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Revue d'éthique et de théologie morale : Etre soi dans l'institution. Un défi pour la théologie
Gaziaux Eric ; Jacquemin Dominique
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204098816
Question fondamentale pour l'homme contemporain que celle de l'identité, et plus particulièrement les tensions pouvant exister entre sujets et institutions à propos et autour de la problématique de l'identité. Pour aborder cette question, nous avons voulu, en termes de méthode, donner la parole aux acteurs et partir des questions "identitaires" du sujet contemporain telles qu'elles se posent dans leurs pratiques. Cette démarche, nous l'avons commencée dans notre faculté de théologie de Louvain-la-Neuve et en lien avec des institutions hospitalières, voici quelques années par un parcours de formation théologique dénommé : "Ethique et pratiques de santé". II s'agit là de rencontrer, d'accompagner, de donner des outils à des professionnels de la santé exerçant dans des institutions de soins qui ne sont plus toujours à même de les soutenir, de les rencontrer dans leur action et leurs convictions. C'est ce point de départ, issu du contexte soignant, que nous avons voulu privilégier pour nourrir la démarche réflexive du présent ouvrage, en cherchant aussi à l'élargir progressivement et plus généralement à tout professionnel oeuvrant au sein d'institutions : de soin, d'enseignement, de décisions économiques et politiques, etc. En d'autres termes, quel lien peut établir aujourd'hui un professionnel, quel que soit son lieu d'exercice, avec l'institution qui l'emploie ? Quelle capacité aussi ont les institutions pour se dire dans ce qu'elles sont, dans ce qu'elles veulent, à celles et à ceux qu'elles engagent ? Après avoir écouté des "acteurs" de terrain, après avoir décelé des interrogations et des "provocations" pour la théologie, nous avons ouvert, dans une deuxième étape, un chantier plus théorique. Il a été question de donner la parole à des penseurs, philosophiques et théologiques, qui ont abordé la question de l'identité du sujet et dont les oeuvres marquent la réflexion contemporaine. En l'occurrence, nous avons choisi de donner la parole à trois penseurs différents qui nous donneront autant d'éclairages sur cette problématique, penser l'identité du sujet : jûrgcn Habermas, Stanley Hauerwas et Charles Taylor. Il s'agit alors de faire droit à la théologie comme accompagnatrice d'un sujet en quête de sens, à la théologie comme parole de sens pour l'existence humaine.
Eric Gaziaux, Dominique Jacquemin, Walter Lesch _ Introduction I. Spiritualité et management Louis-Léon Christians _ Ethique et spiritualité en entreprise : quand droit et religion se déformalisent Sophie Izoard-Allaux _ La vulnérabilité comme expérience spirituelle en management II. Spiritualité et art Matthieu Somon _ Notes sur l'art à l'hôpital et l'art pour les hospitaliers en Europe à l'époque moderne Walter Lesch _ Art, religion et éthique : trois expériences de résonance III. Spiritualité et soins-santé Jean-Marie Gueullette _ La spiritualité, une dimension du soin ? Talitha Cooreman-Guittin _ La réminiscence spirituelle comme outil pour maintenir le lien avec une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer François Kabeya _ Ethique-spiritualité, théologie analogique et cultures IV. Ouvertures René Heyer _ Du spirituel par l'art, et dans la morale en particulier Catherine Fino _ Spiritualité et santé : un laboratoire pour faire dialoguer les traditions religieuses et l'éthique biomédicale ?
La loi naturelle fut un concept central de la morale fondamentale de l'Eglise catholique. Autour du concile Vatican II et sous la poussée, notamment, des sciences humaines, sa pertinence avait beaucoup faibli. Depuis quelques années, il fait curieusement retour alors que d'aucuns estimaient que nous n'avions plus besoin de lui pour penser tant les grandes questions autour de l'humanité de l'homme et des " invariants " qui constituent son identité inaliénable que bien des questions d'éthique sectorielle, par exemple, du côté de l'éthique familiale, sexuelle, environnementale, etc. La question est pourquoi et comment. C'est ce que le colloque de l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM) a cherché à examiner lors de son congrès annuel de Tours, en septembre 2009, juste après la publication du document de la Commission théologique internationale, À la recherche d'une éthique universelle. Le retour actuel de ce concept-clé ne peut se faire à l'encontre des avancées irrécusables de la théologie morale chrétienne depuis cinquante ans, pas plus que de celles de la recherche scientifique avec qui le dialogue doit être mené pour parvenir à comprendre ensemble les défis sous-jacents que pourrait contenir la loi naturelle.
Peroli Enrico ; Thomasset Alain ; Gaziaux Eric ; L
Un ouvrage des éditions du Cerf, maison des cultes, des cultures et des civilisations. Le Cerf est le premier éditeur religieux de France et de l'espace francophone. "
Proposer une démarche qui prenne en considération l'unité de l'agir humain et chrétien, établir une théologie morale fondamentale en dialogue avec la pensée philosophique, en considérant l'éthique dans son statut séculier et en opérant une reprise de celle-ci sous la mouvance de la foi ont été les axes des travaux de René Simon. Loin de refermer la réflexion théologique sur elle-même, Simon a toujours voulu l'ouvrir à l'autre (la philosophie, la sociologie, etc.), convaincu que c'est seulement dans ce positionnement par rapport à une certaine altérité qu'elle peut trouver son identité et se développer en un discours cohérent qui témoigne simultanément de son articulation au réel et de la force critique ou de la mémoire subversive de l'Evangile. L'apport de Simon se montre précisément dans ce mouvement-là: ouvrir les frontières - une ouverture qui trouva aussi le chemin d'un oecuménisme fondamental et profond -, être passeur, décloisonner dans le respect, s'enraciner dans une tradition sans en être l'esclave, mais y trouver la force pour vivre sa liberté et en témoigner dans le respect de l'autre. Une telle théologie morale n'est possible que parce qu'elle place en son centre la foi en l'homme et la foi dans le Christ, parce que l'incarnation est prise au sérieux. Ce volume, préparé par Denis Miiller et Eric Gaziaux - tous deux successeurs de René Simon à la présidence de l'ATEM -, rassemble les principaux textes que le théologien a publiés durant les années 1970 à 2000 dans des revues et ouvrages collectifs. Biographie de l'auteur Prêtre salésien, cofondateur et premier président de l'ATEM (Association des théologiens pour l'étude de la morale), René Simon (1912-2004) a été professeur de théologie morale à l'Institut catholique de Paris. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux théologiens moralistes et éthiciens français de la seconde moitié du XXe siècle. On peut lire, aux Editions du Cerf, son maître ouvrage Ethique de la responsabilité (coll. "Recherches morales",1993).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.