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Actes de la recherche en sciences sociales N° 234, septembre 2020 : L'organisation internationale de
Gayon Vincent
SEUIL
16,20 €
Épuisé
EAN :9782021442526
Que savons-nous du fonctionnement concret des organisations économiques internationales ? De quoi sont faites ces institutions ? Evoluent-elles dans un éther au-dessus des populations et des Etats ? Ces derniers en sont-ils vraiment exclus ? Sont-elles aussi influentes qu'on le prétend ? Mais " influentes " sur qui et comment ? Répondre à ces questions suppose de mener l'enquête sociologique dans ces espaces feutrés, réputés pour leur confidentialité, leur hermétisme, leur conformisme autant que pour l'anonymat de leur personnel. Ce dossier souhaite ainsi contribuer à la normalisation méthodologique et théorique de ce type d'institutions habituellement délaissées par les travaux sociologiques. Il propose des études empiriques sur ce qui se joue, et sur qui joue, dans ces espaces sociaux, avec quels atouts politiques, savants, bureaucratiques et sociaux. Fondées sur des données inédites, recueillies par l'observation ethnographique, les entretiens ou le travail sur archives, ces enquêtes se montrent attentives à la production de biens symboliques et à leur circulation et interrogent la teneur et la force sociale des savoirs d'Etat et de gouvernement de l'économie mis en forme dans ces univers. Le dossier met en lumière la structuration complexe et souvent asymétrique de ces univers et leur connexion avec certains secteurs gouvernementaux, universitaires, patronaux ou syndicaux nationaux. Loin de se réduire à n'être que de simples jouets passifs aux mains des Etats, ces organisations constituent un maillon important d'un circuit de légitimation plus vaste de l'ordre économique international.
Résumé : On ne saurait réduire la question de l'identité aux seuls problèmes des identités nationale, de classe, de genre, de race... A un moment où les revendications identitaires sont légion, il faut revenir en amont d'une tendance courante qui galvaude un concept initialement philosophique pour le mobiliser sur le seul terrain idéologique et politique. Qui suis-je ? Aucune discipline scientifique n'oserait à elle seule penser, affronter et circonscrire cette vieille question métaphysique... et enfantine. En mettant en oeuvre une interdisciplinarité effective, les auteurs ont ici pour ambition d'éclairer cette énigme de l'identité personnelle. L'identité fait l'objet de réflexions plus ou moins rigoureuses dans différents contextes : philosophique, juridique, administratif, social, politique ou encore scientifique. Chacun des domaines a pu prendre position par le passé sur ce qui "constituerait" l'identité. Pensée comme individuelle, l'identité serait tour à tour personnelle, psychologique, sexuelle, génétique, narrative voire imaginaire ; pensée comme collective, elle serait sociale, ethnique, générationnelle, familiale, genrée, linguistique ou encore nationale. Leur constat s'est révélé bien différent : on ne peut penser l'identité à travers un seul prisme, une seule pensée, un seul regard disciplinaire. Définir et comprendre l'identité, nos identités, nécessite de faire des ponts entre ces différents domaines et peut-être aussi de voir leurs incompatibilités ou incohérences. En les ayant ainsi rassemblés, ce collectif espère que ces différents regards portés sur l'identité permettront au lecteur de se faire son propre chemin dans les méandres de cette notion afin, peut-être, d'acquérir une autonomie de pensée sur la question.
Résumé : Depuis les années 1990 et les manifestations de Seattle et de Gènes, les organisations économiques internationales ont été mises en cause par les mouvements altermondialistes comme des citadelles du néolibéralisme. Elles ont aussi été prises à partie, plus récemment, par de nombreux gouvernements, l'administration Trump en tête. Mais que sait-on de leur fonctionnement réel ? Leurs sigles abscons - FMI, OCDE, PNUD, OMS, OMC, BM, BRI, BCE, G7, G20, etc. - et la technicité supposée de leur expertise tiennent à distance le profane ou le militant. Leur composition et leur action ordinaires n'attirent guère l'attention journalistique et citoyenne, ni celle des chercheurs. Et les gouvernements ont tout à gagner à les faire paraître homogènes, coupées des réalités, extérieures à eux, indépendantes. L'enquête sociologique présentée dans ce livre propose au contraire d'entrer de plain-pied dans ces espaces internationaux. L'on y suit alors des initiatives bureaucratiques oubliées, en faveur d'un Etat social au coeur de la crise économique des années 1970, autant que des protagonistes bien connus de la mondialisation néolibérale (Hans Tietmeyer, Alan Greenspan, Milton Friedman, Martin Feldstein, Alfred Müller-Armack, Paul Volcker, la Société du Mont-Pèlerin ou le groupe de Bilderberg, entre autres). L'on y étudie comment se structurent les relations transgouvernementales à bonne distance des débats publics, en montrant par exemple comment les "mains gauches" (social et écologique) et les "mains droites" (économique et financière) des Etats s'y livrent des batailles politiques et scientifiques à la fois. L'image lénifiante de la "coopération économique" en sort dissipée, de même que celle qui place ces institutions dans un olympe savant hors-sol. L'enquête donne à voir ces espaces hautement confinés et interroge l'institution de cette figure politique non élue, qui fait bon ménage avec le capitalisme, et que l'on peut dénommer : l'épistémocratie internationale.
Gayon Jean ; Hombres Emmanuel d' ; Méthot Pierre-O
Sommaire - Biométrie et génétique des populations. Echanges franco-britanniques dans l'entre-deux guerres par Jean Gayon - Du milieu extérieur au milieu intérieur. Du milieu extérieur au milieu intérieur (1810-1875). Partie II par Emmanuel d'Hombres - La médecine (évolutive) entre individu et population : l'apport de la microbiologie au problème de l'individualité biologique par Pierre-Olivier Méthot - Un problème d'anthropologie et d'évolution : la découverte du Néandertalien de La Chapelle-aux-Saints en 1908 par Olivier Perru - D'une histoire épistémologique des modèles de régulation à l'émergence d'une épistémologie historique en science de la vie par Mathieu Arminjon
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick