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Avec Hitler. Les Allemands et leur Fuhrer
Gellately Robert ; Dauzat Pierre-Emmanuel
FLAMMARION
26,40 €
Épuisé
EAN :9782082101059
Depuis 1945, où le monde découvre l'existence des camps de concentration, une question hante la conscience occidentale, et plus spécialement les historiens : les Allemands étaient-ils informés de l'existence des camps de concentration ? Et quand l'ont-ils su ? Longtemps, il fut admis que les nazis avaient systématiquement dissimulé ces crimes : il était donc possible que les gens ordinaires n'en aient rien su. Ce livre apporte les preuves du contraire. Le régime nazi fut une " dictature plébicitaire " qui s'appuya habilement sur les attentes de la population et s'assura toujours de son soutien. A partir de 1933, la dictature grandit sur les ruines de la République de Weimar et impose la traque des communistes comme un devoir d'Etat; puis, dés 1939, elle recueille le bénéfice de la guerre : nombre d'opposants potentiels, qui avaient des doutes sur Hitler et le nazisme, font passer leur pays avant tout. Comme le montre l'étude des dossiers de la police secrète (Gestapo), de la police criminelle (Kripo), du parti, ainsi que la presse de l'époque, les camps eux-mêmes furent créés à grand renfort de publicité et présentés comme des institutions éducatives et correctives. De même, les innombrables cas de dénonciation spontanée (telle femme avait " l'air juive " et aurait eu des relations sexuelles avec un voisin, par exemple) étaient abondamment relayés par la presse. Les tribunaux se trouvaient ainsi entraînés dans une compétition meurtrière avec la police, significative de la manière dont contrainte et consentement s'entremêlaient. Avec cet analyse nuancée et étagée par de nombreux documents, Robert Gellatey fournit les pièces maîtresses d'un débat majeur de l'historiographie du nazisme.
Goldensohn Leon ; Gellately Robert ; Dauzat Pierre
Les entretiens de Nuremberg, ce sont les conversations qu'un psychiatre américain, Leon Goldensohn, eut avec les différents accusés du procès de Nuremberg, qui se déroula en 1946 pour juger les criminels de guerre nazis. Pendant sept mois, Goldensohn interviewa quotidiennement Karl Doenitz, Hans Frank, Hermann Goering, Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, Albert Speer, etc. De manière méthodique, il prit des notes sur ces entretiens, durant lesquels il interrogea les prisonniers aussi bien sur leur enfance, leurs fantasmes sexuels, leurs relations avec leurs parents, que sur leurs responsabilités dans la machine de guerre nazie. Sûrs de n'avoir rien à perdre, ces hommes, que Goldensohn juge d'ailleurs tous à peu près sains d'esprit, à l'exception peut-être de Hans Frank, lui parlèrent avec une relative décontraction (Robert Gellately se chargeant, dans son annotation du texte, de pointer les mensonges avérés ou d'éclairer les allusions obscures). De Goering protestant de la présence, sur les bancs des accusés, des autres Nazis, qu'il juge du menu fretin ("je n'en avais jamais entendu parler avant ce procès"), à Alfred Rosenberg, le théoricien de l'antisémitisme, discutant la possibilité de la transfusion sanguine d'un juif à un aryen, en passant par Ribbentrop, l'aristocratique ministre des Affaires étrangères du Reich, parlant d'Hitler comme d'un dieu vivant, ces entretiens inédits constituent un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis.
Comment les émotions affectent-elles vos prises de décision ? Pourquoi certaines odeurs évoquent de lointains souvenirs et qu'est-ce qui nous donne soudain conscience de notre existence ? Comment cet organe biologique, le cerveau, donne-t-il naissance à toutes les pensées qui nous passent par la tête - nous rendant capables de penser, sentir, être conscients que nous possédons "un esprit" ? Ce petit livre explique ce que les sciences ont à nous révéler sur la planification et les actions, le langage, la mémoire, l'attention, les émotions et la vision. Il retrace l'évolution historique des concepts sur le cerveau et ses fonctions depuis l'Antiquité jusqu'à l'ère de l'imagerie neurologique.
Nuremberg, janvier 1946. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur cette ville symbole du IIIe Reich, où les procès des grands criminels de guerre nazis viennent de commencer, un psychiatre américain de trente-quatre ans, Leon Goldensohn, entreprend de consigner les entretiens qu'il mène, jour après jour, avec Hermann Göring, Hans Frank, Karl Dönitz, Alfred Rosenberg, Rudolf Höss et une vingtaine d'autres, accusés ou témoins aux procès. Antécédents familiaux, vie sexuelle, carrière dans le parti, relations avec Hitler et avec les dignitaires du régime, participation à l'extermination des juifs: Goldensohn note méthodiquement ses questions et les réponses qui lui sont faites. Il y a l'aristocratique Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, qui dit sa fascination pour Hitler dans une cellule jonchée de détritus; il y a Göring, qui accable les autres accusés de son mépris et joue au chef de guerre, détaillant son "code chevaleresque"; il y a Julius Streicher et ses délires antisémites, teintés de pornographie; il y a Höss, commandant d'Auschwitz entre 1941 et 1943, qui décrit froidement le mécanisme d'extermination, précisions à l'appui... Un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis, et une pièce unique à verser aux archives du IIIe Reich.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui l'avenir de l'Europe s'est largement joué dans les Balkans, où les puissances occidentales et russe n'ont guère cessé d'intervenir, sans que leurs opinions publiques soient éclairées sur les enjeux. Ce troisième volume guide le lecteur dans les méandres actuels de la région, depuis la consolidation des démocraties populaires, puis l'effondrement de la dictature militaire grecque jusqu'à l'éclatement du glacis soviétique et les terribles conflits qui s'en sont suivis. Il s'achève sur les espoirs et les désillusions suscités par l'Union européenne - de l'enthousiasme démocratique aux ambiguïtés de la sécession kosovare et aux cures d'austérité brutalement imposées aux peuples. En définitive, cette somme dessine l'histoire de l'ensemble aux destins indissociables que forment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Grèce et Chypre. Elle est présentement un ouvrage unique.
Écrite entre 1929 et 1932, cette histoire de la révolution russe, oeuvre monumentale, comprend deux tomes, l'un consacré à la révolution de février, l'autre consacré à la révolution d'octobre. Écrit à la demande de son éditeur américain, Charles Boni, cet ouvrage intervient alors que Trotsky avait à peine terminé de rédiger son autobiographie, Ma vie, après avoir été exilé à Prinkipo au début de l'année 1929. Contrôlant la documentation, immense, nécessaire à un tel ouvrage que rassemble son fils aîné Léon Sedov, il recommence cette histoire de la révolution qu'il a connue et dont il a été exclu. En effet, il avait déjà écrit vingt ans auparavant l'histoire de la révolution de 1905 dont il avait été l'un des principaux artisans, présidant le Soviet de Saint-Pétersbourg. C'est probablement le livre le plus important publié sur la Révolution bolchevique par l'un de ses témoins directs, Trotsky tenant ici le rôle d'acteur et d'observateur. En outre, le style de son écriture est ici remarquable ce qui fait de ce livre un classique. --Florent Mazzoleni
Je ferai de mon mieux... " C'est par ces mots qu'à l'âge de onze ans, Victoria accueillit la nouvelle de son accession au trône britannique. Point d'exultation, point de fanfaronnade à l'idée de régner, mais une ferme résolution qui n'ignorait ni les difficultés ni la grandeur de la tâche. Pourtant, quand en 1837, tout juste âgée de dix-huit ans, elle devint reine du Royaume-Uni, elle tint à monter seule sur le trône, rejetant l'influence de sa mère et des conseillers que celle-ci cherchait à lui imposer. Forte du soutien éclairé de son mari le prince Albert, bientôt mère d'une très nombreuse famille, c'est avec passion qu'elle exerça son métier de reine, n'épargnant aucun effort pour exalter le rayonnement de la monarchie constitutionnelle et exercer un pouvoir politique réel. Victoria, impératrice des Indes, " grand-mère de l'Europe ", régna près de 65 ans (moins désormais qu'Elisabeth II) et son image se confond, aujourd'hui plus que jamais, avec celle de son siècle. Elle est devenue au fil du temps, l'immense icône d'un Empire britannique à son apogée. C'est la vie surprenante de cette femme au caractère bien trempé, souvent exaltée derrière une façade volontairement austère, que Joanny Moulin nous invite à découvrir. En racontant la vie de Victoria, il fait revivre sous nos yeux un siècle d'histoire britannique.
Raconter l'Europe. Pas celle de l'Union, mais l'Europe pluriséculaire : celle du XXe siècle aux mémoires brûlantes, mais aussi celle d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, de la Raison et des Lumières, des croisades, des révolutions et de la colonisation. Raconter l'Europe à travers son imaginaire, ses utopies, ses démons, ses trous noirs, tout ce qui, dans le passé, irrigue le présent et constitue la mémoire : l'histoire telle qu'elle a été vécue par les peuples. Une traversée de vingt-cinq siècles d'histoire, conduite par un collectif de chercheurs du monde entier, pour tenter de comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Et retrouver, enfin, la profondeur d'un "nous" européen.