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Séoul, ville géante, cités radieuses
Gelézeau Valérie
CNRS EDITIONS
29,40 €
Épuisé
EAN :9782271060853
D'austères façades bétonnées, des quartiers où la rue disparaît, des barres à perte de vue..., au total des grands ensembles dont la population se chiffre en dizaines, voire en centaines de milliers d'habitants. Ce tableau, qui évoque l'utopie de Le Corbusier portée à son comble, est pourtant bien réel et fait partie de l'environnement quotidien de nombreux Coréens. Au Pays du Matin calme, les cités radieuses sont en effet au c?ur même des villes et le grand ensemble, ou tanji, est un type d'habitat apprécié par la majorité de la population, y compris ses franges aisées. Comment comprendre ce paradoxe ? Consacré aux grands ensembles de Séoul et à leurs habitants, cet ouvrage invite à la découverte d'une très grande métropole mondiale encore mal connue. L'auteur y reconstitue l'écheveau complexe des relations entre la ville coréenne, ses acteurs - urbanistes, architectes, administrateurs du secteur public, promoteurs - et ses habitants. Cette quête de la ville et du mode d'habiter coréen met en lumière les différents processus qui ont fait entrer cette société urbaine dans la modernité, au-delà des seuls mécanismes économiques responsables du formidable essor de la Corée du Sud. La géographie des grands ensembles à Séoul, qui bouscule les idées reçues de l'observateur, amène à considérer d'un ?il neuf les relations entre formes urbaines et lien social.
Résumé : Claire Bellanger est médecin dans une hôpital parisien. Lorsque Anna, atteinte d'un cancer, est admise dans son service, elle ne sait pas encore que sa vie va basculer... Elle est bien vite entraînée au Maroc, destination peu anodine pour elle, celle de son enfance ravagée par la mort brutale de ses parents. Claire entame une quête qui a pour fil conducteur le journal intime d'Anna. En s'aventurant dans le passé d'une autre, Claire voit alors son propre passé ressurgir.
Est-il possible de mettre la Corée en miettes ? Ce petit pays homogène peut-il avoir des régions ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'une région, pour un géographe coréen ? Et pour un habitant de la Corée. Que signifie par exemple le fait qu'aux dernières élections présidentielles (2002), les électeurs de Pusan et Taegu ont massivement soutenu le candidat originaire de leur région ? Pourquoi, au contraire, les Coréens des bonnes familles séouliennes évitent-ils de se marier avec des personnes originaires de Kwangju ? Bousculant les approches classiques de la "question régionale" qui, depuis le milieu des années 1980, a émergé en Corée du Sud comme un thème récurrent du discours sur les différenciations territoriales de la nation, ce volume analyse les constructions qui sous-tendent les régions et le régionalisme en Corée. Enrichie par les contributions de collègues coréens et les regards croisés de l'archéologie, de l'histoire, de la géographie et des sciences politiques, Géographie et cultures s'interroge ici, en déconstruisant l'objet-test de la région, sur les logiques sous-jacentes du lien entre espace et société en Corée.
Résumé : Dans le paysage de l'édition française et internationale, aussi bien académique que destinée à un plus large public, la Corée du Nord n'est connue qu'à travers l'éternel retour de la crise nucléaire et la dynamique cyclique des relations inter-coréennes. Mais au ? delà de ces ouvrages de facture plutôt géopolitique, relayés par des discours médiatiques très répétitifs sur le "Pays du grand mensonge" , quelques chercheurs passionnés d'études coréennes s'efforcent, depuis plus de dix ans, de développer un contact direct avec la Corée du Nord. Mais quelle recherche scientifique peut-on mener dans le contexte fermé d'un pays totalitaire où l'enquête ethnographique est impossible ? Que nous rapportons-nous de nos voyages et que disons-nous de la Corée du Nord ? Ce livre très original trouvera son lectorat aussi bien dans le cercle des études coréennes et des nombreuses sciences humaines et sociales de "terrain" que dans la vaste communauté des lecteurs curieux de l'Asie.
Résumé : Quelles questions la Corée soulève-t-elle sur l'essence de ce qui fait la ville ? En quoi l'histoire urbaine de Séoul nous instruit-elle sur notre propre conception de la modernité ? Pourquoi ne construirait-on pas des grands ensembles au c?ur de la ville ? Et si le droit à une vue dégagée depuis son appartement était aussi important que la protection des vieilles pierres qui sommeillent au c?ur des centres historiques ? Que nous dit de la société coréenne l'esthétique des villes, des corps qui les habitent aux monuments qui les structurent ? Des mégacentres commerciaux aux espaces marginaux des jardins potagers, quels sont les nouveaux lieux de sociabilité des citadins ?
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.