier, peignant dans le style maniériste à la mode. Il écrit également sur l'art antique, sur les peintres italiens modernes. Mais c'est par un livre majeur qu'il reste dans les mémoires : ses Vies des peintres des Pays-Bas et de l'Allemagne, publiées à Haarlem en 1604, qui lui ont apporté une renommée bien plus grande que n'aurait pu le faire sa peinture - ce qui fut aussi le cas pour Vasari. Et à l'exemple de Vasari, Van Mander compose son ouvrage en deux parties : une longue évocation des maîtres du passé, suivie d'une présentation de l'oeuvre de ses contemporains, toujours vivants, toujours actifs. Des années de recherches lui ont été nécessaires pour rédiger les biographies de peintres dont certains se sont effacés des mémoires, tandis que d'autres ont éclairé leur époque de leur génie, les Van Eyck, Hugo van der Goes, Dürer, Bosch, Holbein ou Brueghel. L'ouvrage est donc une réponse patriotique à un Vasari affirmant la suprématie de la Renaissance italienne sur les autres écoles européennes. Car Van Mander souhaite démontrer que les peintres allemands, hollandais et - surtout - flamands, remarquables dès les "primitifs" du xve siècle, par leur technique étonnante et leur maîtrise inégalable du portrait ou du paysage, n'ont fait que revivifier leur art au contact des antiquités italiennes et des maîtres modernes de la péninsule. La seconde partie constitue un intéressant document sur les conditions de vie des peintres de son époque, comme Goltzius ou Spranger, confrontés aux querelles religieuses et à l'iconoclasme. Dans les derniers chapitres se dégagent quelques-uns des traits caractéristiques de la peinture flamande et hollandaise du XVIIe siècle : le goût pour les portraits, collectifs notamment, le paysage et les marines, la scène de genre, parfait reflet du souci nordique de vérité.
A l'heure où la peinture victorienne jouit d'un nouvel engouement dans les musées et auprès des collectionneurs, le Musée Jacquemart-André a lui aussi choisi de mettre à l'honneur les grands artistes de cette période, comme Lawrence Alma-Tadema (1836-1912), Frederic Leighton (1830-1896), Edward Coley Burne-Jones (1833-1898), Albert Joseph Moore (1841-1893) ou John William Waterhouse (1849-1917). Ces peintres ont en commun de célébrer la beauté féminine, comme en témoignent la cinquantaine d'oeuvres réunies pour l'exposition. Offrant un large aperçu de la peinture britannique des années 1860 à la veille de la Première Guerre mondiale, elles proviennent toutes de la collection de Juan Antonio Perez Simon, qui réunit l'un des plus beaux ensembles d'art victorien en mains privées. Naviguant entre Antiquité réinventée, légendes médiévales et décors au charme tout britannique, les grands artistes de cette époque puisent à de multiples sources d'inspiration. Sous leurs pinceaux, la femme se transforme en héroïne antique ou shakespearienne, prenant tour à tour les traits d'une muse, d'une enchanteresse ou d'une amoureuse mélancolique. A travers ses mille visages, elle incarne tous les rêves victoriens.