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Double intérieur précédé de L'absence réelle
George Raphaële ; Giovannoni Jean-Louis
LETTRES VIVES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782914577571
Pour Raphaële George, ce double intérieur garantissait la rencontre, en créant un espace intermédiaire, un peu comme une zone tampon permet distance et repli. L'ici et maintenant est inintelligible disait-elle fréquemment, elle lui préférait une approche médiane, détournée d'un vis-à-vis frontal. Ainsi, pour elle, le double intérieur devenait une sorte d'alter ego introjecté avec lequel le sujet cohabitait. L'un étant l'hôte de l'autre. L'inverse étant tout aussi nécessaire. Le thème central de toute son oeuvre a toujours été le double intérieur. Pour mémoire, Ghislaine Amon (alias Raphaële George) a fondé la revue Les Cahiers du double, et écrit plusieurs articles où elle explorait la bivalence de ce que l'on appelle un peu trop rapidement l'intériorité et qui est en fait la pluralité interne de tout sujet. L'écriture de Raphaële George n'a cessé d'explorer ces mouvements internes. En se posant sur toutes les formes : Qui nous représente ? Quelle partie de nous se met à parler au nom du tout ?
Plyer Ségolène ; Georges Raphaël ; Grandhomme Jean
Originaires d'espaces frontaliers ou membres d'un groupe national sans Etat, les soldats "d'entre-deux" se trouvent dans un conflit potentiel de loyauté vis-à-vis de leur Etat souverain, surtout quand celui-ci exige une fidélité exclusive à partir de l'entrée en guerre en 1914. Comment agissent ceux des Empires multinationaux allemand et austro-hongrois au cours de la Première Guerre mondiale ? Leur comportement anticipe-t-il la fondation d'Etats nationaux en Europe centrale après 1918 ou, au contraire, témoigne-t-il de leur sens du devoir à l'égard de l'autorité légitime ? En étudiant comment s'ordonnent des appartenances multiples dans les ego-documents produits par des soldats de la troupe ou des gradés, cet ouvrage restitue la complexité et l'hétérogénéité des armées centrales, de l'Alsace à la Galicie, en passant par l'Italie. Si la plupart des hommes furent loyaux à leur Empire, cette loyauté reposait sur des conceptions parfois antagonistes, voire des attentes pour l'après-guerre, et leurs témoignages révèlent des expériences particulières de la Grande Guerre — des particularités longtemps tues à l'est de l'Europe et méconnues à l'ouest.
Très noble et très haute voix, écrite plus qu'avec des mots, avec la chair vibrante et meurtrie qui la porte, et l'Eloge de la fatigue nous introduit presque sans angoisse, avec le calme d'une expérience vécue au-delà de notre épuisement, à cet état d'outre-mémoire d'où nous ne sortirons plus, "où la fatigue constituera seule le mouvement de l'être, dans l'inconscience de soi et de la fatigue". Texte guérisseur qui n'use pas du taedium vitae pour nous désespérer, pour nous déprimer, mais nous renvoie vers la vie, après l'approche de la mort et la traversée du gouffre, avec une pureté et une innocence restaurées.
Résumé : Il m'arrive de rêver être un grand tissu, une étoffe qui recouvrirait tout, dont je serais un peu la matière, écoulement, silence retenus, matière qui, enfin, ne compte plus avec la mémoire et pourtant montre la splendeur muette de ce qui a disparu.
Ils ont des droits sur nous ! " Comme le rappelle cette formule célèbre de Georges Clemenceau, les anciens combattants français jouissent après la Première Guerre mondiale d'une supériorité morale fondée sur une victoire obtenue au prix de lourds sacrifices. Une catégorie de vétérans ne partage cependant pas ce prestige. Les Alsaciens-Lorrains, en effet, ne sont devenus français qu'au terme du traité de Versailles, à la faveur du retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Avant cela, ils ont vécu la guerre dans les rangs de l'armée allemande. Après l'armistice, leur retour dans une province désormais française s'apparente à un nouveau "parcours du combattant" . Aux difficultés du passage de la vie militaire à la vie civile s'ajoute la nécessité d'apprendre à vivre avec le poids de ce passé encombrant, voire stigmatisant. Ils n'éprouvent pas moins la volonté de faire valoir leur propre droit à reconnaissance car, s'ils n'ont pas combattu du côté des vainqueurs, ils ont en commun avec eux d'avoir partagé les mêmes souffrances. Ce qui se joue en toile de fond n'est rien de moins que leur intégration à la nation française, et celle-ci passe par l'élaboration de nouvelles normes sociales.
Ce livre parle de voyages, certains réels, d'autres imaginaires, et d'autres encore, prisonniers de l'ambiguïté entre les deux. Bien que la narration saute, se perde et digresse, ma figure centrale, ce sont ces signaux transmis à travers l'éther. Ceci s'applique autant aux musiciens javanais et à Debussy, durant l'ère coloniale du XIXe siècle, qu'à la musique de l'ère numérique au tournant du millénaire. Ces cent années d'expansion de la musique, médium généralement fluide, non verbal et non linéaire, nous ont préparés à l'océan électronique du siècle à venir. Tandis que le monde s'est transformé en océan d'information, la musique s'est faite immersive. Les auditeurs flottent dans cet océan ; les musiciens sont devenus des voyageurs virtuels, les créateurs du théâtre sonique, les émetteurs de tous les signaux reçus de l'autre côté de l'éther. David Toop.
Très noble et très haute voix, écrite plus qu'avec des mots, avec la chair vibrante et meurtrie qui la porte, et l'Eloge de la fatigue nous introduit presque sans angoisse, avec le calme d'une expérience vécue au-delà de notre épuisement, à cet état d'outre-mémoire d'où nous ne sortirons plus, "où la fatigue constituera seule le mouvement de l'être, dans l'inconscience de soi et de la fatigue". Texte guérisseur qui n'use pas du taedium vitae pour nous désespérer, pour nous déprimer, mais nous renvoie vers la vie, après l'approche de la mort et la traversée du gouffre, avec une pureté et une innocence restaurées.