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Les vieilles
Gautier Pascale
JOELLE LOSFELD
18,90 €
Épuisé
EAN :9782070787739
Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect. Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu'elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n'est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez te coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à commenter les faits divers, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez, à s'offusquer de l'évolution des moeurs... Elles savent que le monde bouge, et qu'elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge? Aussi, l'arrivée de Nicole, une "jeunesse" qui entame tout juste sa retraite, et l'annonce d'une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. Ce nouveau roman de Pascale Gautier est irrésistible par sa fraîcheur, sa volonté de prendre avec humour le contre-pied de certaines idées reçues sur la vieillesse. On y retrouve avec délectation la causticité et la liberté de ton qui caractérisent ses précédents textes.
Autour du domaine de Boringe - ses forêts, son lac, ses habitants -, Pascale Gautier compose une ?uvre envoûtante où l'écriture poétique mêle rêves et réalités. Voici donc l'histoire d'une femme sous l'emprise d'un lieu tutélaire et magique; l'histoire d'un amour d'autant plus irrésistible qu'il est interdit; l'histoire, encore, de personnages marqués à jamais par l'enfance et portés par le souffle d'un indomptable destin.
Résumé : Sise à l'écart, lovée sur une éminence discrète, la ville n'est pas invisible. La nature, autour d'elle, ne ressemble plus à un paysage de Corot. Les rues de l'agglomération, matin midi soir, ne sont plus animées. Les habitants, dans leurs appartements, ne refont plus le monde. L'autoroute, qui passe à 500 mètres de cette conurbation dont on ne connaît pas le nom, n'est pas désertée. Et les hordes de camions, qui foncent jour et nuit sans jamais s'arrêter, ne jouent pas du Mozart. Après la pluie, ici, on ne voit toujours pas le beau temps. Mais Félix Frères s'en moque.
Evitons d'abord de révéler l'identité du dénommé Mercredi. Parlons plutôt de cet été-là. Une canicule à vous rendre fou : le thermomètre en ville frôle les 48°. On sait qu'en ces occasions extrêmes les représentants de l'humaine espèce développent des ressources mal soupçonnables. Lors même que le gros du troupeau, mieux encore qu'à son ordinaire, cultive une scrupuleuse hébétude. Ainsi devrait-il en aller dans la famille Pompon, si César et Angèle n'avaient procréé la surprenante Amélie, dite Fatale ; de même chez les Papadiamantès, où dame Angélique a fait de son fils Ulysse, par elle adulé comme il n'est pas permis, ce virtuose d'une si rare espèce. Amélie dépense de grands talents à secouer son monde sous prétexte qu'il refuse de donner les fruits attendus ; quant à Ulysse, il ne cesse de progresser dans l'art de ne rien faire, l'un des plus difficiles qui soient. Bref, ces deux-là, la touffeur de jungle aidant - et la géométrie humaine -, vont se rencontrer ainsi qu'il est attendu, pour des aventures que nul ne songerait à attendre. Et tout finira, comme dans les contes, par un ballet bien propre à réjouir âmes naïves et esprits mal pensants., Les enfants de Queneau et de Marcel Aymé avaient paraît-il perdu le goût de la Fantaisie. Pascale Gautier rêve de nous réconcilier avec cette fée qui toujours sut cacher son jeu pour mieux prendre l'imprudent lecteur dans ses filets. Quant à Mercredi...
Monsieur Ploute est un honnête homme et habite la Résidence des Bégonias dans la lointaine banlieue. Tel un agent secret de l'inutile, il ?uvre incognito pour une mystérieuse Organisation. Son fils, Achille, cloîtré dans sa chambre, travaille, en douce, à se faire la malle. Marie-Augustine, chez les Ploute, s'occupe de l'intendance. Elle vient d'un lointain village et l'on ne saura pas comment, par miracle, elle a pu arriver dans cette histoire. Tout autour, le monde s'agite et la ville gronde. Ce sont de chaudes journées. Quelque chose est en train de se passer, il y a dans l'air cette fièvre inhabituelle qui va provoquer chez les principaux protagonistes une véritable révolution intérieure. Lâches, méchants et parfois d'une cruauté confinant au burlesque, les personnages, dans un fol accès de gaîté, rendent un vibrant hommage à la causticité toujours allègre de l'auteur.
Jean Meckert raconte la tragédie des mains rouges, rouges de sang. Dans la montagne, le chef d'un maquis, M. d'Essartaut, ses deux jeunes filles, le pasteur Bertod et quelques camarades continuent, deux ans après la Libération, une épuration qu'ils pensent juste. Ils s'attaquent aux profiteurs, aux trafiquants, aux joueurs du double jeu. Jusqu'à ce que la mort de M. d'Essartaut, survenue au cours d'une expédition punitive, disperse le petit groupe, ces êtres assoiffés de pureté et de justice sont amenés à pratiquer le terrorisme et à commettre des meurtres, tout en se demandant amèrement si le monde contre lequel ils ont combattu n'était pas d'essence plus noble qu'une odieuse démocratie où le mythe de la Liberté ne sert que les puissants, les habiles et les crapules. Passionnant document sur un moment d'histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
Résumé : C'est l'été à Paris. Une jeune fille revient à elle dans la cuisine du restaurant où elle travaille. Amnésie : elle ne se souvient plus de rien, et son accent irlandais est le seul indice qu'elle possède. Commence un jeu de piste dans lequel elle tente de retrouver son identité, lorsque tout à coup elle voit surgir un homme au visage familier à la sortie d'une boulangerie. Elle va alors essayer de retrouver cet homme mystérieux. Cessant de se rendre au travail, elle se met dans des situations absurdes, tantôt cocasses et tantôt plus délicates, pendant que sont révélées au lecteur des scènes de la vie qu'elle a oubliée. L'histoire est construite à la manière d'un puzzle, et l'intrigue se resserre à mesure que l'héroïne perd pied...
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.