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Le bonheur par des temps éloignés du bonheur
Genazino Wilhelm ; Weber Anne
BOURGOIS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782267021165
Le marché du travail est impitoyable, a fortiori pour les philosophes. Gerhard Warlich, qui a soutenu une thèse sur Heidegger, travaille dans une laverie industrielle. En effet, le patron le considérait comme "désespérément surqualifié", mais avait fini par l?embaucher et il a gravi les échelons de l?entreprise au fil des ans. Avec sa compagne, Traudel, qui dirige la filiale d?une caisse d'épargne, il mène une vie plutôt tranquille et contemplative, jusqu'au jour où celle-ci lui annonce qu'elle désire un enfant. Les événements s?emballent alors : Warlich, pris en flagrant délit d'absentéisme, est licencié peu de temps après. Or, de même que son couple, le psychisme de Warlich reposait sur un équilibre fragile. Comment le préserver? Par chance, bien qu'il se considère lui-même comme un intellectuel raté à l'existence plutôt médiocre, Warlich est en quelque sorte un spécialiste du bonheur et de l'apaisement. Il envisage d?ailleurs très sérieusement (avec l'accord de la mairie qui est prête à lui fournir des locaux) de fonder une école de l'apaisement pour y donner des conférences sur « l'édification du bonheur dans des environnements éloignés du bonheur ». Sa méthode consiste à laisser son regard flotter autour de lui jusqu'au moment où l'arrête une image à laquelle son besoin de bonheur peut s'accrocher: une part de gâteau abandonnée sur un toit de voiture; un pantalon pendu sur un balcon, qui s'y balance doucement; dans un restaurant, une cuillère sur laquelle, sans se rendre compte, une femme est assise. « Nous devons créer l'extraordinaire nous-mêmes, sans quoi il n'apparaît pas ». À travers l'observation à la fois ultraprécise et bienveillante de la vie quotidienne, Warlich crée des petits tremplins à bonheur grâce auxquels il parvient à réchauffer son monde intérieur, sa préférence allant aux scènes qui traduisent un sentiment de gêne ou de honte car rien n?est plus humain et touchant que le ridicule. Ceci jusqu'au jour où, croisant Annette, son amour de jeunesse, Warlich, sans doute en signe de connivence, lui glisse dans la main une tranche de pain sec qu'il gardait dans la poche de sa veste. En réponse au regard ahuri d?Annette, Warlich éclate en sanglots. Peu de temps après, il est envoyé dans une clinique psychiatrique. Loin de chez lui, enfermé avec des psychotiques, Warlich est pourtant toujours en quête du bonheur. Bonheur qu?il trouve encore parfois, comme par miracle.
Exigerait-on de moi que j'aime mon père ou ma mère, que je me décide pour l'un ou pour l'autre ? Évidemment que non ! Alors pourquoi n'aurais-je pas le droit aussi d'aimer deux femmes, Sandra et Judith ? C'est la question que se pose, désespéré, le narrateur qui commence à atteindre un âge critique et qui, en tant qu'organisateur de séminaires sur l'apocalypse et spécialiste en la matière, devrait être bien placé pour y apporter une réponse. Depuis longtemps, il entretient des relations heureuses avec deux femmes dont chacune ignore l'existence de l'autre. Mais voilà que, tout à coup, il traverse une crise qui met en cause son bel arrangement. Il a des varices et se sent vieillir, et sa vie amoureuse commence à pâtir sérieusement de ses efforts constants pour cacher Sandra à Judith et réciproquement, Il a l'impression que son existence ne lui échappe. Pendant le séminaire qu'il organise dans un hôtel suisse pour prédire, comme à son habitude, l'effondrement de toute la société contemporaine à un public captif, la seule chose qui le préoccupe est cette décision si lourde de conséquence : Il se séparera de Judith ou de Sandra. Mais de laquelle des deux ? Cette décision, censée lui faciliter la vie, ne fait que la compliquer.Wilhelm Genazino jette un oeil ironique et cruel sur le chaos qu'il nous arrive de provoquer en cherchant à mettre de l'ordre dans ce qui est par définition le comble du désordre : l'amour.
L'homme au centre de ce roman vient d'être quitté par sa compagne Lisa pour cause d'« enracinement financier insuffisant », autrement dit parce qu'il n'a jamais réussi à prendre pied dans quelque chose qu'on pourrait qualifier de métier sérieux. Sa seule activité « professionnelle » consiste à essayer des souliers faits main pour le compte d'un fabricant anglais de chaussures de luxe. Après les avoir portés un certain temps, il rédige de petits rapports sur les qualités et les insuffisances de ces souliers. Ce semblant de métier lui convient bien parce que, « pour des raisons de fuite », il marche beaucoup, la plupart du temps dans la zone piétonne d'une ville qui ressemble à Francfort mais qui pourrait tout aussi bien être Düsseldorf ou Mannheim. Un des plus grands charmes de la prose de Genazino tient à ce que sa mélancolie va de pair avec une grande légèreté. Un parapluie pour ce jour-là est un roman merveilleux, aérien. Un livre pour des lecteurs qui ont cruellement besoin de ce genre de parapluies littéraires pour se protéger de la vie.
Né en 1943 à Mannheim, Wilhelm Genazino vit aujourd'hui à Heidelberg. Il a publié une dizaine de romans dont Un parapluie pour ce jour-là, qui l'a fait connaître au grand public.
A quoi la vie rime-t-elle? Insidieusement, son récit lisse, quotidien et involontairement comique nous amène à voir les choses à sa manière, avec cette mélancolie diffuse qui tenaille bien au-delà des cent-soixante pages de ce petit livre ironique et inquiétant. --Bernard Quiriny, Trois-MK2Avec Une petite lumière dans le frigo, le lecteur pénètre une fois de plus dans l'univers humain, si proche et si subtil, de Wilhelm Genazino, ce grand explorateur du quotidien. --Georges-Arthur Goldschmidt, La Quinzaine littéraire
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Par envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.
Si, je suis constamment choqué. Lisez donc mes livres, c'est un amoncellement de millions de chocs. C'est un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Un livre doit être aussi un choc, un choc qui n'est pas visible de l'extérieur", profère Thomas Bernhard dans un entretien de 1986, auquel il donne pour titre: L'origine, c'est moi-même. Il délivre du même coup au lecteur de cet ensemble de récits, réunis ici autour des cinq livres autobiographiques, le trousseau de clés qui, de choc en choc, d'effroi en effroi, d'enfer en enfer, ouvre la boîte de Pandore de cet écrivain pourtant tout d'une pièce: l'imprécateur et l'ermite, le suicidaire passionné de vivre, le poitrinaire aux prises avec son souffle qui se veut chanteur d'opéra, le furioso que jamais ne quittent sa colère, sa véhémence.
Résumé : Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyerdes cartes postales envoyées depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure. Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi. à la rentrée, Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ... Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante. Traduit du néerlandais par Françoise Antoine
Résumé : Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, Lieve Joris apprend que son frère Fonny est dans le coma après un accident de voiture. Enième épisode du drame familial tissé autour de la trajectoire de cet aîné magnétique et tourmenté qui, par ses égarements et son énergie (auto)destructrice, a toujours occupé une place à part. Mue par le besoin d'écrire ce nouveau bouleversement, peut-être pour conjurer les distances, les tensions, les manquements, l'auteur décide de consigner les conversations, visites et péripéties occasionnées par l'événement, qui mobilise toute la famille ? un véritable grand huit émotionnel. En contrepoint du récit de ce rassemblement au chevet du blessé, elle livre ses souvenirs d'enfance dans la commune flamande de Neerpelt, esquissant les étapes de son itinéraire, amorcé comme une évasion. Et convoque également les histoires que lui a transmises sa grand-mère, notamment le destin de ses oncles missionnaires, figures tutélaires de sa jeunesse. Avec lucidité et courage, Lieve Joris, qui n'a cessé d'arpenter des contrées lointaines pour recueillir et transcrire la parole de l'autre, s'aventure ici sur le territoire de l'intime, portant son regard clair sur son propre cheminement ? un retour sur ses racines après une vie de voyages.