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La philosophie uexküllienne de la vie et ses enjeux écologiques. Jakob von Uexküll, Le sens de la vi
Gens Jean-Claude
MIMESIS
16,00 €
Épuisé
EAN :9788869762567
La thèse de Uexküll selon laquelle le sujet vivant et son Umwelt sont indissociables signifie déjà deux choses : la première, c'est que l'être aussi bien d'un être vivant que d'une Umwelt n'a rien de "substantiel", mais est relationnel. Plus encore, il n'y a pas - à l'encontre de ce qu'affirment la métaphysique, la physique et la politique dominantes depuis les Temps modernes en Occident - de réalité qui ne soit relationnelle." Jakob von Uexküll (1864-1944) est un biologiste qui a élaboré une philosophie de la vie en créant des concepts nouveaux dont celui, célèbre, de Umwelt. Il est à cet égard une des références majeures des philosophes depuis la seconde moitié du XXe siècle. Entre les deux guerres mondiales de ce siècle, il ouvre la voie aussi bien à l'écologie qu'à l'éthologie, et il constitue plus tard la source majeure de la biosémiotique qui jette un pont par-dessus l'abîme supposé séparer nature et culture. La philosophie uexküllienne de la vie se présente par ailleurs comme l'héritière non seulement des pensées de Kant et de Goethe, mais encore de Johannes Müller, le fondateur de la physiologie. En atteste Le sens de la vie, également traduit dans ce volume, dans lequel Uexküll réédite et commente le discours de 1824 de Müller.
Bien que la pensée de Dilthey relève d'une philosophie de la vie, son intention de prolonger la philosophie kantienne par une " critique de la raison historique " a souvent été réduite au projet épistémologique de fonder la spécificité des sciences de l'esprit dites aussi humaines ou sociales. Autrement dit, cette spécificité tiendrait à l'instauration d'une différence d'ordre méthodologique entre expliquer et comprendre. Et dans une telle perspective, Dilthey élargirait à la sphère des productions sociales et historiques l'herméneutique générale fondée par Schleiermacher qui avait lui-même étendu son objet de l'interprétation des textes à la compréhension langagière. A l'encontre d'une telle réduction, les écrits diltheyens de la dernière décade du dix-neuvième siècle montrent que sa philosophie de la vie se caractérise par sa dimension herméneutique, dimension qui donne également son sens à ses travaux d'historien. Elaborée conjointement à ses recherches relatives à l'esthétique, cette herméneutique conduit à jeter les bases d'une nouvelle logique et, sur le fond d'une critique des catégories de la logique traditionnelle, à penser les catégories susceptibles de saisir la vie. Une double confrontation s'est avérée décisive pour l'élaboration d'une telle philosophie herméneutique : celle, pratiquement incontournable à l'époque, avec le courant philosophique alors prédominant, à savoir le néokantisme. Celle, plus tardive, avec la phénoménologie husserlienne. Si Dilthey est l'un des premiers à avoir salué les Recherches logiques de Husserl, leur impact sur sa pensée ne peut pas plus être méconnu que l'impact de leur rencontre sur les travaux ultérieurs de Husserl. Leur réception réciproque constitue du même coup le premier moment d'une confrontation entre herméneutique et phénoménologie qui sera également déterminante dans le déploiement de la pensée de Heidegger au cours des années vingt.
L'omniprésence des images dans la société mass-médiatique est corrélative de leur évanescence et du constant renouvellement qui conditionne le processus de leur consommation. Leur omnipotence se réduit ainsi à celle de stimuli destinés à induire des comportements. Or, il convient d'autant plus de revenir d'une telle exténuation de l'image que cette dernière constitue l'une des dimensions essentielles du déploiement de la vie humaine. L'image est traditionnellement rapportée à l'activité imaginante d'un sujet. Mais, s'il est vrai que l'étoffe des hommes et des choses qui se donnent à voir dans le paraître sensible d'une image n'existe pas coupée d'un tel paraître, l'esthétique relève aussi de l'ontologie et sa tâche est de nous ré-apprendre à contempler les images. Au regard de la clarté et de la distinction conférées par la théorie à notre appréhension des choses, la détermination positive des images ne tient-elle pas en effet au fait que c'est dans leur dimension qu'il nous est donné de faire l'expérience vive du paraître de ces choses, jusqu'à l'extrême de l'horreur, du merveilleux et du sacré ?
Brentano Franz ; Buhot de Launay Marc ; Gens Jean-
Contemporain de la crise de la philosophie de la seconde moitié du XIXe siècle, Brentano a voulu contribuer à sa renaissance en revenant à ses sources aristotéliciennes. Husserl a reconnu sa dette - celle de toute la phénoménologie -, et Heidegger aussi, envers ce philosophe autrichien en qui ils voyaient celui qui les avait conduits à la philosophie. Dans sa Psychologie du point de vue empirique, il avait défendu la thèse de l'intentionnalité des faits de conscience et esquissé une théorie de l'évidence. Fondamentale pour l'ensemble de sa philosophie, et en particulier pour penser la rectitude ou la correction du jugement et des sentiments d'amour et de haine, cette théorie ne sera pleinement élaborée qu'en 1889 dans L'Origine de la connaissance morale. Cette conférence, et celle, contemporaine, relative à l'évidence, ainsi que l'ensemble des dictées posthumes qui s'échelonnent de 1889 à 1915 permettent d'en saisir la nature et l'évolution. Récusant aussi bien le kantisme que l'utilitarisme, L'Origine de la connaissance morale sera discuté par les membres du Cercle de Vienne et inspirera, outre Husserl, la phénoménologie morale de Max Scheler. Brentano ne s'est pas contenté d'exposer le versant éthique de sa pensée sans lui donner une assise dans la sphère de la logique: c'est le rôle dévolu à La Doctrine du jugement correct qui invite, de son côté, à une réforme d'autant plus radicale de la logique qu'elle met en question la théorie prédicative traditionnelle du jugement
L'histoire est l'objet d'un savoir ou d'une science dont le statut, par rapport aux sciences de la nature, semble ambigu ; mais, comme cherchaient déjà à le montrer les philosophies de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est avant tout ce à quoi nous appartenons, ce qui nous constitue comme êtres historiques. De ce fait, le problème posé par l'histoire est double : comment caractériser d'une part la spécificité du savoir historique - et la question est donc d'ordre épistémologique - et d'autre part l'historicité de notre existence ? Mais, dans la mesure où la réflexion philosophique s'inscrit elle-même dans une histoire, il s'avère aussi nécessaire de penser le sens de l'histoire de la philosophie.
L'importance exceptionnelle que les différentes formes de religion ont eu dans l'histoire de l'humanité est tout à fait étonnante. Au lieu de concentrer leur attention sur la situation existentielle en tant que dimension vécue dans le présent, les êtres humains ont cherché le plus souvent à expliquer son sens dans la référence à l'au-delà. La raison de cette tendance semble avoir été dictée surtout par le fait que pour l'être doué de conscience de soi la mort est impensable, inacceptable. Ce texte analyse le problème de la recherche d'un sens ultime, qui de fait apparait inatteignable, comme le montrent les expériences des grands philosophes de la modernité ayant souligné les limites de la pensée et du langage. Toutefois le message évangélique du Christ garde toute sa validité en tant que mystère de l'anéantissement de Dieu dans l'amour.
La question "qui suis-je ? " occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?
Cette étude du système de représentations, mais aussi de désirs et d´émotions qui fondent l´imaginaire des Français - en particulier la représentation de la servitude et le moyen de s´en affranchir : la Révolution - a pour but de dévoiler la dynamique des mécanismes inconscients qui déterminent la vie collective en France. Car la France ne se serait pas constituée à partir d´une émancipation et d´un projet instituant. Au contraire, elle s´est cristallisée autour du projet permanent de destitution du pouvoir qui est à la fois générateur de plaisir et fédérateur. Une thèse inédite, et une analyse cohérente de l´agitation sociale qui perturbe le mandat d´Emmanuel Macron depuis maintenant plus d´un an. Etablissant un lien entre idées et émotions, elle s´inspire des grands textes freudiens sur la nature du lien social, dans un langage simple et clair.