Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un nouveau départ. Les vétérans alsaciens-lorrains dans la France d'après-guerre (1918-1939)
Georges Raphaël
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753594791
Ils ont des droits sur nous ! " Comme le rappelle cette formule célèbre de Georges Clemenceau, les anciens combattants français jouissent après la Première Guerre mondiale d'une supériorité morale fondée sur une victoire obtenue au prix de lourds sacrifices. Une catégorie de vétérans ne partage cependant pas ce prestige. Les Alsaciens-Lorrains, en effet, ne sont devenus français qu'au terme du traité de Versailles, à la faveur du retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Avant cela, ils ont vécu la guerre dans les rangs de l'armée allemande. Après l'armistice, leur retour dans une province désormais française s'apparente à un nouveau "parcours du combattant" . Aux difficultés du passage de la vie militaire à la vie civile s'ajoute la nécessité d'apprendre à vivre avec le poids de ce passé encombrant, voire stigmatisant. Ils n'éprouvent pas moins la volonté de faire valoir leur propre droit à reconnaissance car, s'ils n'ont pas combattu du côté des vainqueurs, ils ont en commun avec eux d'avoir partagé les mêmes souffrances. Ce qui se joue en toile de fond n'est rien de moins que leur intégration à la nation française, et celle-ci passe par l'élaboration de nouvelles normes sociales.
Pour Raphaële George, ce double intérieur garantissait la rencontre, en créant un espace intermédiaire, un peu comme une zone tampon permet distance et repli. L'ici et maintenant est inintelligible disait-elle fréquemment, elle lui préférait une approche médiane, détournée d'un vis-à-vis frontal. Ainsi, pour elle, le double intérieur devenait une sorte d'alter ego introjecté avec lequel le sujet cohabitait. L'un étant l'hôte de l'autre. L'inverse étant tout aussi nécessaire. Le thème central de toute son oeuvre a toujours été le double intérieur. Pour mémoire, Ghislaine Amon (alias Raphaële George) a fondé la revue Les Cahiers du double, et écrit plusieurs articles où elle explorait la bivalence de ce que l'on appelle un peu trop rapidement l'intériorité et qui est en fait la pluralité interne de tout sujet. L'écriture de Raphaële George n'a cessé d'explorer ces mouvements internes. En se posant sur toutes les formes : Qui nous représente ? Quelle partie de nous se met à parler au nom du tout ?
Résumé : Revenir sur mes plaies pour inscrire quelques mots d'amour. On a voulu m'égorger les doigts et mon corps sent mauvais. Il a tellement pourri depuis que je suis née. Et tous ces efforts vers une ouverture. J'ai simplement la cataracte au fond du ventre, quelque part et qui me blesse. Je me trompe quand je vis l'amour. Je voulais rejoindre le sang des autres au conta& de la peau, mais il reste seulement des voix et un peu de salive au bord de la lèvre. Je ne saurai plus quel est le meilleur repas à faire et je vais seule chercher un soleil à la place de nos têtes. Je ne sais pas faire soleil dans la mienne, alors je me cale définitivement dans mes mains clouées au fond du crâne pour éponger la sueur et la peur qui remontent. Décidément je n'y ai rien compris.
Nagez 3,8 km. Pédalez 180 km. Courez 42,195 km. Vantez-vous pour le reste de votre vie ! " Voici le mot d'ordre du triathlon Ironman, tel qu'énoncé par John Collins, l'un des pionniers de la discipline dans les années 1970, qui n'en finit pas de recruter des adeptes. D'où vient ce sport ? Pourquoi tant de personnes éprouvent-elles le besoin de se mettre à l'eau, de pédaler, de courir ? Quelle nécessité y a-t-il à toucher ses limites d'endurance, voire les dépasser, dans des formats qui peuvent paraître déraisonnables ? Quel plaisir à s'infliger ces souffrances parfois démesurées ? Le triathlon pourrait bien avoir à dire sur notre temps, sur notre société, sur notre rapport à l'effort, à la nature et à la technologie. Avec la natation, le Feu de l'effort triomphe de la fluidité de l'Eau, avec le cyclisme de la résistance de l'Air, avec la course-à-pied de la gravité de la Terre. Tels sont les monstres poursuivis par l'Hercule triathlète, dont les travaux ne sont plus douze mais trois. Dans ce livre, l'histoire, la métaphysique, l'épistémologie, la psychologie, la politique et la sociologie du triathlon, sont autant de sujets traités par l'auteur pour mieux comprendre la motivation et les mécanismes mis en oeuvre par des athlètes et pour un sport pas comme les autres.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?