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Prismes. Théorie critique N° 6/2024 : Vers une théorie éco-critique
Genel Katia
KIME
15,00 €
Épuisé
EAN :9782380721379
Le dossier de ce numéro de la revue Prismes est consacré à la thématisation d'une "éco-critique" puisant son inspiration dans l'héritage du marxisme et de la Théorie critique. Dans le contexte de la catastrophe écologique en cours, elle-même inscrite dans l'ère de l'anthropocène (ou du "capitalocène"), il est urgent d'interroger la fécondité de cet héritage souvent passé sous silence par les éthiques de l'environnement et les diverses formes contemporaines d'écologie politique. Cela suppose en premier lieu de réévaluer l'apport longtemps sous-estimé de Marx et Engels à l'élaboration d'un modèle "écosocialiste" ou "écomarxiste" de critique du capitalisme, eu égard aux conséquences destructrices de celui-ci sur la relation "métabolique" entre les sociétés humaines et la nature. Cela suppose ensuite de rendre justice à l'originalité des approches développées au sein de la Théorie critique, notamment chez Horkheimer et Adorno, pour penser à nouveaux frais les modalités contemporaines de domination de la nature, les formes variées qu'elle est susceptible de revêtir, ainsi que les ressources théoriques et pratiques d'une conception dialectique de la nature dans ses rapports à la rationalité humaine.
Ce deuxième album restitue toute la magie sonore et vibratoire des Vaisseaux de Cristal. Avec l'aide judicieuse d'un flûtiste et d'une soprano, Jean Claude Genel signe une oeuvre prenante, aérienne et parfaitement équilibrée (hémisphère droit / gauche). Vaisseau de cristal (bol chantant), flûte et voix.
Joh Araki ; Kaitani Shinobu ; Hori Kenichi ; Gesel
La sommelière Morishita, le commis Mizutani, Okubo le maître d'hôtel, sont autant de collègues perfectionnistes qui partagent la même passion que Joe Satake: proposer un service de haute volée. Pourtant, ce dernier reçoit un coup de téléphone qui le déstabilise et lui fait perdre sa concentration?! Ken-ichi Hori
Ce livre étudie comment la philosophe Hannah Arendt pense la cité, ou encore le politique, cette dimension essentielle de la vie des hommes. Cheminant dans la tradition, avec des penseurs politiques comme Machiavel, Montesquieu et Tocqueville, Arendt bouleverse les rapports entre philosophie et politique. La pensée politique telle qu'elle la définit, en opposition à la philosophie politique classique, doit recevoir ses normes de l'expérience : le discours est second et puise à l'événement. Née en 1906 en Allemagne où elle s'est formée à la philosophie, juive, exilée en France puis aux États-Unis, Hannah Arendt a été projetée dans l'étude de la pensée politique par la force de l'histoire. Longtemps considérée comme une historienne, une journaliste ou une essayiste, Hannah Arendt est désormais reconnue comme penseur central du XXe siècle. Il s'agit de comprendre à la fois le travail théorique qu'elle a mené et sa revendication d'être, non pas une " philosophe ", mais une théoricienne du politique. Sa volonté de pratiquer la philosophie en se situant hors champ n'est pas une simple critique de la tradition : elle inaugure une nouvelle manière de philosopher, où l'expérimentation conceptuelle ouvre de nouveaux champs pour la pensée.
Ifiigo Abbad y Lasierra, bénédictin espagnol, séjourne à Porto Rico, la plus orientale des grandes Antilles, de 1771 à 1778. Depuis l'escale de Christophe Colomb lors de son second voyage jusqu'aux raids de la flibuste, l'île a subi les incursions des Caraïbes et éveillé les convoitises des puissances européennes avides de briser le monopole américain de l'Espagne. Vers 1775, Porto Rico somnole. La curiosité d'un esprit éclairé, ouvert aux réformes de Charles III et soucieux de les mettre en pratique, ne peut qu'en être aiguisée. Aussi est-ce un tableau vivant et fidèle de l'île sous tous ses aspects, en même temps qu'une grande fresque historique qu'offre l'ouvrage publié en 1788 à Madrid. En 1840, l'histoire de Porto Rico du Père Abbad attira l'attention de Gaspard-Théodore Mollien, consul de France à La Havane, qui en fit d'une plume alerte une traduction restée inédite.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.