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Darwin et l'après-Darwin. Une histoire de l'hypothèse de sélection naturelle
Gayon Jean
KIME
38,61 €
Épuisé
EAN :9782908212143
Les historiens et les biologistes n'ont pas assez distingué la théorie et l'hypothèse de sélection naturelle. En tant que théorie générale de l'histoire de la vie, la doctrine de la sélection naturelle a sans aucun doute eu un immense retentissement dans la science et dans la culture de son temps. Mais l'hypothèse centrale de cette théorie, dans la forme très contraignante que lui avait donnée Darwin, s'est trouvée très vite exposée à des difficultés internes suffisamment redoutables pour entrer en crise à peine était-elle née. En liant rigidement l'hypothèse de sélection à l'hérédité, Darwin l'a exposée pour au moins cinquante ans à la menace permanente d'une réfutation. La sélection darwinienne n'était pas en effet compatible avec toutes les hypothèses concevables sur l'hérédité. Pire : elle était peut-être incompatible avec la représentation que Darwin lui-même avait de la variation héréditaire. Ce livre a pour objet de reconstituer la longue crise principielle de l'hypothèse de sélection naturelle, les étapes décisives de sa résolution, et les traits majeurs du darwinisme théorique rénové qui a émergé de la rencontre avec la génétique. De Darwin à Kimura, l'histoire de l'hypothèse de sélection est reconstruite sous l'angle partiel mais crucial de son rapport à l'hérédité.
Résumé : L?objectif de ce livre est de décrire l?histoire de la génétique comme une histoire des concepts, et en tout premier lieu, de son concept central et fondateur, celui de gène. En montrant comment ce concept est né, comment il a suscité des interrogations et subi des remaniements au cours des années, comment il est encore en question aujourd?hui, Jean Deutsch espère faire mieux connaître et comprendre la génétique, et au-delà, la démarche scientifique. La science fournit des représentations de la réalité, mais elle n?en fournit que des représentations. La démarche scientifique consiste à confronter sans arrêt ces représentations à la réalité, au moyen de l?expérimentation et de l?observation de la nature. En conséquence, la science produit non pas des vérités, mais des représentations provisoires, toujours remises en cause. Le livre est construit en une douzaine de chapitres, chacun représentant une étape de la construction des concepts de la génétique. Chaque chapitre comprend un encart présentant très succinctement l?un des personnages cruciaux de l?histoire racontée dans le chapitre, des citations originales (traduites en français) de grands généticiens. Les derniers chapitres : " La génétique aujourd?hui " et " Peut-on se passer du concept de gène ? " traitent des questions que l?actualité pose à la génétique.
Résumé : " Voici un livre singulier dont l'intérêt déborde de beaucoup l'objectif déclaré. Ses maîtres d'?uvre avaient décidé de procéder à un recensement systématique de toutes les traductions des ouvrages de Gaston Bachelard. Ils ont demandé de surcroît que les résultats de cette enquête bibliographique soient accompagnés d'une analyse du contexte philosophique et culturel qui, dans chaque cas, a pu décider du choix de tel ou tel titre, qui a pu déterminer l'accueil réservé à ces textes et orienter les effets qu'ils ont produits. Immense travail à la mesure du retentissement de la pensée bachelardienne qui a touché au fil de quelques décennies une quarantaine de pays, dont seize ont été ici retenus - du Japon aux pays arabes en passant par les Etats-Unis et la Russie. On aurait pu craindre de n'obtenir au bout du compte qu'un document informatif, précieux sans aucun doute pour les spécialistes mais dénué par lui-même de portée philosophique. Il n'en va pas du tout ainsi. Et le bénéfice du rigoureux parti pris méthodique adopté se révèle vraiment surprenant. [ ... ] Ce livre, non content de nous éclairer sur les deux versants - épistémologique et poétique - de l'?uvre de Bachelard, nous offre un tableau vivant de la philosophie mondiale et de son histoire au XXe siècle. Au prisme de Bachelard, c'est en effet tout le spectre de cette philosophie qui se dessine et s'anime. " Dominique Lecourt.
??elle seule, la conception traditionnelle du néo-darwinisme centré autour des mécanismes évolutifs n'épuise pas toutes les sources possibles d'informations pertinentes pour la compréhension de l'évolution ni ne rend compte du pluralisme de ce mouvement. Il existe en effet, parmi les fondateurs du néo-darwinisme, un véritable conflit « fondationnel » portant sur l'objet de l'étude auquel s'intéresse la théorie synthétique de l'évolution. La thèse principale que l'auteur développe dans cette étude se résume ainsi: le néo-darwinisme ne semble pas constituer un mouvement à partir duquel tous les néo-darwiniens émergeraient, mais représente plutôt un lieu de rencontre où tous y puiseraient des mécanismes évolutifs à inscrire dans des cadres précis. Cinq auteurs sont ici étudiés pour ce qu'ils apportent à la constitution du néo-darwinisme à la lumière de cette hypothèse.
Gayon Jean ; Hombres Emmanuel d' ; Méthot Pierre-O
Sommaire - Biométrie et génétique des populations. Echanges franco-britanniques dans l'entre-deux guerres par Jean Gayon - Du milieu extérieur au milieu intérieur. Du milieu extérieur au milieu intérieur (1810-1875). Partie II par Emmanuel d'Hombres - La médecine (évolutive) entre individu et population : l'apport de la microbiologie au problème de l'individualité biologique par Pierre-Olivier Méthot - Un problème d'anthropologie et d'évolution : la découverte du Néandertalien de La Chapelle-aux-Saints en 1908 par Olivier Perru - D'une histoire épistémologique des modèles de régulation à l'émergence d'une épistémologie historique en science de la vie par Mathieu Arminjon
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.